L’histoire d’une rêveuse dans un monde de Pierre

Minnie-pouce

Initié(e)
Auteur du topic
23 Avr 2026
351
2,081
Je ne prétendrai pas écrire une belle histoire d’amour ni souffrir le martyr en écrivant ces mots. Je veux juste être moi et avoir le droit de rêver.
Je ne veux pas passer ma vie à me plaindre ou être le pingouin parmi les manchots. Mais j’ai besoin de parler parfois. Alors, puisque je n’ai soudainement plus de voix devant les vivants je parle aux murs. Je vous parle a vous, monde de Pierre.
 
  • Cœur
  • Like
Réactions: 6 membres

Minnie-pouce

Initié(e)
Auteur du topic
23 Avr 2026
351
2,081
J-1
Le temps, énigme que personne ne comprend. Il passe vite n’est ce pas ? Et parfois il s’écoule si lentement qu’une seule pensée nous reste : s’enfuir. Aujourd’hui je pleure mes jours de bonheur. La pause est terminée Minnie reprend ton stylo et bouge toi.
Écris. Écris. Écris. ÉCRIS ! Plus vite, tu manque de temps.
Papa pourquoi dois je écrire ?
Tu dois réussir au prix de ta vie.
La souffrance ? Dépressif ? Tu ne te cherches que des excuses !
Bam…
1 coup
Bam…
2 coup
Il faut bien que ça rentre dans la tête. Sinon, tes pensées s’envoleront dans le vent, comme autrefois. Tu as grandi, arrête donc de rêver. Les nuages passent et la pierre reste.
Maman pourquoi ne m’offres tu jamais de sourire ? Quand j’étais petite tu m’en donnais à foison.
Tu semblais croire en moi…
 
  • Cœur
  • Like
Réactions: 2 membres

Minnie-pouce

Initié(e)
Auteur du topic
23 Avr 2026
351
2,081
J-2
Tic… tac… tic… tac…
He bien le sommeil se montre bien capricieux aujourd’hui. Fermer les yeux devient tel un rêve oublié. Je ne me souviens plus de la douce chaleur des bras de Morphée et pourtant… ils me manquent. Alors je vagabonde en solitaire sur les réseaux, je chevauche des marais de commentaires, je lis à n’en plus pouvoir sur la toiles numérique mais non… il ne viendra définitivement pas. Tic. Je m’étonne parfois à parler au plafond, il me répond sans faute par de longs silences. Ce n’est sans doute pas un camarade très éloquent. Cependant un mérite lui revient de droit ; il possède le don d’écouter mes tourmentes sans rechigner.
Cher béton, je ne sais plus si tu m’écoutes, après toutes ses années de stoïcisme. Le granite se lasse déjà de mes plaintes déchirantes, il s’érode lentement je le vois. Alors il ne reste plus que toi plafond, ami de mes nuits. S’il te plaît aide moi donc à oublier ma vie. Je veux dormir, pour toujours, sans jamais me réveiller.
Mais [car en chacun, un obstacle doit s’interposer dans toutes bonnes histoires] le réveil ne semble pas partager cet avis et sonne l’heure du lever, implacable, à mon oreille.
Réveille toi bon sang !
Mauvais sang d’ensommeillée, sulfureuse de ta propre pensée, prisonnière de ton esprit. Ouvre tes yeux, le temps ne t’attendra pas.
Voici le supplice dont je souffre et celui de tous les oiseaux de nuits. Voici ce qu’on appelle une boucle infinie. Et enfin voici ma réalité
Tac.
 
  • Cœur
  • Like
Réactions: 1 membres

Minnie-pouce

Initié(e)
Auteur du topic
23 Avr 2026
351
2,081
J-3
Une tempête arrive sur le pont de mon navire, bouleversant toutes mes pensées ; il s’agissait d’un cyclone. Lequel ? Celui de mes souvenirs trop heureux, celui de mes émotions changeantes, la tempête qui me fera finalement perdre pied. On ne connaît que rarement la cause de ces forces qui nous submergent, sans prévenir. Mais elles nous engloutissement sans rien omettre.
Mon cyclone était une amie ayant refait surface dans ma vie. Ce matin même, je ne sais plus où donner de la tête. Elle a renverser mon navire, toutes les digues que j’avais construite afin de défendre mon coeur.
B. pourquoi reviens tu après m’avoir blessé ? Tu me souris en me racontant ta vie, ce que tu es devenue. Tu me demande comment vont mes marins, si je pêche le poisson en Avril. Tu sembles avoir oublié toutes les ignominies que tu m’as faites et pourtant… je n’arrive pas à t’en vouloir parce que nos moments passés ensemble m’empêchent de te laisser couler. Parfois une simple bouteille lancée à la mer peux sauver tout un équipage n’est ce pas ?
Bien je te laisserai une chance… peut être. Tu en mérites bien une centaine
 
