Je tien à préciser que ceci est un personnage FICTIFS. La situation l'est également.
Comment une simple phrase peut changer une vie ?
« On se sépare les enfants. »
Je voyais rouge, mais vraiment rouge. Je partis en courant dans le jardin de la maison. Notre maison regorgeait de souvenirs, certains plus heureux que d'autres. Que deviendrait-elle, cette maison ?
Dehors, il commençait à faire nuit. La pluie commença à tomber et je m'autorisai enfin à pleurer. Mes larmes salées se mélangeaient avec l'eau douce de la pluie.
Un jour, quelqu'un a dit que la pluie, c'était nos ancêtres tout là-haut qui pleuraient pour nous. J'avais besoin qu'ils pleurent ce soir-là et les jours suivants jusqu'à ce que je puisse au moins faire semblant.
À quoi tout ce pour quoi j'avais donné ma vie rimait maintenant ? À quoi bon ramener des notes « quasiment » parfaites si ce n'était pas pour les voir heureux côte à côte ? À quoi bon essayer de jouer à la fille parfaite pour éviter les disputes s'ils ne se disputaient plus jamais à cause de moi ? N'vais-je pas été assez parfaite ? Non, c'est certain, mais j'avais essayé. Difficile de rivaliser avec un frère qui a toujours eu facilement les meilleures notes. Il ne connaissait pas le goût des révisions, du stress qui te rongeait sans cesse. De ce soupir de soulagement qu'étaient les deux mois de l'été… Les seuls mois sans stress, sans préoccupation. Mais pas réellement des vacances. Je me laissais glisser contre le mur, grelottant de froid. Mes bras s'enroulèrent par automatisme autour de mes genoux, repliés contre moi. Ma respiration devint hachée. Mes poumons se vidaient mais ne se remplissaient plus. J'essayais, sans trop vraiment le vouloir, de ressentir l'air rentrer dans mes poumons, mais ils étaient bloqués. Une petite voix dans ma tête me répétait en boucle : « Tu vas mourir, tu vas mourir. Tu n'auras jamais vraiment vécu ta vie. Tu n'auras jamais senti ce sentiment de vivre. Tu ne les auras même pas rendus fiers. Quelle égoïste, s'en aller comme ça sans s'expliquer. » Ces pensées intrusives me rentraient dans le crâne. C'était ma faute. Je n'avais pas été assez parfaite. Pas assez intelligente. Pas assez gentille. C'était ma faute. Je les avais séparés. Si avant je n'arrivais déjà pas à dormir, je fus maintenant certaine que je n'y arriverais plus. Je me rappelais de ce livre que j'avais lu. La fille pleine de traumatismes qui se faisait sauver par un gars qu'elle sauvait aussi ; ils ne dormaient bien qu'ensemble. C'était stupide. Dans la vraie vie, personne ne me sauverait. Personne ne serait ma bouée. Personne ne m'avait appris à nager ; on m'avait lâchée dans l'océan et je m'étais débattue. Je me plaisais à croire que l'amour existait mais à quoi bon si la plupart ne marche pas ? Dans la vie, ne compte sur personne ; tout le monde est très égoïste au fond. Même moi, qu'est-ce que je foutais dehors ? Ne devrais-je pas aller rassurer mes parents, leur dire que j'allais bien ? Je vais bien. Parfaitement bien. Si je me le répétais, peut-être que ça deviendrait vrai ? Je n'avais jamais ressenti ce dont on parlait dans les livres. Peut-être n'étais-je pas faite pour être aimée ? La pluie et l'orage se faisaient encore plus forts ; un éclair zébra le ciel. Je me surpris à penser que je voudrais bien qu'il me touche. Juste pour voir, voir si je verrais ma vie défiler devant mes yeux comme dans les livres. S'ils mentaient sur l'amour, pourquoi pas sur ça ?! La nuit m'enveloppa de son manteau d'ombre et me réconforta. Mon souffle se ralentit, redevenant normal peu à peu. Je n'avais aucune envie de re-rentrer dans cette maison. Notre maison, remplie de souvenirs, de NOS souvenirs : les jetaient-ils à la poubelle ? Avaient-ils vraiment réfléchi aux conséquences que cela aurait sur nous ? Sur moi ? Il me manquait quelque chose, il me manquait la musique. Mon casque était à l'intérieur. Mais mon téléphone était verrouillé. Merci le contrôle parental… Je pouvais toujours prendre la tablette Samsung, mais ce n'était pas pratique… Je me refusais de leur adresser la parole. Je pris mon courage à deux mains, relevai mon visage vers le ciel, cherchant un signe. Il n'arriva pas. Qu'avais-je dit déjà ? Ah oui : « Personne ne te sauvera. » Je chuchotais comme une promesse au ciel, au vent, à la pluie, à qui voulait bien l'entendre.
