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Salut salut,
Je me posais donc plusieurs questions sur ce vaste mais sombre sujet qu'est l'automutilation.
C'est pourquoi j'aimerais connaître la vision des choses des personnes s'étant automutilés afin de m'expliquer et de répondre aux questions ci-dessous. :
Comment avez vous commencés l'automutilation ? Est ce venu tout seul ou est ce que vous avez appris son existence quelque part puis l'avez imité ?
Quels sensations cela procure à court terme ? Et à long terme ?
Pourquoi pratiquiez vous ça ?
Comment aider quelqu'un à sortir de l'automutilation ?
Mais pourquoi le cerveau s'automutile dans un sens purement scientifique ?
Comment êtes vous sortis de ça ?
Mes questions ont seulement pour vocation de comprendre et non pas de juger
(Je préfère dire avant)
Évidemment vous pouvez répondre à une seule question ou plusieurs de vote choix
Salut salut,
Je me posais donc plusieurs questions sur ce vaste mais sombre sujet qu'est l'automutilation.
C'est pourquoi j'aimerais connaître la vision des choses des personnes s'étant automutilés afin de m'expliquer et de répondre aux questions ci-dessous.
Je dirais vers mon entrée en cinquième, lorsque j’étais au plus mal. Je le faisais dans ma chambre, avec une aiguille pointue (celle de couture) puis avec un ciseau fin coupant et phase terminale : le couteau.
A cette époque j’avais vraiment envie de sauter le pas et pour m’en empêcher je me scarifiais. Je me sentais coupable mais j’ai continué comme ça longtemps pour m’empêcher de partir. Ça me ramenais un peu à la réalité d’une certaine façon.
Eh bien c’est venu tout seul, meme si en 6ème je savais qu’il était possible de se couper les veines pour se suicider. Donc je dirai que si la plupart de mes cicatrices sont sur mes bras c’est surement pour cette raison.
A court therme j’avais la sensation d’être comme anesthésiée, de ne rien ressentir. Et ça me libérais car je ressentais justement trop de choses. La douleur qui venait après me rappelais que j'étais vivante. Et comme cela soulage la première fois tu as envie d’aller plus loin et recommencer. Car quand tu arrêtes, tout te retombe dessus : la douleur mentale, la culpabilité, la honte et l’envie de mourir afin de ne plus ressentir ça.
A long therme, ça provoque une honte et beaucoup de culpabilisation. Parce que le regard des autres dessus est lourd à porter. Un peu comme si c’était la preuve que tu etais brisée. En dehors du poids du jugement t’as la sensation de te détruire a petit feu et perso je me sentais mal de le montrer à mes proches. Dès que je les regardais dans les yeux, je regrettais amèrement. Je me suis sentie lâche. Je me suis détestée. Mais je ne pouvais pas m’empêcher de le refaire, malgré les cicatrices qui s’accumulaient.
Paradoxalement c’était une manière de me sentir vivante. Ça coupait le file de mes pensées et me concentrer sur cette douleur me faisais oublier le reste. Et je suppose qu’après je n’ai pas réussis à m’arrêter.
L’automutilation n’est peut être pas une addiction mais l’effet est similaire. Une fois. Deux fois. Dix fois mais ça ne suffit toujours pas.
J’ai pas d’idées clair à ce sujet. Enfin si je devais donner un conseil ce serait de ne pas forcer à montrer les cicatrices, d’aller doucement. Montrer que t’accepte cette partie de lui. De ne pas mettre la pression ou faire culpabiliser pour qu’il/elle arrête.
J'ai arrêté parce que mes amies m'ont empêcher de continuer en l'apprenant. Et comme je ne voulais pas les inquiéter je me suis donner une baffe. J'allais encore plus mal après, j'ai traversé une période où j'arrivais même plus à faire semblant d'aller bien.
Là j’arrive à garder le sourire et à oublier.
Mais parfois, quand c’est vraiment dur, j’ai envie de lâcher prise et de m’y replonger.
Juste petite précision : tu n'as pas à répondre à toute les questions ni à te justifier si tu n'y réponds pas, juste passe les si tu ne souhaites pas y répondre
D'après mes parents, j'ai commencé à m'automutiler spontanément à l'école entre 4 et 6 ans (j'm'etais littéralement creusée un trou sur le côté du visage, rien qu'avec mes ongles ) Ils n'ont jamais trouvé la raison, que moi je connais. J'ai ensuite commencé la scarification (celle où tu démontes l'objet et puis voilà) vers l'âge de 8 ans, en partie à cause du harcèlement scolaire. Je le faisais à l'école, sans qu'ils ne le sachent. Et ils l'ont réappris vers 13 ans.
À court terme, ça provoque une sensation de décharge, d'apaisement. Comme si tu étais anesthésié, tu ne ressens pas vraiment la douleur, et c'est un réel problème parce que ça te pousse à aller plus loin pour ressentir ''plus''
Mais sur le moment, c'est plutôt la frustration, par exemple, qui prend le dessus. J'ai presque honte de le dire, mais c'est comme un anti-stress. Personnellement ça me fait l'effet de taper dans un mur ou de crier. Voire +.
Après, tu te sens bête et tu regrettes, mais c'est trop tard.
si tu ressens moins la douleur à court terme c'est à cause de l'adrénaline, de l'habitude, par ce que tu es plus détendue ? Enfin si tu sais
Nan mais y a aucune honte t'en fait pas. Donc un moyen de "vider son sac" de façon auto-destructrice ?
Ouais...
Sur le long terme, c'est plutôt de la honte et du regret. Tu cherches à le cacher parce que tu n'aimes pas les cicatrices que ça t'a laissées.