  • Cœur
  • Like
Réactions: 1 membres

Minnie-pouce

Initié(e)
Auteur du topic
23 Avr 2026
351
2,081
J-4
Parfois nous nous faisons mal à nous même en blessant d’autres personne. Nous essayons de faire comme s’il n’y avait rien. Nous sourions de façade et nous essayons de reprendre le cours du fleuve. Nous replongeons dans notre vie, la vraie vie si tant est qu’on n’en n’eûmes une… Mais la sentez vous ? Cette boule dans la gorge ? Ces pensées incessantes ? "C’est ta faute c’est ta faute toi et ton humour de merde…" ceci est la pire de mes malédictions : la culpabilité. Elle ronge, s’infiltre et s’insinue. Je ne peux dormir je ne peux respirer. Je ne veux plus exister le temps d’une soirée. Pourra t-on me pardonner moi qui ne suit rien ? Pourquoi pleurer alors que lui n’a pas de chagrin ? Je suis si pathétique à me prendre la tête parfois. Mais je le cache évidemment sous un sourire plein de joie
 
  • Cœur
  • Like
Réactions: 1 membres

Minnie-pouce

Initié(e)
Auteur du topic
23 Avr 2026
351
2,081
J-5
Imaginons un instant. Fermons les yeux, le temps d’un battement d’aile de papillon. Un empire, battit par tous tes efforts et ton amour. Il paraît si fort si impressionnant, rien ne pourrait le briser. Cette connection bon vent mal gré je ne saurais l’abandonner. Les tueuses nées de s’attachent pas. Elles savent que cela marque leur trépas. Et pourtant… cela reste douloureux, pire encore que toutes les tortures. Le coeur brise l’âme meurtrie, toute une vie anéantis. Non je ne pleure pas. Pas encore… Quand il répond doucement "oui" le doute s’insinue dans ton esprit. Tu te doutes déjà que le "non"se cache là encore.
Mille décharges électriques à la plus petite des créatures, que celle ci n’aurais jamais compris ma douleur. Car ça fait mal… oui ça fait mal de voir son amitié s’envoler, s’échapper. Ça fait mal de ne rien pouvoir faire pour la rattraper. Mais surtout, meurtrie par toutes ces malédictions, damnée par la tourmente conscience, ça fait mal de voir la confiance de quelqu’un s’envoler… un pas de trop et, plus rien n’est jamais comme avant, pour le meilleur et pour le pire. Oui… j’ai pleuré…
 

Minnie-pouce

Initié(e)
Auteur du topic
23 Avr 2026
351
2,081
J-6
Mon coeur pleure… pourquoi faut il toujours être blessé ? J’essayais de m’ouvrir au gens, pensant être acceptée pour ce que je suis, mais où que j’aille, quoique je fasse on me le redis "je te déteste tellement Minnie"…

Hélas oui c’est pour ce que je suis. Toujours trop ou pas assez. Le juste milieu semble n’exister pour personne... Je souris et reste positive malgré les regards désobligeants. Je porte le masque d’une fille intouchable, je me plante dans le rock, mon visage confondu en rocher. Mais à quoi bon tenir un sourire figé quand on se prend des coups incessants ? Vais je finir par m’effondrer au vent ?

Je ne montre jamais ma tristesse, je l’écris afin de l’exprimer, car personne n’écoute les rêveuses… comment leur en vouloir ? Toujours la tête dans les nuages, jamais à terre, elles s’envolent vers des mondes trop lointain.
"Qu'est-ce qu'elles sont perchées… Haut, haut, redescendez !" Et on tire alors des balles de plomb dans le coeur meurtri de ces nuages vivants afin de les percer à jour.

On y découvre et recouvre un vide sans fond et une tristesse sans faille, comblée par une imagination débordante…

Les rêveuses ne font pas long feu dans un monde de pierre…

Lorsqu’une munition transperce notre coeur nous restons figés, imitant les statues, ne montrant que des masques. Or, au plus profond nous cachons nos émotions, nous devenons coquille vide, insondable…