« C'est fini, plus personne, ni même ma famille, ne me brisera comme ce soir. » J'ouvris la porte de la maison, rentrai, toute trempée. Je filai dans ma chambre, pris mon casque Bluetooth. Je cherchais la tablette mais finalement, je trouvai, caché au fond d'un de mes tiroirs, mon MP3. Je changeai d'avis. Je pris mon casque filaire, le branchai au MP3. Je lançai une vieille playlist avec seulement des chansons d'artistes français. J'hésitais à prendre ma parka. Finalement, je ne la pris pas. Je voulais ressentir le froid, la pluie, le vent et la solitude. Je revenais enfin dans le jardin et ce fut pile au moment où je refermai la porte qu'un éclair tonna dans le ciel. Je frissonnai. Le ciel, les orages, la pluie, ils étaient imprévisibles. J'avais eu du mal à l'accepter petite, mais en ce moment, c'était tout ce qui me fallait. Je n'avais personne à qui parler. Seulement moi, la musique, le ciel, la pluie et le vent. Mes cheveux se collaient à ma joue. Était-ce dû à la pluie ou aux larmes ? Le saurais-je seulement un jour ? Soudain, les paroles de la chanson me percutèrent. J'étais trop jeune pour comprendre leurs paroles avant, mais ce soir, cette nuit-là, à ce moment précis, elles prirent tout leur sens. Je n'avais pas envie de rentrer. Mais… qui pouvait m'obliger à rentrer ? Si je voulais passer la nuit dehors, qui allait m'en empêcher ? Personne. Je me calais contre le mur. Ce soir-là, je ne dormirais pas, c'est certain. Cette fois, ce ne serait pas parce que j'étais aspirée par une histoire, que je pensais trop, que le stress me vrillait le ventre. Je ne voulais PAS dormir. Je ne voulais pas partir dans ce monde des rêves. Ce monde où, pendant quelques heures, tout disparaissait. Je voulais ressentir la douleur. Cette nuit-là, plus que les autres, je contemplais les étoiles, me rappelant que nous n'étions rien. Face à la galaxie, à l'immensité de ce monde. Qui étais-je pour importuner le ciel avec mes malheurs ? Personne. Juste une humaine perdue sur une planète qui était elle-même perdue dans ce système solaire qui lui-même était perdu. Mais je lui parlais quand même. Parce que je n'avais pas envie d'en parler à mes amies. Pas envie de les importuner avec ça… Pas envie que quelqu'un écoute mes problèmes. Ils avaient sûrement vécu pire. Je préférais les aider. Les aider avec leurs problèmes. Je n'avais pas de bouée mais je serais la bouée de tous ceux qui le méritent. Je serais celle qui leur apprendra à nager dans cette océan qu'est la vie. Et je leur rappellerais qu'au cas où, la bouée sera toujours là. Dans ce monde, il n'y a pas de gentils ni de méchants. Seulement des gens élevés par différentes personnes, différemment, des fois pas élevés. On dit souvent que c'est ceux qui ont le moins qui donnent le plus. Ce n'est pas forcément vrai. Il suffit de trouver ses valeurs. C'est difficile. Je n'ai pas encore trouvé les miennes. Mais ce que je savais, c'est que mes enfants grandiraient avec deux parents, pas quatre. Avec une maison, pas deux. Je me le promis ce soir. Si j'arrivais à donner mon cœur à quelqu'un. Pour le moment, je me contentais de réfléchir, parce que ça me permettait de ne pas penser à cette annonce. Celle qui avait détruit ma vie.
Je vous avoue que c'est assez difficile de poster ce texte, j'ai l'impression de livre une partie de moi. je me met à nus. Mais j'ai besoins d'avis extérieur. Ne vous sentez pas obligés de répondre, c'est déjà beaucoup que vous ayez pris le temps de le lire ! Merci beaucouup !!!!
