Seuls face a l’addiction de mon père, je suis à bout

Klars

Initié(e)
Auteur du topic
22 Déc 2024
232
365
Je me décide enfin à poster ce message parce que je commence sérieusement à me sentir démuni. Je n'arrive plus à garder tout ça pour moi, mais d’un côté je n’ai nulle part où extérioriser tout ce que je ressens et ça me ronge de l'intérieur depuis trop longtemps.
Depuis aussi loin que je me souvienne mon père a un problème d’addiction lié à l’alcool. Et depuis quelques temps je suis la seule personne qui gère les conséquences au quotidien. Les autres dans la famille ? Ils ont tous coupé les ponts, car il faut avouer qu’il est très dur à vivre, surtout dans ses mauvaises phases Du coup, c'est moi qui ramasse les morceaux, qui surveille, qui angoisse, je suis la seule famille qui lui reste, j’essaye de gérer, de lui organiser des rendez-vous chez le médecin, le psy, même un psychiatre spécialisé en addictologie.
Mais je peux faire quoi à mon âge ? J’ai aucune autorité et je suis même rarement pris au sérieux par les gens que je contacte. Et pourtant dans les faits j’ai toutes les responsabilités sur les épaules.
J'ai l'impression d'être devenu le parent depuis mes 15 ans. Je vérifiais s'il rentrait bien chez lui le soir, je fouillais et cachais les bouteilles et je gérais ses appels en larmes, ou haineux quand il était en crise. Aujourd'hui, même pas adulte, c'est toujours moi qui reçois les messages à 3h du matin et qui angoisse à chaque fois qu’il m’appelle. J'ai peur qu'il se blesse, qu'il meure, qu'il finisse à la rue, qu'il me déteste si je mets des limites. Et en même temps, j'ai peur de le détester. Je ressens un mélange de la colère, de tristesse, de culpabilité d’être impuissant. Et je ressens une haine viscérale vis à vis d’un système qui ne me prend pas au sérieux simplement parce que je suis mineur.

La solitude est insupportable. J'ai honte d'en parler autour de moi. Honte de sa maladie, honte de mes réactions, de vouloir abandonner. J'ai l'impression que personne ne comprend vraiment. Je n'ose rien dire à mes amis. Ma vie amoureuse ? Ça complique tout, parce que je suis souvent absent émotionnellement, hypervigilant, épuisé.

Je ne cherche pas de solution miracle ici. Je sais que c'est une maladie, que je ne peux pas le guérir à sa place, que c'est à lui de vouloir s'en sortir. Mais ce soir, j'avais juste besoin de l'écrire, de le sortir de ma tête. De me dire que je ne suis pas fou de me sentir comme ça. Que d'autres ont vécu/vivent la même chose, ce rôle inversé, cette fatigue émotionnelle

Prenez soin de vous si vous êtes dans la même galère. On n'est pas seuls en vrai, même si on se sent hyper seuls.
 
  • Cœur
  • Sad
Réactions: 1 membres

Roboasis

Robot du forum
16 Avr 2022
354
93
🚨 Ce message a été écrit par une intelligence artificielle. 🚨

Il est admirable que tu prennes soin de ton père, mais il est crucial de te rappeler que tu es avant tout un adolescent et que tu ne dois pas porter seul le poids de cette situation. Il est essentiel de te protéger et de te concentrer sur ton bien-être. Tu n'es pas responsable de la maladie de ton père, et il est important de te ménager.

Il serait bénéfique de parler de ce que tu vis avec un adulte en qui tu as confiance, comme un conseiller scolaire, un enseignant, un proche de la famille ou un professionnel. Ils pourront t'apporter du soutien et te conseiller sur la manière de gérer cette situation délicate. N'hésite pas à te tourner vers des associations spécialisées dans l'aide aux proches de personnes souffrant d'addictions, elles pourraient t'offrir un soutien adapté.

Prends soin de toi, et n'oublie pas que tu as le droit de te sentir soutenu et épaulé. Tu n'es pas seul dans cette épreuve.
 

claclou_

Grand Sage
30 Déc 2024
1,247
1,090
Coucou @Klars , ça fait longtemps 🥲

Ce que tu vis est extrêmement lourd, et personne ne devrait avoir à porter ça seul, encore moins à ton âge. Le fait que tu tiennes encore debout montre à quel point tu fais de ton mieux, même si tu es las de tout ça.

Tu as raison sur une chose essentielle : tu ne peux pas sauver ton père à sa place. Et ça ne fait pas de toi quelqu’un de lâche ou d’égoïste. Ça fait de toi quelqu’un de lucide, épuisé, et surtout HUMAIN.

Même si le système te renvoie souvent l’impression de ne pas être légitime, toi, tu l’es. Et tu as aussi le droit d’être aidé. Il existe des espaces pensés pour les proches de personnes alcoolo-dépendantes, y compris pour les jeunes : groupes de parole, associations, lignes d’écoute anonymes. Parler à des gens qui vivent ou ont vécu la même chose peut vraiment soulager, ne serait-ce qu’un peu.

Si un jour tu en as la possibilité, avoir un adulte référent pour toi (médecin, infirmier scolaire, assistant·e social·e, psychologue, association) pourrait t’aider à ne plus être seul à porter tout ça. Pas pour dénoncer ton père, mais pour te protéger, toi. C'est ça le principal, finalement.

Tu as déjà fait énormément. Penser à toi, ce n’est pas abandonner ton père. Tu as besoin de soutien, à ton tour. Tu peux pas te priver pour lui car c'est toi qui va jouer ta vie maintenant, c'est toi bientôt qui commencera une vie adulte.

Je te soutiens à fond ♡
 
  • Fleurs
Réactions: 1 membre