Je ne comprends pas pourquoi…
Je suis une rêveuse dans un monde de pierre
 
  • Émotion
  • Cœur
  • Like
Réactions: 2 membres

Minnie-pouce

Initié(e)
Auteur du topic
23 Avr 2026
351
2,081
J-7
Enchaînée, voilà ce que je suis et serai
Qu’est ce que l’enferment ?
Ho il y en a tellement ;
Un peu. Toi même fermé d’esprit tu t’empêches de voir la vérité, tu te braques dans un monde ou seul, sur une île, tu peux tout oublier…
Beaucoup. Ta liberté t’as été arrachée, tes mouvement restreint. Les chaînes entoure tes poignets, ton cou tremble de peur devant ton avenir incertain. L’obscurité t’empêche d’embrasser la vie. Tu ne peux plus bouger…
Passionnément. Petite rêveuse contrainte de revenir à la réalité, enfermée par les critiques des autres, les ailes enchaînée. Enfermée dans une réalité dont tu ne veux pas.
À la folie. Prisonnière d’un monde qui échappe à tes sens, ton esprit te joue des tours… tu ne vois plus ce que tu es sensée : es tu folle ou ces ombres ont bougé ? Tu cours cours au bout du monde jusqu’à la falaise de ta raison. Des voix te chuchotent alors "pourquoi ne pas sauter ?"
Je suis tout ça à la fois, enfermée et empêchée de penser, des ombres m’interdisent de faire ce qu’il me plait mais à quoi bon ?
Une vie brisée ne vaut pas le détour, leur volonté est plus importante que ta santé, tu n’es qu’un pion sur l’échiquier.
Alors tu te demande au bout de cette existence enfermée : À quoi bon rester ?
"Mort quelle douce délivrance"
Pensez vous que c’est vrai ?
 

Minnie-pouce

Initié(e)
Auteur du topic
23 Avr 2026
351
2,081
J-8
Aujourd’hui je n’ai pas l’âme poète, seul mon coeur parlera. Et cette lettre, c’est à toi qu’elle est adressée Papa… puis-je encore t’appeler ainsi ? Je ne le sais plus moi même. Chaque fois que je lis dans ton regard, j’ai l’impression d’être toisée. Ta pire déception, ta plus douce malédiction, ton fardeau et un semblant de rien sur lequel tu fermes les yeux chaque matin… lorsque je te croise et que tu te tiens devant moi, je crois voir un étranger. Je ne veux pas te parler, même lorsque je vois que tu es de meilleure humeur, tout simplement car à tout moment, je le sais, tu retourneras à ton premier malheur. Ta rage reprendras charges…
Tu entraîneras alors avec toi mes joies, mes bonheurs et un morceau de mon âme rêveuse, déjà brisée par tes émois.
J’en ai tellement marre. Si ton but premier était de te ficher de moi, pourquoi donc viens-tu abattre ta colère sur moi désormais ?
Aujourd'hui pourtant, tu n'as presque rien dit. Aucun éclat de voix, presque aucun reproche, je t’en félicite. Seulement un regard. Mais parfois, un regard suffit…
Oh tu as fait bien pire par le passé. Seulement voilà ça ne m’en a pas moins blessé.
Tu m’as simplement scruté et tu as vu, entre deux battements d’ailes de papillon, un semblant de maquillage restant du bal. Tu as alors froncé le nez…
"Enlève ça tu ressembles à un clown. Belle ? Non. On dirait une alcoolique. Enlève moi cette peinture"
Je n’aime pas me maquiller car je porte le masque d’un radieux sourire chaque jour.
J’ai voulu essayé car mon amie m’a convaincue durant un bref instant que j’étais belle.

Plus jamais…
Plus jamais je ne me croirai belle
 

Minnie-pouce

Initié(e)
Auteur du topic
23 Avr 2026
351
2,081
J-9 : ceci est un souvenir que je ne souhaite pas oublier

Au collège un fille plus âgée a tenté de se trancher les veines à l'aide d'un ciseau dans les toilettes.
Du sang coulait sous la cabine alors que les pompiers et les élèves entouraient les lieux.
Je ne savais pas encore ce qui se passait devant moi quand un élève a crié "elle a tenté de se suicider !"
Pourquoi pas moi ?

