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Puis j'arrive même plus à écrire ce que j'ressens.
C'est trop le bordel.
La musique est la seule à me comprendre
Certaines chansons sont faites pour moi ...
Et dès qu'elle apparait ...
J'pense à toi.
À tes yeux
À tes lèvres
À tes cheveux en bataille
À ta façon de la regarder
De l'embrasser
De la serrer dans tes bras
Sur le son de mon coeur qui tombe au sol
Et qui se brise en mille éclats de verres
J'me suis coupée en les ramassant
Alors ils sont encore là
À mes pieds
Mon reflet en larmes y miroite
Et j'voudrais mourir
Ne t'avoir jamais rencontré
Ne pas avoir cru en toi
À nous
Aux possibilités qui s'ouvraient devant moi
En tout cas ...
Les faits sont là.
Elle a tout. Je n'ai plus rien.
Juste un ego blessé à soigner.
Messages fusionnés :
J'avoue
C'est pas l'bonheur
Moi je vivais d'amour
Aujourd'hui je n'ai plus l'âme soeur ...
J'écoute
Ma douleur
Et le silence est lourd
Les secondes sont des heures
J'imagine ce que tu fais
Ce que tu dis
Ce que tu penses
À ses côtés
En mon absence ...
Messages fusionnés :
Si je devais me décrire ... J'dirais quoi ?
Je veux que les gens comprennent, sans trop en dire. Je veux qu'ils captent la poésie, la tristesse et l'espoir,
Les rêves, le désir de liberté et la folie que je dégage
Alors ... Voilà ce que je dirai :
- Je rêve de mèches rouges cerise. Sans doute un besoin de liberté, une envie de me démarquer. Une pointe de rébellion sous cette façade lustrée que je présente. Dans ce monde superficiel, je serai comme un feu d'artifice ...
Voilà. Juste ces phrases. Et s'ils comprennent pas ... Tant pis. J'ai dis ce que j'avais à dire. Dès lors, plus rien n'importe.
Ben oui, c'est ça
Bien sûr, continue comme ça
De me parler de cette façon
T'as vraiment cru j'allais accepter ?
Plus question de continuer
À répondre à tes vocaux
Et te laisser sortir ton p'tit numéro
Le respect ça se doit.
La confiance ça se mérite.
Te l'as t'on jamais appris ?
Je ne crois pas, non.
Alors remballe tes SMS
J'suis pas un chien
T'es rien pour moi
Enfin, j'dis ça
Je dois encore m'en convaincre
D'ici là je repenserai
À ce que tu me dis
Ton hypocrisie feinte
Pas de bonjour, aucun merci.
Alors au revoir.
En ce moment, ca va mal. Un peu comme tout le temps, finalement. Mais récemment je me suis pris une claque : je n'ai presque pas d'amis.
De la primaire, il ne me reste que mon meilleur pote.
Du collège, j'avais deux amis, mais j'ai laissé le temps coupé les ponts car je n'aime pas ce qu'ils sont devenus aujourd'hui.
Au lycée, je ne me suis fais aucun ami. 0. Nada. C'était long.
A la fac, j'ai rejoint une bande déjà existante de potes. J'en considère certains comme de véritables amis, d'autres comme juste des connaissances. Avec en bonus le syndrome de l'imposteur, de mettre greffé à un système déjà existant.
J'ai plus de doigts que d'amis. Ce nombre me terrifie.
Je crois que j'ai compris. Il faudrait simplement que j'apprenne à me taire, parfois.
Et pourtant, c'est étrange. J'ai surtout peur du rejet de l'aide. Peur que l'autre refuse la main que je lui tends. C'est souvent ce qui arrive avec maman.
Elle a souvent les yeux qui brillent, rougis par… En fait, je ne sais pas. J'aurais beau lui poser la question, elle me laisserait sans réponse. Ou alors, elle retournerait sa colère contre moi.
Je la comprends, pourtant. Du moins, j'essaie. Je comprends qu'elle puisse avoir ses raisons, ses blessures. Mais moi aussi, j'ai besoin de parler. Et je ne lui ai jamais vraiment dit tout ce que j'avais sur le cœur. De toute façon, à quoi bon ? Ça servirait à rien. Et puis elle a déjà assez à faire.
J'aimerais simplement qu'elle fasse un effort. Qu'elle ne m'ignore pas, qu'elle ne balaie pas mes questions d'un revers de la main lorsque je lui demande, tout simplement, si elle va bien.
J'aimerais seulement qu'elle sourie de nouveau.
J'vais rager un peu.
Y'a des gens que je trouve réellement chiants. Je peux pas me les voir. C'est le genre de personnes qui prennent la grosse tête parce qu'elles sont appréciées par beaucoup de monde. Elles ont besoin de l'attention des autres pour se sentir importantes et, souvent, comme elles savent qu'elles sont appréciées, elles se permettent de traiter les gens comme elles veulent. Quand elles t'apprécient, elles sont adorables, mais dès qu'elles ne t'aiment plus ou qu'elles sont de mauvaise humeur, elles peuvent te jeter comme si tu n'étais plus rien, tu peux aller te faire voir. Le pire, c'est qu'elles oublient souvent que sans tous les gens qui les valorisent, leur sentiment de supériorité ne reposerait pas sur grand-chose.
En ce moment, rien ne va plus. Dans le monde, dans ma tête, dans ma vie.
Les blocus. Putain, ça me fait tellement peur. Manifester, oui. Brûler, gazer, casser, non. Ils ont parlé de venir dans notre collège. Avec des couteaux, des fumigènes. J'ai peur. Cette foutue révolution ne sert à rien. Au contraire, on nous prend encore plus pour des jeunes imbéciles incapables. Mon demi frère de 14, presque 15 ans ( 14 ANS !!) a passé 28 heures en garde à vue. Pour avoir brûlé une poubelle. Et il en était fier. J'veux vomir. Alors oui, on mérites d'être entendu. Mais là, c'est juste la politique qui se sert de nous comme un instrument. Et on se fout de nous.
Ensuite, toi. J'arrive ni à oublier tes yeux, ni à effacer ton nom de mon esprit. Dès que je referme les yeux, je te vois l'embrasser. Et même si on parle parfois, quelques rires glissés par-ci, par-là, je sais que je ne représente rien pour toi. Et j'ai mal. Mal d'aimer, mal d'avoir le coeur brisé. Il est en miettes depuis longtemps, mais tu ne fais qu'encore plus le piétiner. Faut que je t'oublie. Que je lâche prise. Comment ? Je te déteste, je t'aime. Et je me hais pour ça. D'être faible. Mais personne n'arrive à prendre ta place dans mon coeur. Alors j'attends.
Puis, le déménagement. Cet appart, je l'aime. 9 ans qu'on y est. Et subitement, t'as décidé qu'on allait partir. Pour des raisons climatiques, politiques, et je ne sais pas quoi encore. Tu nous l'a dit. J'ai pleuré. Comme toujours. Et tu m'as regardé, avec tes yeux pleins de lassitude. Ben ouais, c'est encore le même scénario. Ma vie change, je pleure. Un choc, un coup, une entaille. Des cicatrices que je porte, mais j'affirme les avoir effacées avec le temps. C'est faux. Le divorce. Elle. Lui. L'emménagement. Le remariage. Et maintenant, tu voudrais qu'on parte, comme si de rien était ? Non. Moi, je peux pas. Je peux plus. J'veux pas partir. J'veux rester dans la maison qui m'a vue gamine. Celle où j'ai grandi.