Comment une simple phrase peut changer une vie ?
« On se sépare les enfants. »
Je voyais rouge, mais vraiment rouge. Je partis en courant dans le jardin de la maison. Notre maison regorgeait de souvenirs, certains plus heureux que d'autres. Que deviendrait-elle, cette maison ?
Dehors, il commençait à faire nuit. La pluie commença à tomber et je m'autorisai enfin à pleurer. Mes larmes salées se mélangeaient avec l'eau douce de la pluie.
Un jour, quelqu'un a dit que la pluie, c'était nos ancêtres tout là-haut qui pleuraient pour nous. J'avais besoin qu'ils pleurent ce soir-là et les jours suivants jusqu'à ce que je puisse au moins faire semblant.
À quoi tout ce pour quoi j'avais donné ma vie rimait maintenant ? À quoi bon ramener des notes « quasiment » parfaites si ce n'était pas pour les voir heureux côte à côte ? À quoi bon essayer de jouer à la fille parfaite pour éviter les disputes s'ils ne se disputaient plus jamais à cause de moi ? N'vais-je pas été assez parfaite ? Non, c'est certain, mais j'avais essayé. Difficile de rivaliser avec un frère qui a toujours eu facilement les meilleures notes. Il ne connaissait pas le goût des révisions, du stress qui te rongeait sans cesse. De ce soupir de soulagement qu'étaient les deux mois de l'été… Les seuls mois sans stress, sans préoccupation. Mais pas réellement des vacances. Je me laissais glisser contre le mur, grelottant de froid. Mes bras s'enroulèrent par automatisme autour de mes genoux, repliés contre moi. Ma respiration devint hachée. Mes poumons se vidaient mais ne se remplissaient plus. J'essayais, sans trop vraiment le vouloir, de ressentir l'air rentrer dans mes poumons, mais ils étaient bloqués. Une petite voix dans ma tête me répétait en boucle : « Tu vas mourir, tu vas mourir. Tu n'auras jamais vraiment vécu ta vie. Tu n'auras jamais senti ce sentiment de vivre. Tu ne les auras même pas rendus fiers. Quelle égoïste, s'en aller comme ça sans s'expliquer. » Ces pensées intrusives me rentraient dans le crâne. C'était ma faute. Je n'avais pas été assez parfaite. Pas assez intelligente. Pas assez gentille. C'était ma faute. Je les avais séparés. Si avant je n'arrivais déjà pas à dormir, je fus maintenant certaine que je n'y arriverais plus. Je me rappelais de ce livre que j'avais lu. La fille pleine de traumatismes qui se faisait sauver par un gars qu'elle sauvait aussi ; ils ne dormaient bien qu'ensemble. C'était stupide. Dans la vraie vie, personne ne me sauverait. Personne ne serait ma bouée. Personne ne m'avait appris à nager ; on m'avait lâchée dans l'océan et je m'étais débattue. Je me plaisais à croire que l'amour existait mais à quoi bon si la plupart ne marche pas ? Dans la vie, ne compte sur personne ; tout le monde est très égoïste au fond. Même moi, qu'est-ce que je foutais dehors ? Ne devrais-je pas aller rassurer mes parents, leur dire que j'allais bien ? Je vais bien. Parfaitement bien. Si je me le répétais, peut-être que ça deviendrait vrai ? Je n'avais jamais ressenti ce dont on parlait dans les livres. Peut-être n'étais-je pas faite pour être aimée ? La pluie et l'orage se faisaient encore plus forts ; un éclair zébra le ciel. Je me surpris à penser que je voudrais bien qu'il me touche. Juste pour voir, voir si je verrais ma vie défiler devant mes yeux comme dans les livres. S'ils mentaient sur l'amour, pourquoi pas sur ça ?! La nuit m'enveloppa de son manteau d'ombre et me réconforta. Mon souffle se ralentit, redevenant normal peu à peu. Je n'avais aucune envie de re-rentrer dans cette maison. Notre maison, remplie de souvenirs, de NOS souvenirs : les jetaient-ils à la poubelle ? Avaient-ils vraiment réfléchi aux conséquences que cela aurait sur nous ? Sur moi ? Il me manquait quelque chose, il me manquait la musique. Mon casque était à l'intérieur. Mais mon téléphone était verrouillé. Merci le contrôle parental… Je pouvais toujours prendre la tablette Samsung, mais ce n'était pas pratique… Je me refusais de leur adresser la parole. Je pris mon courage à deux mains, relevai mon visage vers le ciel, cherchant un signe. Il n'arriva pas. Qu'avais-je dit déjà ? Ah oui : « Personne ne te sauvera. » Je chuchotais comme une promesse au ciel, au vent, à la pluie, à qui voulait bien l'entendre.
