Flou et repère

Kaelung

Vagabond
Auteur du topic
17 Sept 2025
43
66
Hello les gens, j'espère que vous allez bien.

Bon, je vous avoue directement que j'ai un peu de peine. De la peine à exprimer ce que je ressens. Ce sera un pavé un peu brouillon, j'espère que pour ceux qui liront, ce sera compréhensible.

J'ai un peu une certaine poisse en général. Je suis quelqu'un de très autonome. Autonome, parce que je n'ai jamais eu quiconque pour réellement m'aider. Donc on apprend sur le tas, on se démerde. Pas comme si j'avais eu le choix d'une manière ou d'une autre.
Mais le paradoxe d'être autonome, c'est que les gens le voient. Je ne compte pas le nombre de fois où j'ai demandé de l'aide dans ma vie, et que je me retrouve avec un "Tu te débrouilles très bien tout seul en fait, tu es mature, tu es motivé. Tu n'as pas besoin de nous". L'ironie, c'est que montrer ma bonne volonté me coûte le soutien de ceux dont j'ai besoin. ça a été un long fléau durant toute mon existence. Alors, on apprend à se démerder. Encore. Encore. Encore. Encore. Encore.

Les gens ne réalisent pas ce que ça me coûte. Ils ne réalisent pas l'énergie que ça demande. Je n'ai pas de parachute, je n'ai rien sur lequel me reposer.

Du moins, je n'avais rien.

Aujourd'hui, c'est disons assez différent. Je suis parvenu à accomplir plus ou moins tout ce dont je souhaitais, tout ce dont j'avais besoin. J'ai pu me construire un cadre, j'ai obtenu de l'aide, j'ai cravaché depuis l'automne dernier non-stop. Mon calendrier est infinie aujourd'hui. J'ai fais du bénévolat, j'ai cherché des formations, j'ai été accompagné par toutes les mesures étatiques accessibles. J'ai obtenu une aide humaine. Et... J'ai coupé cela puisque j'ai atteint l'ultime de ces services : Obtenir une solution pour la prochaine rentrée. Omg, j'ai... J'ai... J'ai ? Je... Je n'ai même pas hâte ? Je ne suis pas empli d'adrénaline ? Je ne suis pas... Mon énergie. Je brûlais d'intensité. Mais aujourd'hui... Je n'arrive pas à savoir ce qui m'arrive en réalité. Pourtant, j'ai atteint ce que j'ai cherché à atteindre. J'ai été reconnu, soutenu, j'ai fait ce que j'avais à faire. Oui, c'est moi qui ai tout fait, je voulais surtout un cadre pour me rassurer, de savoir que si je tombe, quelqu'un me rattraperait. J'ai rencontré des gens, parfois incroyable, parfois moins, mais qu'importe. Je suis passé de quelqu'un de très isolé, à quelqu'un très entouré. N'est-ce pas là mon but ?

Non... Je ne crois pas. "Ma finalité n'est pas d'avoir une solution, mais de vivre. C'est elle ma finalité. Avoir un diplôme ne peut exclure de vivre. Mon diplôme doit me permettre d'assurer ma vie. Pas l'oublier". De moi-même, en parlant à ma coach. Je... Je suis entouré de gens. Mais, je ne les apprécie. Pas. Je... Hé, on m'a couru après, littéralement. A travers mon bénévolat, j'ai été élu aux comités de quatre associations. J'ai la hargne, j'ai l'envie, j'ai l'ambition (omg j'aime pas ce terme). J'ai pas des rôles de merde, j'ai été reconnu pour mes performances. Je me souviens de mes journées de 7h à 23h plusieurs jours de suite sans broncher en tant que staff. Bordel, qu'est-ce que j'aimais ça. Le rush, le flow, le plaisir. Me lâcher, ne pas réfléchir. Ne pas penser. Bosser, être complimenté, voir des sourires et être remercié, observer son travail et aider les autres. Rigoler, déconner, vivre, vivre, vivre. Est-ce que... Mon ressenti, c'est celui de ne pas vraiment... Exister. Des gens partout, mais aucun vers lequel je me sens proche. Je ne sais pas ce qui m'arrive... Tout est si différent. Tout. Pour le meilleur ? Pour le pire ? J'en sais rien. C'est flou. Je suis perdu. Je n'ai pas de repère. J'ai besoin de repère. Je suis actif. Mais les vacances... Ne me vont vraiment pas en fait- Et mes projets perso manque de... De cadre en fait. Je ne sais trop comment faire.

