Débat La peine de mort devrait elle être rétablie ?

Les biais et sophismes sont à éviter, ils peuvent être signifiés ouvertement par n'importe qui sur le sujet parce qu'ils ralentissent l'avancée du débat.
Ne répondez qu'au sujet de base en argumentant, c'est-à-dire, comprendre le point de vue de l'interlocuteur puis contredire ou affirmer le cœur du point de vue de l'autre.
Si vous ne savez pas, lancez-vous, c'est comme ça qu'on commence.

Its_Charly

Apprenti(e)
Auteur du topic
12 Juin 2026
191
321
Je dis que oui, car si quelqu'un tue, il mérite le même sort
En même temps,le tuer serait comme le libérer.
''celui qui croit que la mort est le châtiment ultime n'a jamais connu la vraie souffrance ''
En même temps, nous ne sommes pas des saints, et nous n'avons donc pas le droit de tuer quelqu'un.
 

Pipoto

Vagabond
25 Août 2024
67
116
Non:

La peine de mort n'est moralement pas acceptable car ça donnerait le droit à certaine personne de donner la mort à des criminels certes mais des humains.
Bien que certain l'aimerais en pratique, cette peine est contre les droit de l'homme
 
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Its_Charly

Apprenti(e)
Auteur du topic
12 Juin 2026
191
321
Non:

La peine de mort n'est moralement pas acceptable car ça donnerait le droit à certaine personne de donner la mort à des criminels certes mais des humains.
Bien que certain l'aimerais en pratique, cette peine est contre les droit de l'homme
Mais un tueur par exemple, a violé les droits de l'homme
Ne mériterait il pas la même chose, voire pire ?
 

Pingouin

Modérâleur
Membre du personnel
13 Déc 2020
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Message de modération :
Bonjour à tous,
J'ai suspendu ce topic, le temps que je rédige ce message de rappel à l'ordre car il y a plusieurs choses dans ce débat qui ne vont pas.

Tout d'abord, le message initial : "débattez". C'est à dire que seul le titre pose le sujet de discussion. Ça ne doit pas fonctionner ainsi. Quand on crée un topic pour y débattre, on se doit d'y apporter de la matière pour débattre, pas juste un thème. Il faut y définir ce qui nécessite une définition par exemple, pour éviter les quiproquo. Contextualiser le débat peut aussi être quelque chose d'intéressant à faire. Par ailleurs, il faut argumenter, développer ses propos, éventuellement fournir des exemples et des sources. Idéalement, pour le premier message, il peut être intéressant de faire une synthèse des différents arguments généraux des différends bords.

"Ne répondez qu'au sujet de base en argumentant, c'est-à-dire, comprendre le point de vue de l'interlocuteur puis contredire ou affirmer le cœur du point de vue de l'autre."

Par ailleurs, faire des messages trolls, ou avec qu'une seule idée, sans la développer, est particulièrement dénué d'intérêt pour un débat.

Enfin, ce débat fait doublon avec un même débat écrit par Azeroth (topic qui n'est pas vraiment un exemple pertinent), mais celui-ci étant sans réponse depuis un an et demi, on va laisser ce nouveau débat ici, bien qu'il pourrait être intéressant de citer des arguments du précédent topic.

Bonne journée
 
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Gno

Stagiaire de Morwën
Membre du personnel
9 Nov 2022
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La peine de mort, si rétablie, pose un gros problème : l'erreur judiciaire devient irréversible. En France, l'abolition a justement été consacrée par la loi du 9 octobre 1981, qui affirme que "la peine de mort est abolie", puis par l'article 66-1 de la Constitution (ainsi rien que là, la rétablir est compliqué) qui dit que "nul ne peut être condamné à la peine de mort". Cette logique s'explique aussi par le fait que des condamnations erronées existent bel et bien. Pour exemple, depuis 1945, seul une douzaine d'erreurs judiciaires criminelles ont été reconnues en France, ce qui montre à la fois leur gravité et la difficulté à les corriger. Et pour préciser, seulement 12 ont été reconnues, car en réalité il en existe bien plus (facilement 10, 20, voire 50 fois plus que 12).

