Mes textes.

Juju

Sage
Auteur du topic
24 Juin 2024
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Voila voila.

J'ai décidé de créer un sujet parce que je veux publier une partie de mes textes (je vous réserve que les potables TwT). Je vous demanderais de ne pas vous moquer je vous en supplie (TwT) c'est la première fois que je montre mes textes à plusieurs personnes. C'est pas que ça me fait peur hein... Un peu en vérité. Dans mes textes je livre tout ce qui il y a de plus enfoui en moi : mes rêves, mes souvenir parfois.

Bref j'en publierai un dans un peu près deux heures.

Voilaaaaaaaaaaaaaaaaa !
Messages fusionnés :

Alors comme promis TwT :

Extrait d’EVELYN.


Il y a six ans.

Des tas d’élèves se précipitent à la sortie de notre collège. Les grandes vacances. Le grand enfer pour moi.
Je déteste la foule. Quand j’étais plus petite on m’a perdu dans un public comme celui-ci. Ma première crise d’angoisse. Mon premier vrai faux pas.
Au moment de sortir, mes parents ne sont bien sûr pas devant l’établissement. Toujours me débrouiller seule, c’est la première leçon que la vie m’a apprise.
Plusieurs se moquent de moi en passant à cause de mon hématome sur la joue qui me lance encore. Je relève ma capuche au maximum en cachant ce désastre.
Certains me décochent des coups d’épaule, certains me marchent sur les pieds comme un troupeau d’animaux. J’ai toujours détesté ce genre de foule compacte au point de t’empêcher de respirer.
D’un coup je trébuche. Des pieds m’arrachent le dos, les doigts, les pieds, la tête. On m’a toujours marché dessus. Mais jamais au sens propre du terme.
- Hé ! Vous ne voyez pas qu’il y a une fille ici !
J’entends des ricanements et des moqueries. Certains diront que je suis une fille sans histoire, sans destin. S'ils savaient vraiment ce que je ressentais, ils ne se moqueraient pas de moi.
La pitié est souvent plus cruelle que la méchanceté elle-même.
- C’est qu’Evelyn, détends toi mon gars !
Un sanglot m’échappe. Des bras me relèvent. J’atterris nez à nez avec mon destin. Un garçon aux yeux grisés par le temps et aux cheveux blonds qui jalousaient le soleil. Celui qui allait devenir mon propre soleil.
Zayn.
Ma propre étoile filante.
Une étoile file dans ce ciel noir. Mais cette étoile a un défaut : elle ne revient jamais.

(...)