Les visites chez le médecins deviennent des craintes, l'été et la piscine, un cauchemar et surtout la rénovation de ta garde-robe, si c'est avec tes parents, ça fait réellement stresser et flipper.
À l'extérieur, tu reçois les regards jugeurs si quelqu'un les voit.
Tes parents (du moins les miens ) ont honte de toi.
C'est des genres de ''pulsions'' comme une drogue.
Je le faisais principalement comme une forme d'auto-punition, notamment lorsque je ressentais de la culpabilité. Ou pour casser un fil de souvenirs. Ça pouvait aussi être lié au stress, à la tristesse ou à un sentiment de vide.
Surtout pour éviter de passer par la fenêtre
Dans ces moments-là, c'était parfois une manière d'essayer de ressentir quelque chose ou de gérer ce que je ressentais.
La douleur morale/psychologique est si grande sur le moment que tu ne te rends parfois même pas compte de ce que tu fais.
Je ne sais pas forcément comment aider quelqu'un qui s'automutile, mais je sais ce qui peut faire du mal. Il ne faut surtout pas le faire culpabiliser, le forcer à montrer ses marques, l'humilier ou lui mettre la pression. Il ne fait pas banaliser non plus. Aussi, trop en parler peut parfois être difficile à vivre. Et surtout, éviter de répéter qu'on comprend quand ce n'est pas réellement le cas. Parfois, simplement écouter sans juger peut déjà être une forme d'aide.
nan mais dans le sens le cerveau qui prend la décision d’abîmer son corps, d'un point de vu purement évolutif comment ça se fait qu'activer des nerfs provoque ce genre de réactions
Je n'en suis jamais vraiment sortie, mais ce qui m'a aidé à faire de longues pauses (parfois jusqu'à un mois) ce sont certaines alternatives comme utiliser une balle anti-stress, courir dans les escaliers ou mettre la musique à fond dans mon casque. Ce sont des choses qui m'aident à faire redescendre la tension ou à détourner mon attention. Je n'en ai cependant jamais vraiment parlé à ma psy.
D'ailleurs, à ceux qui le font encore, comme à ceux qui s'en sont sortis, je souhaite vraiment beaucoup de courage
Et à ceux qui n'ont pas commencé mais qui y songent, je vous en supplie, ne commencez pas. Je sais que ça peut sembler être une solution sur le moment, mais en vrai c'est de la merde et ça ne réglera pas vos problèmes et risque surtout d'en ajouter d'autres
Je dirais vers mon entrée en cinquième, lorsque j’étais au plus mal. Je le faisais dans ma chambre, avec une aiguille pointue (celle de couture) puis avec un ciseau fin coupant et phase terminale : le couteau.
A cette époque j’avais vraiment envie de sauter le pas et pour m’en empêcher je me scarifiais. Je me sentais coupable mais j’ai continué comme ça longtemps pour m’empêcher de partir. Ça me ramenais un peu à la réalité d’une certaine façon.
Eh bien c’est venu tout seul, meme si en 6ème je savais qu’il était possible de se couper les veines pour se suicider. Donc je dirai que si la plupart de mes cicatrices sont sur mes bras c’est surement pour cette raison.
A court therme j’avais la sensation d’être comme anesthésiée, de ne rien ressentir. Et ça me libérais car je ressentais justement trop de choses. La douleur qui venait après me rappelais que j'étais vivante. Et comme cela soulage la première fois tu as envie d’aller plus loin et recommencer. Car quand tu arrêtes, tout te retombe dessus : la douleur mentale, la culpabilité, la honte et l’envie de mourir afin de ne plus ressentir ça.
A long therme, ça provoque une honte et beaucoup de culpabilisation. Parce que le regard des autres dessus est lourd à porter. Un peu comme si c’était la preuve que tu etais brisée. En dehors du poids du jugement t’as la sensation de te détruire a petit feu et perso je me sentais mal de le montrer à mes proches. Dès que je les regardais dans les yeux, je regrettais amèrement. Je me suis sentie lâche. Je me suis détestée. Mais je ne pouvais pas m’empêcher de le refaire, malgré les cicatrices qui s’accumulaient.
Paradoxalement c’était une manière de me sentir vivante. Ça coupait le file de mes pensées et me concentrer sur cette douleur me faisais oublier le reste. Et je suppose qu’après je n’ai pas réussis à m’arrêter.
L’automutilation n’est peut être pas une addiction mais l’effet est similaire. Une fois. Deux fois. Dix fois mais ça ne suffit toujours pas.
J’ai pas d’idées clair à ce sujet. Enfin si je devais donner un conseil ce serait de ne pas forcer à montrer les cicatrices, d’aller doucement. Montrer que t’accepte cette partie de lui. De ne pas mettre la pression ou faire culpabiliser pour qu’il/elle arrête
Alors ça… je ne sais pas vraiment. Deux minutes je vais faire des recherches pour m’instruire
J'ai arrêté parce que mes amies m'ont empêcher de continuer en l'apprenant. Et comme je ne voulais pas les inquiéter je me suis donner une baffe. J'allais encore plus mal après, j'ai traversé une période où j'arrivais même plus à faire semblant d'aller bien.
Là j’arrive à garder le sourire et à oublier.
Mais parfois, quand c’est vraiment dur, j’ai envie de lâcher prise et de m’y replonger.
ah evidemment même chose : tu es libre ne pas répondre, en relisant mes questions sont assez trash donc si tu le sens pas ignore les simplement, y a pas de soucis.
Je me rends compte que c'est presque que des filles qui ont répondus, ça m'intrigue. Quelqu'un saurait pourquoi ? (je vais faire un sondage pour avoir des chiffres approximatif mais bon)