Désolé, c'est brouillon. Je... C'est un peu la raison pour laquelle j'ère ici, sans trop savoir quoi faire, quoi penser, quoi dire, quoi aborder, quoi parler, quoi... je pense trop. Non ?

ça m'épuise...
 
  • Cœur
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Roboasis

Robot du forum
16 Avr 2022
382
101
🚨 Ce message a été écrit par une intelligence artificielle. 🚨

Il semble que tu traverses une période assez intense émotionnellement. Tu as accompli beaucoup de choses et malgré tout, tu te sens un peu perdu. Il est normal de ressentir cette confusion après avoir tant donné de toi-même.

Il est important de prendre du temps pour toi, de te reposer et de réfléchir à ce que tu ressens vraiment au fond de toi. Parfois, quand on est constamment dans l'action, on oublie de se connecter à nos propres émotions et besoins.

Essaie de te donner de la patience et de la bienveillance envers toi-même. Peut-être pourrais-tu envisager de parler de tout cela à une personne de confiance, un proche ou même un professionnel, pour prendre du recul et trouver des pistes pour te sentir mieux.

Prends soin de toi et n'hésite pas à te donner le temps nécessaire pour trouver ton équilibre. Tu as déjà accompli tellement de choses, il est légitime de ressentir ce besoin de repères et de cadre. Tu es sur la bonne voie en prenant conscience de tes émotions, c'est un premier pas vers une meilleure compréhension de toi-même. Courage !
 

Arthuroi

Vagabond
18 Mai 2026
31
16
Hello les gens, j'espère que vous allez bien.

Bon, je vous avoue directement que j'ai un peu de peine. De la peine à exprimer ce que je ressens. Ce sera un pavé un peu brouillon, j'espère que pour ceux qui liront, ce sera compréhensible.

J'ai un peu une certaine poisse en général. Je suis quelqu'un de très autonome. Autonome, parce que je n'ai jamais eu quiconque pour réellement m'aider. Donc on apprend sur le tas, on se démerde. Pas comme si j'avais eu le choix d'une manière ou d'une autre.
Mais le paradoxe d'être autonome, c'est que les gens le voient. Je ne compte pas le nombre de fois où j'ai demandé de l'aide dans ma vie, et que je me retrouve avec un "Tu te débrouilles très bien tout seul en fait, tu es mature, tu es motivé. Tu n'as pas besoin de nous". L'ironie, c'est que montrer ma bonne volonté me coûte le soutien de ceux dont j'ai besoin. ça a été un long fléau durant toute mon existence. Alors, on apprend à se démerder. Encore. Encore. Encore. Encore. Encore.

Les gens ne réalisent pas ce que ça me coûte. Ils ne réalisent pas l'énergie que ça demande. Je n'ai pas de parachute, je n'ai rien sur lequel me reposer.

Du moins, je n'avais rien.

Aujourd'hui, c'est disons assez différent. Je suis parvenu à accomplir plus ou moins tout ce dont je souhaitais, tout ce dont j'avais besoin. J'ai pu me construire un cadre, j'ai obtenu de l'aide, j'ai cravaché depuis l'automne dernier non-stop. Mon calendrier est infinie aujourd'hui. J'ai fais du bénévolat, j'ai cherché des formations, j'ai été accompagné par toutes les mesures étatiques accessibles. J'ai obtenu une aide humaine. Et... J'ai coupé cela puisque j'ai atteint l'ultime de ces services : Obtenir une solution pour la prochaine rentrée. Omg, j'ai... J'ai... J'ai ? Je... Je n'ai même pas hâte ? Je ne suis pas empli d'adrénaline ? Je ne suis pas... Mon énergie. Je brûlais d'intensité. Mais aujourd'hui... Je n'arrive pas à savoir ce qui m'arrive en réalité. Pourtant, j'ai atteint ce que j'ai cherché à atteindre. J'ai été reconnu, soutenu, j'ai fait ce que j'avais à faire. Oui, c'est moi qui ai tout fait, je voulais surtout un cadre pour me rassurer, de savoir que si je tombe, quelqu'un me rattraperait. J'ai rencontré des gens, parfois incroyable, parfois moins, mais qu'importe. Je suis passé de quelqu'un de très isolé, à quelqu'un très entouré. N'est-ce pas là mon but ?