Zayn avait tout prévu. Il m’emmena sur la plage pour admirer les étoiles. Il me promit que je n’allais plus pleurer de ma vie. Je me rappelle m’être demandé si pleurer était nécessaire dans une vie tandis que j'exposais mes idées à mon ami :
- Pleurer n’est pas une fatalité. Pleurer ne veut pas dire faible, il veut dire être humain. Pleurer fait du bien.
Poser sur cette plage Zayn réfléchit un instant avant de déclarer avec simplicité :
- Alors pleure.
Il m’a dévisagé un instant avant de continuer :
- Que je revois les pleurs d'arc-en-ciel.
- Les pleurs d'arc-en-ciel ?
Il sourit avant de me dire :
- Quand tu pleures, ton visage évoque un jour de pluie. En revanche ton sourire jalouserait le soleil. Mais j’aime voir ton rire et tes pleurs mélangés. C’est comme quand le soleil décide de revenir dans la pluie. Alors l’arc-en-ciel apparaît !
Sa déclaration faisait monter le rouge de mes joues. J’essayais tant bien que mal de le cacher. Zayn avait dit que nous étions juste des amis. Les amis ne se disent pas ce genre de choses. Si ?
- Pourquoi me dis-tu ça ?
- C’était quoi ce bleu sur ta joue, le jour de notre rencontre ?
Oh non.
- Je t’ai posé une question Zayn.
- Une question pour une question te souviens tu ? Je te répondrais après que tu m’auras répondu.
Je me souvenais très bien du jeu questions pour questions qui a dégénéré. J’ai décidé de tout lui dire. Je n’avais plus peur de la pitié. J’allais peut-être lui faire face mais s’il y avait une seule personne avec qui j’avais envie de partager mes souvenirs c’était bien Zayn.
C’était alors que je me livrais.
- Je suis née un jour de grosse canicule. Sous le soleil. J’étais née pour cette idéale, dans une famille qui paraissait parfaite. Qui aurait dit le contraire ?
Je marque une pause pour voir le visage de Zayn toujours souriant.
- Mon père et moi avions une relation fusionnelle.
- Avions ?
Il commençait à comprendre, je le voyais à son sourire disparu.
- Et puis un jour il est rentré bourré du bureau. Ma mère a commencé à lui demander où il était tandis qu’il lui assénait le premier coup. Mon père n’a jamais été violent avec moi alors du haut de mes dizaines d’années je me suis avancé vers lui en lui demandant d’arrêter.
Je crois que c’est à partir de là que mes larmes ont commencé à rouler sur mes joues telles de rivières.
- Naïve que j’étais. Il ne m’a même pas calculé. Il m’a donné un coup de pied dans le ventre et voila que je roulais inerte sur le sol toute tremblante. C’est à partir de là que je me suis mise à chouiner. Tout mon courage avait disparu. J’avais laissé ma mère se débrouiller seule. Je l’avais abandonné. Mon seul regret. Le regret de toute une vie.
Je n’avais pas remarqué que Zayn s’était glissé devant moi. Il proposait d’essuyer les larmes qui coulaient abondamment sur mes joues avec son pull. Je n’ai pas dit non. Ma vue s’était brouillé ce n’était qu’après mettre calmé avec l’aide de mon ami que j’ai vu toute la rage brûlée dans ses yeux. Ensuite il a murmuré :
- Je vais le tuer.

Voici mon premier extraiiit, c'est issu d'un livre (EVELYN) sur lequel je ne pensais pas trop avancer mais finalement...si ^^.
Qu'en pensez-vous ?...TwT
 
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bro

Vagabond
17 Juil 2024
27
17
J’ai adoré la description de l’espace et les ressentis du personnage dans le 1er paragraphe
 

Juju

Sage
Auteur du topic
24 Juin 2024
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J'ai hâte de découvrir la suite ✨✨✨
Bientot bientot ^^
Messages fusionnés :

Alors voila une chose que j'ai écrite qui me tiens à coeur, une chose que j'aimerais dire :

Chacun à sa propre histoire qu'elle trimbale partout. Pour certains c'est une histoire de famille, d'autres de deuil...etc.
Pour moi c'est les deux de deuil pour cette personne à laquelle j'écris chaque jour : ma grand mère, de famille à cause de conflits, tromperies, bêtises familiales.

Aujourd'hui j'ai appris l'histoire d'une étoile. Cette personne est la plus gentille que je connaisse, la plus généreuse. Telle une étoile elle éclaire les gens parfois au fond du trou. Comme moi. Mais cette personne se dénigre à cause de proches. Je comprends.
Je ne pourrais moi-même dire ce que mon grand père a fait. Ouais bon je pense que c'était franchement un méchant monsieur qui a fait du mal à des tonnes de personnes. Mais pourtant je l'aimais. Je ne l'ai jamais vraiment connu mais à chaque fois que je questionne les gens autour de moi il n'y a que le mal qui ressort ! Donc je le pensais mauvais. Ma grand-mère elle parlait de lui comme d'un être énamouré. Elle disait qu'au fond elle l'aimait toujours après tout le mal qui lui a fait. Elle espérait qu'elle le rejoindrais la ou il est.
J'espère aussi.
J'espère un tas de chose.

