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Tout à fait d'accord avec toi!
Après - et c'est un autre sujet à quoi ça sert de sensibiliser sur les agressions sexuelles comme quoi c'est pas normal, évident mais le problème c'est la justice qui après ne défend pas la victime. Genre un enfant porte plainte généralement ... on ne le prend pas au sérieux. On éduque à dire non aux agressions sexuelles, c'est essentiel. Si la justice suit pas après que va se dire l'enfant? Je le sais ; quelqu'un de ma famille ayant subi une agression sexuelle, c'était médicalement reconnu et pourtant ... manque de preuves soi disant. C'est complètement HS je sais mais je voudrais comprendre quoi
Un médecin ne "reconnaît" pas une agression sexuelle, il n'en a pas le droit, il n'est pas juge. Il ne peut reporter que ce qu'il a constaté personnellement. Le contraire serait une faute.
Par exemple, il peut constater des lésions qu'il estime compatibles avec une agression sexuelle. Mais ce n'est pas lui qui va en déduire que c'est le boulanger qui a violé la fromagère.
Et puis la justice n'est pas une machine à condamner sur dénonciation. Il faut une enquête et rapporter des preuves ou des éléments concordants pour qu'il y ait condamnation. Même quand la victime est un enfant, la question n'est pas de le croire ou de ne pas le croire. Il peut être influencé (cela se voit souvent lors des séparations), il peut inventer (des cas existent), il peut incriminer la mauvaise personne pour ne pas envoyer un proche en prison... On peut toujours essayer des statistiques pour se dire que c'est plus rare que les "vraies" plaintes, ça ne change rien : tu n'as pas envie qu'on t'envoie en prison demain parce que quelqu'un t'accuse, juste sur la base de statistiques.
Le problème se situe à tous les niveaux : pas assez de prévention, pas assez de plaintes, pas assez de poursuites, pas assez de moyens d'enquête... Et compenser ça avec des peines sans cesse plus lourdes aggrave le problème : l'enfant qui risque d'envoyer son père en prison pour 90 ans sera encore plus déchiré à l'idée de le dénoncer. C'est en amont qu'il faut agir pour que, progressivement, les agressions diminuent.