Non... Je ne crois pas. "Ma finalité n'est pas d'avoir une solution, mais de vivre. C'est elle ma finalité. Avoir un diplôme ne peut exclure de vivre. Mon diplôme doit me permettre d'assurer ma vie. Pas l'oublier". De moi-même, en parlant à ma coach. Je... Je suis entouré de gens. Mais, je ne les apprécie. Pas. Je... Hé, on m'a couru après, littéralement. A travers mon bénévolat, j'ai été élu aux comités de quatre associations. J'ai la hargne, j'ai l'envie, j'ai l'ambition (omg j'aime pas ce terme). J'ai pas des rôles de merde, j'ai été reconnu pour mes performances. Je me souviens de mes journées de 7h à 23h plusieurs jours de suite sans broncher en tant que staff. Bordel, qu'est-ce que j'aimais ça. Le rush, le flow, le plaisir. Me lâcher, ne pas réfléchir. Ne pas penser. Bosser, être complimenté, voir des sourires et être remercié, observer son travail et aider les autres. Rigoler, déconner, vivre, vivre, vivre. Est-ce que... Mon ressenti, c'est celui de ne pas vraiment... Exister. Des gens partout, mais aucun vers lequel je me sens proche. Je ne sais pas ce qui m'arrive... Tout est si différent. Tout. Pour le meilleur ? Pour le pire ? J'en sais rien. C'est flou. Je suis perdu. Je n'ai pas de repère. J'ai besoin de repère. Je suis actif. Mais les vacances... Ne me vont vraiment pas en fait- Et mes projets perso manque de... De cadre en fait. Je ne sais trop comment faire.

Désolé, c'est brouillon. Je... C'est un peu la raison pour laquelle j'ère ici, sans trop savoir quoi faire, quoi penser, quoi dire, quoi aborder, quoi parler, quoi... je pense trop. Non ?

ça m'épuise...
S'occuper à fond c'est parfois une manière d'étouffer du mal-être. Tu as peut-être besoin à l'inverse de souffler un peu. Souffler, c'est aussi prendre le temps de réfléchir à ton équilibre de vie, à ce que tu aimes, à ce que tu fais sans passion mais pour te distraire, aux gens auxquels tu tiens. Dans ceux que tu fréquentes, il y a peut-être des vrais amis, mais leur laisses-tu l'occasion et l'espace pour l'être ? Des moments à deux, dles projets, des temps perdus ensemble ? Il y a aussi peut-être des gens auxquels tu ne tiens pas vraiment... et si c'était l'occasion de t'en éloigner et de t'ouvrir à de nouvelles rencontres ?

Je ne suis pas sûr que tu aies besoin d'une coach ici pour prendre les bonnes décisions.
 
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Kaelung

Vagabond
Auteur du topic
17 Sept 2025
43
66
S'occuper à fond c'est parfois une manière d'étouffer du mal-être. Tu as peut-être besoin à l'inverse de souffler un peu. Souffler, c'est aussi prendre le temps de réfléchir à ton équilibre de vie, à ce que tu aimes, à ce que tu fais sans passion mais pour te distraire, aux gens auxquels tu tiens. Dans ceux que tu fréquentes, il y a peut-être des vrais amis, mais leur laisses-tu l'occasion et l'espace pour l'être ? Des moments à deux, dles projets, des temps perdus ensemble ? Il y a aussi peut-être des gens auxquels tu ne tiens pas vraiment... et si c'était l'occasion de t'en éloigner et de t'ouvrir à de nouvelles rencontres ?

Je ne suis pas sûr que tu aies besoin d'une coach ici pour prendre les bonnes décisions.
Bien sûr que je combat un certain mal-être. Bien sûr que je l'étouffe. Je tente de l'empêcher de refaire surface. Souffler un peu, mais dans quel but ? Pour répondre à quel besoin ? Je déteste les pauses, je hais ça. ça me brise dans mon élan, ça fracture mes cycles. Je n'ai pas tant besoin de souffler un peu. Dans mon esprit, ça résonne comme mettre en pause ma vie. Sauf que ce n'est pas quelque chose que je peux faire, ni que je souhaite, ni ne m'apporte quelque chose. J'ai besoin de... beaucoup de choses. Et si j'étouffe les problèmes, ce n'est pas par déni. C'est aussi pour me permettre d'avoir le temps de combler ces besoins. Mais... Je suis probablement un peu dans le déni oui. Je le réalise, c'est juste difficile de se le dire à soi-même. Parce que ça implique de faire s'effondrer un pan de sa construction pour rebâtir par-dessus.