Il y a plusieurs affaires françaises qui expliquent le risque d'une telle procédure avec la justice qui peut se tromper. Patrick Dils a été condamné avant d'être finalement reconnu innocent après environ 15 ans de prison. Marc Machin a lui aussi été condamné puis acquitté plus tard. Et aussi l'affaire Dreyfus, pour être historique, qui reste aussi un symbole d'erreur judiciaire en France.

Ainsi, soutenir la peine de mort c'est accepter qu'une erreur puisse devenir definitive. Même si on voulait la rendre plus sûre, cela impliquerait une justice et des enquêtes encore plus lourdes, plus coûteuses et plus intrusives, sans pour autant supprimer totalement le risque d'erreur. Or, une sanction irréversible n'est pas compatible avec un système qui admet lui-même ses failles. En plus, la peine la plus lourde (la prison à perpétuité) n'est pas donné systématiquement. Sans oublier que pour certains condamnés, vivre longtemps avec leurs actes sans la possibilité de retourner en arrière peut être une punition plus violente et durable que la mort.
 
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Arthuroi

Vagabond
18 Mai 2026
54
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La peine de mort n'a pas de caractère dissuasif établi. Il y a même des cas où elle peut avoir un effet inverse : si le violeur risque la peine de mort, autant qu'il tue sa victime pour limiter les risques d'être pris. Si le meurtrier risque la peine de mort, autant qu'il tire sur tout ce qui bouge pour éviter d'être arrêté.

La peine de mort coûte très cher. Plus que la prison d'après plusieurs études.

La peine de mort s'applique mécaniquement, de temps à autres, à des innocents, sans bien sûr qu'on puisse revenir en arrière.

La peine de mort oppose à la barbarie une autre barbarie.

Bref elle est inutile.
 

Etoile

Génie
30 Oct 2024
3,304
4,162
Donc qui tue le bourreau ?

À partir de là, on doit faire un classement de qui est légitime de tuer ? Ça nous relègue au même rang que le coupable, je trouve
Franquin dans Les Idées Noires en a fait une planche incroyable et très pertinente d'ailleurs. Je ne me souviens plus du nom de ce principe de chaîne (la loi de *insérer le truc que j'ai zappé*) mais ça démontre juste que la peine de mort n'a aucun sens logique en soit.


Je dis que oui, car si quelqu'un tue, il mérite le même sort
En même temps,le tuer serait comme le libérer.
''celui qui croit que la mort est le châtiment ultime n'a jamais connu la vraie souffrance ''
En même temps, nous ne sommes pas des saints, et nous n'avons donc pas le droit de tuer quelqu'un.
Ensuite, comme l'a dit Gno, l'erreur judiciaire existe.

Et enfin, on vit dans un monde fortement raciste/lgbtphobe/sexiste/xénophobe/ validiste etc. La peine de mort comme la justice actuelle peut abuser de ces éléments pour opprimer des minorités. En soit, rien que l'affaire Dreyfus illustre l'incohérence d'une telle peine et ses failles comme ses biais.
Messages fusionnés :

Ps : pour une justice plus fiable et meilleure, il faut lui donner des moyens. Il faut prendre en compte les dossiers d'agressions sexuelles au sérieux par exemple, arrêter de dénigrer les victimes et les laisser s'exprimer clairement, peu importe l'âge.
 
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Gno

Stagiaire de Morwën
Membre du personnel
9 Nov 2022
888
1,719
Franquin dans Les Idées Noires en a fait une planche incroyable et très pertinente d'ailleurs. Je ne me souviens plus du nom de ce principe de chaîne (la loi de *insérer le truc que j'ai zappé*) mais ça démontre juste que la peine de mort n'a aucun sens logique en soit.
La loi du talion ?
 

Its_Charly

Apprenti(e)
Auteur du topic
12 Juin 2026
191
321
Franquin dans Les Idées Noires en a fait une planche incroyable et très pertinente d'ailleurs. Je ne me souviens plus du nom de ce principe de chaîne (la loi de *insérer le truc que j'ai zappé*) mais ça démontre juste que la peine de mort n'a aucun sens logique en soit.