J'espère que l'étoile se dira qu'importe la famille qu'on a au fond on est ce que nous décidons d'être. Si nous ne voulons pas être comme un père, une mère, un ennemi on prend l'opposé de ses défauts et on se l'approprie. C'est comme ça qu'on se forge, on apprend de nos ennemis, des personnes qu'on ne veut pas être. C'est comme ça qu'on se construit une véritable personnalité.

J'ai appris que tromper des gens n'étaient pas bien grâce à ça. J'ai compris que faire du mal à une personne impliquait de faire du mal à tout ces proches.

J'ai appris à être comme ça.

Je suis moi. Comme vous êtes comme vous êtes.

Vous écrivez votre propre histoire. Vous ne reproduisez pas celle qu'on vous écrite n'est ce pas ?

Cher étoile, sache qu'ici on t'aime comme tu es qu'importe ta richesse, ta beauté, tes croyances... Tu es comme tu es, n'est pas peur de changer sous influence. Avoir peur est bien. Il te fait reconnaître le contrôle de certaines personnes.

J'espère que mon message est entendu.
J'espère beaucoup de choses,
Bien à vous
Juju-espoir.
 
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Juju

Sage
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24 Juin 2024
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Voila le deuxième extrait que vous attendiez (?) :

Après ça nous sommes partis chez lui. Sa maison était l’une des plus belles que j’ai visité. Plus belle que la mienne. Plus chaleureuse que ma prison.
Sa chambre ne ressemblait pas à une chambre classique masculine. Dans les livres ou les films, des vêtements, des cannettes et autres trainent de partout mais à part le bureau remplis de crayons en tout genre, tout est bien rangé.
Ensuite il s’est allongé sur son lit et m’a invité à l’y rejoindre. Zayn a posé sa tête sur mes genoux et s’est mis à parler de sa sœur. Édith, qui nous observe dans le cadre photo derrière moi.
Edith était plus grande que lui, alors elle prenait toujours soin de lui. Le cajoler.
Un jour elle s'est tatoué le même soleil juste sur le dessus de la poitrine de Zayn. Celui que j'avais entraperçu quand nous étions partis à la piscine pour que Zayn m'apprenne à nager. Ce qui était une peine perdue entre nous.
Zayn a parlé de sa mort aussi.
Il déclarait ça comme s’il en avait l’habitude. Comme un monologue.
Il m’avait dit que quand il est arrivé à l’endroit où sa sœur l’attendait, il y avait deux gars qui tapaient Edith avec des battes de baseball et des matraques. Elle était roulée en boule comme un hérisson. Il a toute suite appelé une ambulance et la police mais il n’était pas capable de s’interposer. Il a regardé sa sœur se faire tabasser. Il a vu le sang des plaies d’Édith recouvrir le béton qu’il n’a plus jamais foulé. Il a juré. Puis il m’a dit qu’elle était morte juste après qu’il l’a prise dans ses bras. Zayn a crié.
Encore.
Et encore.
Il battait le lit avec une telle poigne que j’en ai eu peur. Je me suis reculé d’un bon. C’est là qu’il a compris qu’il me faisait peur.
Maintenant je sais que ce n’était pas la même colère que celle de mon père, qui habitait Zayn à ce moment. Mais auparavant je ne faisais aucune différence. Chez moi même un simple claquement de verre pouvait dégénérer alors je prenais toute les précautions possibles.
Zayn s’est relevé doucement et a appuyé son front contre le mien comme quand j’étais collégienne. C’est notre truc, disait-il à ses amis. J’aimais ce moment d’intimité. Je savais que c’était pour me dire que je ne risquais rien. Ensuite Zayn s’est décalé et m’a embrassé le front doucement.
Ce soir-là j’ai dormi chez lui.
Devant la photo d’Édith.
Enlacé dans les bras de Zayn.
On ne s’était jamais dit qu’on s’aimait.
Mais moi, je l'aimais. D'amour.
Qu'importe ce que j'allais subir en rentrant. Je voulais rester là. Dans cette petite bulle chaude.
 
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