« C'est fini, plus personne, ni même ma famille, ne me brisera comme ce soir. » J'ouvris la porte de la maison, rentrai, toute trempée. Je filai dans ma chambre, pris mon casque Bluetooth. Je cherchais la tablette mais finalement, je trouvai, caché au fond d'un de mes tiroirs, mon MP3. Je changeai d'avis. Je pris mon casque filaire, le branchai au MP3. Je lançai une vieille playlist avec seulement des chansons d'artistes français. J'hésitais à prendre ma parka. Finalement, je ne la pris pas. Je voulais ressentir le froid, la pluie, le vent et la solitude. Je revenais enfin dans le jardin et ce fut pile au moment où je refermai la porte qu'un éclair tonna dans le ciel. Je frissonnai. Le ciel, les orages, la pluie, ils étaient imprévisibles. J'avais eu du mal à l'accepter petite, mais en ce moment, c'était tout ce qui me fallait. Je n'avais personne à qui parler. Seulement moi, la musique, le ciel, la pluie et le vent. Mes cheveux se collaient à ma joue. Était-ce dû à la pluie ou aux larmes ? Le saurais-je seulement un jour ? Soudain, les paroles de la chanson me percutèrent. J'étais trop jeune pour comprendre leurs paroles avant, mais ce soir, cette nuit-là, à ce moment précis, elles prirent tout leur sens. Je n'avais pas envie de rentrer. Mais… qui pouvait m'obliger à rentrer ? Si je voulais passer la nuit dehors, qui allait m'en empêcher ? Personne. Je me calais contre le mur. Ce soir-là, je ne dormirais pas, c'est certain. Cette fois, ce ne serait pas parce que j'étais aspirée par une histoire, que je pensais trop, que le stress me vrillait le ventre. Je ne voulais PAS dormir. Je ne voulais pas partir dans ce monde des rêves. Ce monde où, pendant quelques heures, tout disparaissait. Je voulais ressentir la douleur. Cette nuit-là, plus que les autres, je contemplais les étoiles, me rappelant que nous n'étions rien. Face à la galaxie, à l'immensité de ce monde. Qui étais-je pour importuner le ciel avec mes malheurs ? Personne. Juste une humaine perdue sur une planète qui était elle-même perdue dans ce système solaire qui lui-même était perdu. Mais je lui parlais quand même. Parce que je n'avais pas envie d'en parler à mes amies. Pas envie de les importuner avec ça… Pas envie que quelqu'un écoute mes problèmes. Ils avaient sûrement vécu pire. Je préférais les aider. Les aider avec leurs problèmes. Je n'avais pas de bouée mais je serais la bouée de tous ceux qui le méritent. Je serais celle qui leur apprendra à nager dans cette océan qu'est la vie. Et je leur rappellerais qu'au cas où, la bouée sera toujours là. Dans ce monde, il n'y a pas de gentils ni de méchants. Seulement des gens élevés par différentes personnes, différemment, des fois pas élevés. On dit souvent que c'est ceux qui ont le moins qui donnent le plus. Ce n'est pas forcément vrai. Il suffit de trouver ses valeurs. C'est difficile. Je n'ai pas encore trouvé les miennes. Mais ce que je savais, c'est que mes enfants grandiraient avec deux parents, pas quatre. Avec une maison, pas deux. Je me le promis ce soir. Si j'arrivais à donner mon cœur à quelqu'un. Pour le moment, je me contentais de réfléchir, parce que ça me permettait de ne pas penser à cette annonce. Celle qui avait détruit ma vie.
Je vous avoue que c'est assez difficile de poster ce texte, j'ai l'impression de livre une partie de moi. je me met à nus. Mais j'ai besoins d'avis extérieur. Ne vous sentez pas obligés de répondre, c'est déjà beaucoup que vous ayez pris le temps de le lire ! Merci beaucouup !!!!
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