Lorsque j'étais jeune, onze ans à peine, j'étais encore heureuse et pleine de vie. Je pensais, comme toute fille de mon âge, que le bonheur n'avait pas d'âge. Je voulais tout apprendre, tout voir : le ciel bleu, la mer rouge carmin lorsque le soleil se couchait, les oiseaux aux couleurs exotiques, le chant de la pluie en été et les fleurs des plus belles contrées.
Mais on ne sait pas, à onze ans, que la vie peut être dure. On n'est pas sérieux à quinze ans, mais ce qu'on endure… L'innocence part en cavale, et personne ne la retrouvera jamais. Pourquoi ? Car une fois envolée, la rattraper est impossible. Car tout le bonheur du monde ne saurait la ramener. Car il est des vides que nul ne peut combler…
À onze ans, je n'imaginais pas une mare couleur sang, juste une mer carmin. Qui pourrait, ô Dieu hélas, malgré toutes les peines du monde, penser qu'un camarade serait si sanglant envers lui-même ? On n'est pas sérieux à quinze ans. Mais ce qu'on est cruel !
Elle n'était qu'une fille, plutôt jolie. Ils étaient nombreux et odieux. Peut-être jaloux, peut-être en colère. Je ne sais quelle folie pousse les hommes à devenir pires que des monstres. Harcelée. Disons-le clairement, voilà ce qu'elle était. Prise dans les branches du mépris, elle se débattait chaque jour pour sa vie. Quel courage, quelle détermination, quelle rage de vivre il lui avait fallu pour tenir jusque-là… Je ne sais si j'en aurais été capable.
Mais, empêtrée dans des mailles toujours plus nombreuses, toujours plus étroites, elle finit par abandonner.
Un gouffre sans fond s'ouvrait sous ses pieds, et elle y plongeait déjà. L'envie de vivre n'était plus. Il ne restait que les rires moqueurs, les violences, les humiliations et toute cette tristesse qui noyait son cœur. Elle n'avait même plus la force de venir, si bien qu'on forçait sa présence. Et ainsi se répétaient les journées mornes d'une vie sans passion…
Un triste après-midi pourtant baigné de soleil, la petite fille de onze ans que j'étais pensait à ses dessins et à ses rêveries, tandis que cette demoiselle esseulée s'enfermait aux toilettes, résolue.
Aujourd'hui, c'était le début de la fin.
Oui, aujourd'hui tout allait finir, j'en suis persuadée. Et tandis que je souriais à pleines dents, le soleil caressant ma peau pâle, elle, prenait ses ciseaux d'une main tremblante. Ses yeux couleur opale… Ils étaient flous de tristesse. Elle n'en avait pas envie. Mais voyez jusqu'où l'on est prêt à aller. Voyez, voyez ce que vous nous faites faire. Voyez ce que la cruauté ordinaire enfante.
Les veines rougies. Les yeux rougis. Les veines noircies. Elle le fit.
Je dessinais encore sous le soleil radieux lorsqu'un élève, tel un émissaire affolé, cria soudain :
— Elle a tenté de se suicider !
Quoi ? Comment cela ?
Les pompiers arrivèrent quelques instants plus tard. Déjà, les curieux s'étaient amassés autour de cette cabine. Encore sous le choc, je m'avançai malgré tout vers cette porte.
Cette porte qui scellait toutes les souffrances de ce drame. Toutes les insultes, toutes les moqueries, toutes les violences en étaient prisonniers.
Cette porte, oui, d'où s'échappait, comme témoin muet de cette ignominie, un mince filet de sang rouge carmin.
Tu l'as eue, ta mer rouge, Minnie.
Regarde donc comme elle est jolie…
D'une teinte plus foncée, certes. Mais les reflets de l'isolement, du désespoir et de la souffrance y sont uniques.
Ce jour-là, c'est son sang qui coula sous la porte. Mais avec les années, une autre chose s'est mise à couler en moi, de mon esprit jusqu'a mes actions : cette question sourde, silencieuse, qui refuse de mourir. Moi qui encore moins qu'elle en a subit, je reviens et me re-questionne, ce même couteau avec lequel je joue avec mes veines entre les mains.
Pourquoi pas moi ?
 
Dernière édition:
  • Triste
  • Like
  • Sad
Réactions: 3 membres

Minnie-pouce

Initié(e)
Auteur du topic
23 Avr 2026
351
2,081
Cher bien heureux,
Voici une lettre pour toi. Peut être qu’un jour tu passeras. Qui sait. Cela fais bien longtemps que tu ne passes plus dans mon coeur, cela fait bien longtemps que tu ne passes plus dans ma vie.
Jouer avec moi, s’amouracher de moi, rire, pleurer, être là, toujours là, m’écouter, m’enlacer, me sourire, me parler, se disputer, se consoler, puis finalement… s’envoler.
Oui ce fut ta dernière action la plus décisive et la plus cruelle. Ce fut là un abandon des plus total. Ce fut là le début de ton mal.
J’ai pleuré, je pleure encore, mais crois moi je te retrouverai avant que tu ne t’en sort. Tu as joué, joue donc jusqu’au bout. Car une Minnie en colère n’est point conciliante.
Je me suis longtemps questionner. Est ce à cause de moi que tu m’as abandonnée ? Suis je un problème ? Peut être n’étais je pas assez bien ?
Eh bien sais-tu quoi je me marie désormais au célibat. Oui, n’est il pas plus fidèle qu’un jeune homme venu faire la cours pour mieux partir en retour ? N’est il pas plus courageux, ne me répond t-il pas au moins mieux, pour me dire qu’il ne veut plus de moi ?
Crois le ou non j’en ai fini avec toi. Et malgré les souvenirs, malgré les peines, la rancoeur est plus forte et ton destin cellé.
Adieu, non-cordialement
Minnie​