Intéressant, j'irai lire ça.
C'est vrai que la peine de mort n'a aucun sens logique. Ce serait même, en quelque sorte, libérer la personne plutôt que de l'enfermer et de la laisser souffrir de l'ennui, et surtout de sa culpabilité (sauf si elle n'a vraiment aucun remords).
Par contre elle a un sens symbolique selon moi. Imagine qu'il arrive quelque chose à quelqu'un de très proche : ne voudrais-tu pas que la personne responsable le paie cher ?
Ensuite, comme l'a dit Gno, l'erreur judiciaire existe.

Et enfin, on vit dans un monde fortement raciste/lgbtphobe/sexiste/xénophobe/ validiste etc. La peine de mort comme la justice actuelle peut abuser de ces éléments pour opprimer des minorités. En soit, rien que l'affaire Dreyfus illustre l'incohérence d'une telle peine et ses failles comme ses biais.
Oui, l'erreur judiciaire existe, et les biais de la justice sont réels. Mais justement, cet argument remet surtout en cause le fonctionnement lui même de la justice, pas uniquement la peine de mort.
Si on suit cette logique jusqu'au bout, il faudrait aussi remettre en cause les peines de prison à vie, puisque des innocents peuvent également être condamnés et perdre des dizaines d'années de leur vie.
La question est à ce moment : quel niveau de risque d'erreur une société est-elle prête à accepter pour chaque genre de peine ?

Effectivement, l'affaire Dreyfus montre qu'une justice peut être influencée par des préjugés. Il faudrait une justice plus fiable et impartiale, c'est sûr. Par contre ça ne démontre pas à lui seul que toute peine sévère est illégitime, mais surtout qu'il faut éviter au maximum les erreurs et les discriminations.

Ps : pour une justice plus fiable et meilleure, il faut lui donner des moyens. Il faut prendre en compte les dossiers d'agressions sexuelles au sérieux par exemple, arrêter de dénigrer les victimes et les laisser s'exprimer clairement, peu importe l'âge.
Messages fusionnés :

Ainsi, soutenir la peine de mort c'est accepter qu'une erreur puisse devenir definitive. Même si on voulait la rendre plus sûre, cela impliquerait une justice et des enquêtes encore plus lourdes, plus coûteuses et plus intrusives, sans pour autant supprimer totalement le risque d'erreur. Or, une sanction irréversible n'est pas compatible avec un système qui admet lui-même ses failles. En plus, la peine la plus lourde (la prison à perpétuité) n'est pas donné systématiquement.
Je suis d'accord sur le problème des erreurs judiciaires, c'est probablement l'argument le plus difficile à contourner en faveur de la peine de mort.
Mais je comprends aussi pourquoi certaines personnes la défendent : ce n'est pas forcément parce qu'elles pensent que c'est la sanction la plus efficace, mais parce qu'elles y voient une forme de justice ou de rétribution. C'est plus une question de symbole que d'utilité.
Sans oublier que pour certains condamnés, vivre longtemps avec leurs actes sans la possibilité de retourner en arrière peut être une punition plus violente et durable que la mort.
Il y a quelqu'un qui disait : ''Celui qui croit que la mort est le châtiment ultime n'y connaît rien à la souffrance''
 
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Etoile

Génie
30 Oct 2024
3,304
4,162
La loi du talion ?
MERCI.
Messages fusionnés :

Intéressant, j'irai lire ça.
C'est vrai que la peine de mort n'a aucun sens logique. Ce serait même, en quelque sorte, libérer la personne plutôt que de l'enfermer et de la laisser souffrir de l'ennui, et surtout de sa culpabilité (sauf si elle n'a vraiment aucun remords).
Par contre elle a un sens symbolique selon moi. Imagine qu'il arrive quelque chose à quelqu'un de très proche : ne voudrais-tu pas que la personne responsable le paie cher ?
Pour le coup je sais ce que ça fait d'être face à un système judiciaire incompétent. Mais tuer quelqu'un n'est pas une solution. L'agresseur fait du mal, détruit des vies, mais le tuer n'est pas une solution. De plus, la peine de mort je réduit pas les délits. La seule chose importante pour améliorer le système judiciaire c'est de prendre en charge TOUT les dossiers et de mettre des peines là où c'est nécessaire.
Oui, l'erreur judiciaire existe, et les biais de la justice sont réels. Mais justement, cet argument remet surtout en cause le fonctionnement lui même de la justice, pas uniquement la peine de mort.
Si on suit cette logique jusqu'au bout, il faudrait aussi remettre en cause les peines de prison à vie, puisque des innocents peuvent également être condamnés et perdre des dizaines d'années de leur vie.
La question est à ce moment : quel niveau de risque d'erreur une société est-elle prête à accepter pour chaque genre de peine ?
Nous ne vivons pas dans un monde de bisounours. Il y a des failles, ce n'est pas en les ignorant que quoi que ce soit s'améliore. Le prix que paye la société actuellement, c'est le prix d'une violence raciste venant de l'extrême droite et je pense que c'est ça, le risque principal.
Les moments où j'ai eu le plus peur pour ma vie, c'est en voyant mon cousin (métis bien entendu) se faire contrôler par des policiers sans raison. Donc non, c'est pas parce que tu tues des criminels que le monde devient meilleur. L'entièreté du système est problématique et les conditions en prison sont désastreuses.