Je rêve de revoir ma bestie cet été et qu'on se ragebait sous mille degré, ou la hug à l'infinie. ça me ferait du bien. Tellement. Je peux faire de câlin à si peu de personne. C'est horrible que sa confidente ne soit pas là physiquement quand j'en ai besoin. Et je ne parviens pas à trouver d'autres confidents ailleurs, plus proches. Les gens me déçoivent. Je me démène, je leur présente ma personne... Mais là aussi, j'ai l'impression de ne plus aborder les gens comme je les aborderai. C'est con, mais j'ai rencontré tellement de typologie d'humains différentes à force de bosser dans l'évènementiel et des assos de tout bord. J'ai... rencontré des gens incroyable, avec qui ça n'a jamais pu aller plus loin. Je me bats pour ne pas avoir d'accroche, mais être ouvert. Sauf que j'ai l'impression de tellement en avoir rien à foutre de ma personne... que les gens s'en foutent en fait... Oui, j'ai peut-être ma réponse là-dedans. Et c'est souvent qu'après leurs parler plus longtemps que les gens s'intéressent. Hm oui intéressant. Juste que je me fous bien de mon passif, de mon histoire. Je vis le présent, construit par le passé, pour permettre un futur. Le passé a été consumé. Place au présent. J'ai juste... besoin de faire revivre ma flamme. Celle qui me mène loin, qui me donne l'énergie de frapper, de lutter, de résister, de vivre. Cette rage de vivre sans qui je ne serais probablement même pas là.

J'ai tellement de temps perdu, mais le passé est gravé, je ne peux que vivre le présent. Pas de regret, ça ne sert à rien. ça ne ramène ni le passé, ni ne rectifie le futur. Bien que ça soit nécessaire pour reconnaître ses torts. Et j'en ai dans ma vie.

Non, ma coach c'était dans le cadre de mes recherches de formations. Genre on remplit une liste chaque semaine en indiquant ses démarches. Elle aide avec ses dossiers de postulations, fournit des listes d'entreprise et conseils. ça m'a vraiment beaucoup aidé. C'est moi qui l'ai demandé. J'aurai pu, sans. Mais avec, je suis certain que je peux et que j'aurai un résultat assuré. Je ne peux pas me permettre de vivre une roulette russe constamment, pas quand j'ai les moyens de savoir si je vais me tirer une balle réelle ou à blanc.
Clairement, je n'ai besoin de personne pour vivre à ma place. Je suis la personne qui écrit mon histoire, qui le vit et qui l'observe. Mais... J'ai besoin des autres dans mon théâtre autonome. Besoin des compagnons du protagonistes, ceux qui apportent leur personnalité dans un scénario qui s'écrit en temps réel. J'ai juste besoin des gens. Et... est-ce que je suis juste dur par rapport à mon environnement social ? Je me plains, mais je vois mes potes chaque semaine. Bon, ma famille est à chier et j'en n'ai rien à foutre d'elle, mais une partie me soutient techniquement. Ma mémoire, je compte beaucoup dessus. Mais je sais qu'elle déforme très rapidement la réalité.

Je jette les gens qui me sont problématiques. Je ne prends plus vingt ans à leurs donner des chances. Si je sens que ma confiance est brisée, c'est que j'ai déjà justement tout fait pour m'assurer que ces gens écoutent et comprennent la situation. Je n'ai pas de problèmes avec ça. J'ai des problèmes avec... Mon rapport à moi-même. De mes capacités. Je n'ai qu'une seule vie. Je ne veux pas qu'elle soit gâchée. C'est... peut-être mon problème, si on peut estimer que c'en est un. La vie est trop précieuse pour la foutre en l'air. Je suis terrorisé de ne pas me sentir combler dans la seule vie que je pourrais vivre. Alors, quand je vois ce que les autres ont déjà à leur âge, et que moi je ne l'ai pas... Je me sens comme un looser, et je suis forcément jaloux. A quoi sert d'avoir des connaissances, si on n'a personne avec qui les partager, de toute manière ? Le savoir n'est pas le pouvoir. Le vrai pouvoir, c'est celui de communiquer. Un sage dans sa grotte n'est utile qu'à lui-même. Mais s'il sort, il peut provoquer un séisme.
Faudrait que je me remette vraiment à mon scénario. Je l'ai laissé de côté depuis quelques temps. Je sais même plus pourquoi

