Poèmes aléatoires

Its_Charly

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Quelques poèmes sortis de mon tiroir
Si vous avez des suggestions d'amélioration, n'hésitez pas ^^
J'espère que ça vous plaira
Je pourrais aussi mettre quelques nouvelles mais je pense que ça serait trop long.


Sur le banc où s'accumulent feuilles mortes
Ils partagent le silence de cinquante ans
Lui déplie ses vieilles mains ridées
Elle tricote l'air comme la laine d'antan.

Le temps n'est plus pressé, il s'est assis près d'eux
Un vieux chien sommeillant entre leurs deux ombres
Ils n'ont plus besoin de parler pour pouvoir se comprendre
Leurs regards échangés plus puissants que des mots.

Elle sourit encore quand il lui prend le coude
Pour aider ses genoux fragiles à franchir le trottoir
Lui a gardé précieusement dans sa poche
Son coeur d'antan qui bat pour elle.

Les jeunes passent vite, pressés par le monde
Eux ont trouvé l'or dans la tranquillité
Dans le café du matin, dans le journal de papier
Dans cette tendresse qu'ils s'adressent toujours.

Ce soir, ils rentreront côte à côte
Leurs silhouettes ne formant qu'une ombre
Et demain ils recommenceront ensemble
Témoin que l'amour resiste au temps.

Mourir ?
Mais qui se sent vieillir ?
Dans leurs derniers instants
Ils se tiendront leurs mains frêles
Repensant à ces beaux moments
Où le temps n'était que matériel.

Deux vieux, de moi même.
 
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  • Cœur
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Its_Charly

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La Mort qui s'avance sans bruit
Une ombre au coeur de la nuit
Elle n'emporte ni richesse ou chagrin
Seulement l'âme du défunt.

Elle ferme les yeux fatigués
Des voyageurs aux longs sentiers
Elle laisse une larme dans le coeur
Et une touche de souvenirs

Dans la nuit, la Mort marche
Vers un sombre palace
S'y mène une danse funèbre
Des ombres des ténèbres

Les chats gris, encore éveillés
La contemplent, fascinés
Et frémissement face à la danse macabre
Qu'elle mène sans répit.

Portant claquettes tous les soirs
Elle hurle dans le noir
Un cri grave et silencieux.
Que seules âmes perdues entendent.

La Mort, pire ennemie
De ceux qui gardent les non dits
Des fidèles à leur patrie
Des gens qui respirent la vie

Si tu croises un vent glacial
Chargé de peine et de regrets
Tu sauras que c'est la Mort
Qui réclame une âme encore

La Mort, de moi-même.
 
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Its_Charly

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Sous la lune au reflet d'or,
Un bouquet d'aurore à la main,
Il lui promettait des trésors,
Elle crut trouver son destin

Doucement, ils s'installèrent,
Puis elle tomba enceinte
Lui partait chaque jour travailler,
Et le soir revenait sans plainte.

Septembre, octobre, novembre...

Son comportement changeant,
Elle l'avait remarqué
Au fil des jours qui défilaient,
Plus un mot ne lui était adressé.

Elle se sentait rejetée,
Cherchant encore à le comprendre
À la place de mots tendres,
Elle recevait un regard sombre.

Le temps continuant sa course
Il devenait ténébreux
Au fil des saisons qui passaient,
Les mots se changèrent en cris.

C'est là que les masques tombent.

Les cris remplacèrent les mots,
Puis remplacèrent le silence
Enfin les coups remplacèrent les cris,
Pendant ce temps elle s'efface.

Soir après soir, longues souffrances.
Elle n'attend plus que la nuit,
Qu'il aille enfin se coucher,
Aux douze coups de minuit.

Une baffe, puis une seconde
Un cri, et un coup de poing
''fille de pute degage de ma vue''
''j'aurais aimé ne jamais t'avoir connue''

Coincee dans une boucle sans fin,
Elle n'ose jamais dire
Ce qu'il lui fait subir,
Survivant au jour le jour.

Puis les mots doux reviennent
''Mi amor, tu seras seule.
Personne ne peut t'aimer
Autant que moi je t'aime''

''Je suis désolé, tu sais...
Ce n'est pas ma faute, tu sais.
C'est l'alcool qui a fait
De moi ce que je suis. ''

Elle pardonne encore et encore
Son cœur brisé s'immole
Il recommencera demain,
Et elle lui pardonnera.

Prisonnière de ses entraves,
Ses excuses seront acceptées
Son œil au beurre noir dissimulé,
Pour ne surtout pas l'inquiéter.

Le sol froid du salon
Porte les marques des souffrances.
À chacun de ses pas qu'elle entend,
Son corps tout entier se fige.

Eclats de verre, encore
Poison qui la dévore..
Si seulement elle le pouvait,
Sûrement elle s'en irait

Elle ne voit plus les roses,
Seulement la fin de l'orage.
Vivre au jour le jour,
En attendant enfin le courage.

Mi A(Mort) , de moi-même
 
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