Le vrai problème de la criminalité, c'est le mépris pour les quartiers n'étant pas le 16eme arrondissement de paris. Le problème, c'est que les personnes sensées prendre en charge les problèmes ne le font pas. Il suffit de voir l'ASE. Des gosses sont placées dans des familles incompétentes, dans des foyers violents et après on ose s'étonner qu'il y ai un probleme de criminalité ?

Tuer l'agresseur n'est pas la solution. Ce qu'il faut, c'est le comprendre, remonter le schéma de sa pensée pour prévoir d'autres crimes.
Effectivement, l'affaire Dreyfus montre qu'une justice peut être influencée par des préjugés. Il faudrait une justice plus fiable et impartiale, c'est sûr. Par contre ça ne démontre pas à lui seul que toute peine sévère est illégitime, mais surtout qu'il faut éviter au maximum les erreurs et les discriminations.
Et encore une fois, nous ne vivons pas chez les Bisounours.
 
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Arthuroi

Vagabond
18 Mai 2026
54
26
Le problème spécifique de l'erreur judiciaire, c'est que lorsqu'on condamne quelqu'un à perpétuité, on a le plus souvent quelques décennies pour réaliser l'erreur et compenser (du mieux possible) les dégâts. Quand il n'a plus de tête, c'est plus compliqué de recoller.
 

Its_Charly

Apprenti(e)
Auteur du topic
12 Juin 2026
191
321
Le problème spécifique de l'erreur judiciaire, c'est que lorsqu'on condamne quelqu'un à perpétuité, on a le plus souvent quelques décennies pour réaliser l'erreur et compenser (du mieux possible) les dégâts. Quand il n'a plus de tête, c'est plus compliqué de recoller.
Je comprends cet argument, et c'est effectivement une différence importante. Mais dire qu'une erreur est théoriquement réparable ne signifie pas qu'elle l'est réellement. Une personne innocentée après 30 ou 40 ans de prison ne récupère ni sa jeunesse, ni sa famille, ni les années perdues. Le préjudice reste en grande partie irréversible.

La différence est donc une différence de degré et pas forcément de nature. La question reste : à partir de quel niveau d'irréversibilité considère-t-on qu'une peine devient inacceptable ?
Pour le coup je sais ce que ça fait d'être face à un système judiciaire incompétent. Mais tuer quelqu'un n'est pas une solution. L'agresseur fait du mal, détruit des vies, mais le tuer n'est pas une solution. De plus, la peine de mort je réduit pas les délits. La seule chose importante pour améliorer le système judiciaire c'est de prendre en charge TOUT les dossiers et de mettre des peines là où c'est nécessaire.
Tuer quelqu'un ne répare rien et que ça n'a pas d'effet dissuasif démontré. Je ne défendais pas la peine de mort comme une solution EFFICACE. Ce que je voulais dire, c'est qu'elle répond à un besoin de justice que certaines victimes ou leurs proches peuvent ressentir. Quand on perd quelqu'un à cause d'un crime, il peut être difficile d'accepter que l'auteur reste en vie. Je pense que c'est surtout pour cette raison que certaines personnes y sont favorables, même si, rationnellement, ce n'est probablement pas la meilleure réponse.