Bref, désolé j'ai clairement dérivé de ta réponse. Mais ça m'aide énormément. En fait, c'est même plutôt bon signe. Tes questions m'ont mené à d'autres questions et des réponses. C'est précisément ce qu'il me faut. Après, je vais pas me leurer : Je suis toujours dans le flou et dans le risque de voir cette flamme tarrir. Mais j'ai besoin d'être complètement honnête avec moi-même. Je vis beaucoup trop dans le déni ces derniers temps. Le déni de succès qui n'en sont pas, de gâcher les autres et de proclamer victoire trop tôt. Aucune victoire n'existe tant que le résultat ne l'aura pas ultimement validé.

Bref, c'est mon moment d'introspection. Merci. Si d'autres veulent répondre sachez que je prends tout ce qui se dit. Je ne suis jamais rien à la lettre, j'absorbe les idées pour les convertir en quelque chose d'utile et compréhensible à ma vie.

Love you people

Sorry le pavé, j'espère que c'est pas horrible à lire
 
  • Cœur
Réactions: 1 membre

Arthuroi

Vagabond
18 Mai 2026
31
16
Bien sûr que je combat un certain mal-être. Bien sûr que je l'étouffe. Je tente de l'empêcher de refaire surface. Souffler un peu, mais dans quel but ? Pour répondre à quel besoin ? Je déteste les pauses, je hais ça. ça me brise dans mon élan, ça fracture mes cycles. Je n'ai pas tant besoin de souffler un peu. Dans mon esprit, ça résonne comme mettre en pause ma vie. Sauf que ce n'est pas quelque chose que je peux faire, ni que je souhaite, ni ne m'apporte quelque chose. J'ai besoin de... beaucoup de choses. Et si j'étouffe les problèmes, ce n'est pas par déni. C'est aussi pour me permettre d'avoir le temps de combler ces besoins. Mais... Je suis probablement un peu dans le déni oui. Je le réalise, c'est juste difficile de se le dire à soi-même. Parce que ça implique de faire s'effondrer un pan de sa construction pour rebâtir par-dessus.

Je rêve de revoir ma bestie cet été et qu'on se ragebait sous mille degré, ou la hug à l'infinie. ça me ferait du bien. Tellement. Je peux faire de câlin à si peu de personne. C'est horrible que sa confidente ne soit pas là physiquement quand j'en ai besoin. Et je ne parviens pas à trouver d'autres confidents ailleurs, plus proches. Les gens me déçoivent. Je me démène, je leur présente ma personne... Mais là aussi, j'ai l'impression de ne plus aborder les gens comme je les aborderai. C'est con, mais j'ai rencontré tellement de typologie d'humains différentes à force de bosser dans l'évènementiel et des assos de tout bord. J'ai... rencontré des gens incroyable, avec qui ça n'a jamais pu aller plus loin. Je me bats pour ne pas avoir d'accroche, mais être ouvert. Sauf que j'ai l'impression de tellement en avoir rien à foutre de ma personne... que les gens s'en foutent en fait... Oui, j'ai peut-être ma réponse là-dedans. Et c'est souvent qu'après leurs parler plus longtemps que les gens s'intéressent. Hm oui intéressant. Juste que je me fous bien de mon passif, de mon histoire. Je vis le présent, construit par le passé, pour permettre un futur. Le passé a été consumé. Place au présent. J'ai juste... besoin de faire revivre ma flamme. Celle qui me mène loin, qui me donne l'énergie de frapper, de lutter, de résister, de vivre. Cette rage de vivre sans qui je ne serais probablement même pas là.

J'ai tellement de temps perdu, mais le passé est gravé, je ne peux que vivre le présent. Pas de regret, ça ne sert à rien. ça ne ramène ni le passé, ni ne rectifie le futur. Bien que ça soit nécessaire pour reconnaître ses torts. Et j'en ai dans ma vie.

