Tu fixes, prostrée sur le canapé de cette salle, amorphe, l'écran de la télévision. En toi plus rien ne se bat. Cette blessure t'enlève tout cet esprit que tu avais mis tant de mois à construire. Mordue par ce serpent dont le poison te ronge, tu gît depuis maintenant une semaine dans cet état d'abandon de toi-même. Personne n'est venu. Tu t'en souviens maintenant, mais aujourd'hui devait être ton jour. Tu avais tant travaillé pour ça...
Tu fermes les yeux. Une larme coule, perle solitaire sur le blanc de ta joue. Que t'arrive t'il ? Tu ne comprends pas. Un instant tu brillais comme helios sur son char, l'autre tu chutais.
Maman est là. Elle parle avec un vieil homme, bien habillé mais dont la veste refuse de se fermer. Il te fait penser à un boudin, tant son ventre proéminent l'emprisonne dans sa vieille blouse blanche. Que dit il ? Sa voix est si basse...
À la télévision, cette femme qui ressemble comme deux gouttes d'eau à celles des publicités ne fait qu'enumerer une liste sans fin d'information. Ça se brouille la haut. Tout se mélange en toi dans un tourbillon de mots. Ces mots créent eux même des lettres qui commencent à se battre. Tu cries. La violence est trop forte. Tu es maintenant par terre à te débattre avec tes démons. Ta mère ne bronche pas. Elle s'éloigne même, dérangée dans sa conversation par tes hurlements et tu as beau t'epoumonner, la porte reste close. Tu es seule derrière la vitre.
Tu fermes les yeux. Une larme coule, perle solitaire sur le blanc de ta joue. Que t'arrive t'il ? Tu ne comprends pas. Un instant tu brillais comme helios sur son char, l'autre tu chutais.
Maman est là. Elle parle avec un vieil homme, bien habillé mais dont la veste refuse de se fermer. Il te fait penser à un boudin, tant son ventre proéminent l'emprisonne dans sa vieille blouse blanche. Que dit il ? Sa voix est si basse...
À la télévision, cette femme qui ressemble comme deux gouttes d'eau à celles des publicités ne fait qu'enumerer une liste sans fin d'information. Ça se brouille la haut. Tout se mélange en toi dans un tourbillon de mots. Ces mots créent eux même des lettres qui commencent à se battre. Tu cries. La violence est trop forte. Tu es maintenant par terre à te débattre avec tes démons. Ta mère ne bronche pas. Elle s'éloigne même, dérangée dans sa conversation par tes hurlements et tu as beau t'epoumonner, la porte reste close. Tu es seule derrière la vitre.