Nous ne vivons pas dans un monde de bisounours. Il y a des failles, ce n'est pas en les ignorant que quoi que ce soit s'améliore. Le prix que paye la société actuellement, c'est le prix d'une violence raciste venant de l'extrême droite et je pense que c'est ça, le risque principal.
Les moments où j'ai eu le plus peur pour ma vie, c'est en voyant mon cousin (métis bien entendu) se faire contrôler par des policiers sans raison. Donc non, c'est pas parce que tu tues des criminels que le monde devient meilleur. L'entièreté du système est problématique et les conditions en prison sont désastreuses.
Mon point était simplement que si on considère que le risque d'erreur judiciaire rend la peine de mort inacceptable, alors il faut aussi se demander ce qu'il en est des peines de prison à vie ou des condamnations injustes qui brisent une vie.
Le vrai problème de la criminalité, c'est le mépris pour les quartiers n'étant pas le 16eme arrondissement de paris. Le problème, c'est que les personnes sensées prendre en charge les problèmes ne le font pas. Il suffit de voir l'ASE. Des gosses sont placées dans des familles incompétentes, dans des foyers violents et après on ose s'étonner qu'il y ai un probleme de criminalité ?

Tuer l'agresseur n'est pas la solution. Ce qu'il faut, c'est le comprendre, remonter le schéma de sa pensée pour prévoir d'autres crimes.

Et encore une fois, nous ne vivons pas chez les Bisounours.
Justement, puisque nous ne vivons pas chez les Bisounours, il faut être réaliste : certains crimes ne pourront jamais être totalement évités. La prévention est indispensable, mais elle ne remplacera jamais la nécessité d'une justice capable de protéger la société et de sanctionner ceux qui commettent des actes graves.

Mais encore une fois, Oui, la peine de mort n'est pas une solution rationnelle, Elle ne servirait pas à grand chose. Ça c'est ce que j'ai pu comprendre.
 

Arthuroi

Vagabond
18 Mai 2026
54
26
Je comprends cet argument, et c'est effectivement une différence importante. Mais dire qu'une erreur est théoriquement réparable ne signifie pas qu'elle l'est réellement. Une personne innocentée après 30 ou 40 ans de prison ne récupère ni sa jeunesse, ni sa famille, ni les années perdues. Le préjudice reste en grande partie irréversible.

La différence est donc une différence de degré et pas forcément de nature. La question reste : à partir de quel niveau d'irréversibilité considère-t-on qu'une peine devient inacceptable ?

Tuer quelqu'un ne répare rien et que ça n'a pas d'effet dissuasif démontré. Je ne défendais pas la peine de mort comme une solution EFFICACE. Ce que je voulais dire, c'est qu'elle répond à un besoin de justice que certaines victimes ou leurs proches peuvent ressentir. Quand on perd quelqu'un à cause d'un crime, il peut être difficile d'accepter que l'auteur reste en vie. Je pense que c'est surtout pour cette raison que certaines personnes y sont favorables, même si, rationnellement, ce n'est probablement pas la meilleure réponse.


Mon point était simplement que si on considère que le risque d'erreur judiciaire rend la peine de mort inacceptable, alors il faut aussi se demander ce qu'il en est des peines de prison à vie ou des condamnations injustes qui brisent une vie.

Justement, puisque nous ne vivons pas chez les Bisounours, il faut être réaliste : certains crimes ne pourront jamais être totalement évités. La prévention est indispensable, mais elle ne remplacera jamais la nécessité d'une justice capable de protéger la société et de sanctionner ceux qui commettent des actes graves.

Mais encore une fois, Oui, la peine de mort n'est pas une solution rationnelle, Elle ne servirait pas à grand chose. Ça c'est ce que j'ai pu comprendre.
Il y a quand même une différence de degré assez nette entre une condamnation, même longue, où on ne tue pas les gens, et une condamnation où on tue les gens. La seconde est irréversible tout de suite : rien de réparable. La première n'est pas totalement réversible, mais il y a quelque chose de possible, jusqu'au dernier jour.

La peine c'est (1) pour éviter la récidive (2) pour dissuader (3) pour rendre justice à la victime (4) pour redresser l'individu.

(1) : la perpétuité suffit (2) la peine de mort ne dissuade pas ou peu (3) couper les gens en deux ne rend pas justice (4) s'il est coupé en deux, la question ne se pose plus