Non, ma coach c'était dans le cadre de mes recherches de formations. Genre on remplit une liste chaque semaine en indiquant ses démarches. Elle aide avec ses dossiers de postulations, fournit des listes d'entreprise et conseils. ça m'a vraiment beaucoup aidé. C'est moi qui l'ai demandé. J'aurai pu, sans. Mais avec, je suis certain que je peux et que j'aurai un résultat assuré. Je ne peux pas me permettre de vivre une roulette russe constamment, pas quand j'ai les moyens de savoir si je vais me tirer une balle réelle ou à blanc.
Clairement, je n'ai besoin de personne pour vivre à ma place. Je suis la personne qui écrit mon histoire, qui le vit et qui l'observe. Mais... J'ai besoin des autres dans mon théâtre autonome. Besoin des compagnons du protagonistes, ceux qui apportent leur personnalité dans un scénario qui s'écrit en temps réel. J'ai juste besoin des gens. Et... est-ce que je suis juste dur par rapport à mon environnement social ? Je me plains, mais je vois mes potes chaque semaine. Bon, ma famille est à chier et j'en n'ai rien à foutre d'elle, mais une partie me soutient techniquement. Ma mémoire, je compte beaucoup dessus. Mais je sais qu'elle déforme très rapidement la réalité.

Je jette les gens qui me sont problématiques. Je ne prends plus vingt ans à leurs donner des chances. Si je sens que ma confiance est brisée, c'est que j'ai déjà justement tout fait pour m'assurer que ces gens écoutent et comprennent la situation. Je n'ai pas de problèmes avec ça. J'ai des problèmes avec... Mon rapport à moi-même. De mes capacités. Je n'ai qu'une seule vie. Je ne veux pas qu'elle soit gâchée. C'est... peut-être mon problème, si on peut estimer que c'en est un. La vie est trop précieuse pour la foutre en l'air. Je suis terrorisé de ne pas me sentir combler dans la seule vie que je pourrais vivre. Alors, quand je vois ce que les autres ont déjà à leur âge, et que moi je ne l'ai pas... Je me sens comme un looser, et je suis forcément jaloux. A quoi sert d'avoir des connaissances, si on n'a personne avec qui les partager, de toute manière ? Le savoir n'est pas le pouvoir. Le vrai pouvoir, c'est celui de communiquer. Un sage dans sa grotte n'est utile qu'à lui-même. Mais s'il sort, il peut provoquer un séisme.
Faudrait que je me remette vraiment à mon scénario. Je l'ai laissé de côté depuis quelques temps. Je sais même plus pourquoi

Bref, désolé j'ai clairement dérivé de ta réponse. Mais ça m'aide énormément. En fait, c'est même plutôt bon signe. Tes questions m'ont mené à d'autres questions et des réponses. C'est précisément ce qu'il me faut. Après, je vais pas me leurer : Je suis toujours dans le flou et dans le risque de voir cette flamme tarrir. Mais j'ai besoin d'être complètement honnête avec moi-même. Je vis beaucoup trop dans le déni ces derniers temps. Le déni de succès qui n'en sont pas, de gâcher les autres et de proclamer victoire trop tôt. Aucune victoire n'existe tant que le résultat ne l'aura pas ultimement validé.

Bref, c'est mon moment d'introspection. Merci. Si d'autres veulent répondre sachez que je prends tout ce qui se dit. Je ne suis jamais rien à la lettre, j'absorbe les idées pour les convertir en quelque chose d'utile et compréhensible à ma vie.

Love you people

Sorry le pavé, j'espère que c'est pas horrible à lire
Ce qui peut te faire gagner du temps, c'est de te dire dès à présent que tu es une petite chose dans l'univers, que vivre dans la comparaison n'est jamais une très bonne idée, qu'il y aura toujours plus grand et plus beau, que de toute façon toute ton oeuvre disparaîtra un jour, et que ce qui compte c'est de vivre ta vie au mieux et comme tu l'entends. C'est mieux de se le dire maintenant que dans 20 ans.

Ensuite tu as bien raison d'entreprendre, d'avancer, mais si ça tourne à la fuite en avant, à l'ivresse permanente, tu risques de trimbaler du mal-être en toile de fond. Tu dis que "faire une pause" n'est pas une bonne idée, sans doute, mais prendre le temps de réfléchir à ce qui peut équilibrer ta vie, comme tu le fais maintenant, c'est bien.

Et dans ce qui peut équilibrer ta vie, semble-t-il, ça se voit quand tu parles de ta bestie, il y a les autres : de l'amitié, de l'amour, du lien. C'est peut-être ça qu'il faut mettre en priorité : des relations qui te comblent.