À lire en écoutant : When i close my eyes de Tom Odell.
Cher Jude,
Me revoilà.
Pour ma 380 ème lettre publié.
Pour l'occasion, j'aurais aimé te dire que ça va mieux.
Que je souris de nouveau.
Et c'est le cas.
Je vais beaucoup mieux.
Je sors beaucoup, je redanse, je souris.
Mais te dire que quand je ferme les yeux pour m'endormir ce n'est pas son visage que je vois, ça serait mentir.
Je te dois des explications concernant ma disparition, alors commençons par là.
J'ai aimé très fort un garçon.
Et pour une deuxième fois je me suis écrasée tête première contre du béton.
Mais le plus drôle dans l'histoire c'est que Cécé quand elle lui a demandé pourquoi il a répliqué qu'il "a été lâché", qu'il était "désolée pour" moi.
La fille qui a eu son plus gros chagrin.
Car ce garçon n'est pas parti à cause d'une erreur, mais d'un amour impossible.
Et parce qu'il avait peur de ses sentiments autant d'un jour me faire mal.
Il est parti pour ne pas me faire de mal.
C'était ses mots.
Avant de dire un simple "bonne continuation".
Alors j'ai pleuré encore et encore.
Avant de comprendre que ce qu'il m'était arrivé été la plus douce mais aussi grande blessure de ma vie.
Alors j'ai tout remis en question.
Et maintenant ?
Maintenant je dors.
Car c'est dans mes rêves que je vois notre vie imaginaire.
Et même mes cauchemars sont devenus doux, où on se disputait pour finalement s'embrasser de rage sous la pluie.
Mon chagrin n'a jamais totalement disparu.
Mais j'essaie de l'oublier lui.
Et quand on me demande de lui envoyer un message pour essayer encore une fois de le récupérer, je dis non.
Ce n'est pas parce qu'il a trouvé une femme.
Non c'est parce que je sais que sans moi il volera beaucoup plus haut.
J'espère sincèrement qu'il lui arrivera que de bonnes choses.
Car il a été, et l'est encore un peu, l'une des plus belles choses qui me soit arriver.
Pas parce qu'il est parti.
Mais parce qu'il est resté quand tout le monde m'a tourné le dos.
Et ça, c'était tout pour moi.
Alors voilà je voudrais juste lui dire merci.
Et maintenant je le laisse voler.
Devenir celui qu'il rêvait d'être.
Je l'aimerais toujours un peu.
J'ai aimé un connard : Lulu.
Et j'ai aimé un homme doux mais lâche : D.
Deux hommes dans ma vie.
Qui n'ont jamais été les hommes de ma vie.
Enfin voilà.
Depuis quelques semaines j'essaie de guérir.
J'essaie de devenir meilleur.
D'ailleurs j'ai eu une rencontre parents profs.
Tu te doutes qu'après ce gros chagrin mes notes ont fait une chute en parachute.
Mais ma mère m'a couverte.
Parce qu'elle m'avait trouvé sur mon lit en train d'agoniser dans mes larmes.
Cette nuit je n'avais pas dormi.
Je pleurais.
En silence mais aussi en hurlant.
De douleur.
Mon coeur saignait énormément.
Mais ça aller.
Ça allait aller.
Maintenant que ça c'est terminé.
D'ailleurs à cause de ça je ne voulais pas qu'on ne me parle d'amour.
Mais au fond je m'en fiche.
Je serai toujours un peu amoureuse de l'amour.
Les balades sur la plage, qu'on m'offre des roses, qu'on prenne soin de moi... J'aimerais toujours ça.
C'est juste que là je n'en ai pas vraiment envie.
Même de m'amuser je n'en ai pas envie.
Enfin si.
Avec mes amis.
Y'a Juju et Cécé qui me sont si chers.
Je les aime d'un amour pur et simple.
Malgré mes craintes de m'ouvrir aux autres, j'essaie de le faire.
J'essaie d'envisager toutes ses craintes.
À la réunion mon père a dit cette phrase à tous mes professeurs : "C'est une huître, mais vraiment une huître scellé, il faut juste la pousser un peu à s'ouvrir aux autres pour y distinguer quelle perle c'est à l'intérieur".
Mes larmes se sont mis à grimper le long de mes yeux.
Il ne me parle plus.
Plus depuis que mes notes ont chuté.
C'est toujours comme ça.
Mais c'était adorable de l'entendre parler de moi de cette façon.
Et c'est avec le coeur plus léger que je me suis mise à parler à mes professeurs.
Parce que j'ai toujours eu des difficultés à m'exprimer.
Et c'était comme ça sauf avec D.
Je m'en veux tu sais.
De ne pas lui avoir accorder assez de confiance.
Peut être que sinon il serait rester.
Mais c'est comme ça.
Je ne dois pas m'accrocher à un souvenir de ce qu'on était.
Mais comme je l'ai déjà dis à mes proches sur mon état.
Être habituée à tout ce silence, c’est condamner mon cœur à devoir oublier tout ce que nous avons vécu, pour ne se rappeler que du meilleur de nous deux. Et faire ce deuil, c’est aussi être en colère, être triste et pis peut-être qu’un jour mon cœur acceptera que l’amour n’est pas si important bizarrement. C’est juste cool l’amour… Au début. Mais il faut que tu saches que si il y a une fin elle ne sera que brutale, jour après jour. Et le deuil ne sera que plus long.
Et à présent mon coeur est vide.
Mais pas inexistant.
Vide est mon coeur, vide est mon âme.
Pourtant mon coeur est encore là.
Et mon âme aussi.
Parce que j'ai mes amis.
Heureusement qu'ils sont là d'ailleurs.
Sans eux je n'aurai pas survécu.
J'ai appris à accepter quand je suis partie.
En gros du gros j'ai compris que dans la douleur, les gens pouvaient faire tout un tas de conneries qu'ils ne voudront pas vraiment faire.
Mais ils le feront.
Et parfois ça fait mal aux autres.
Et ça accentue aussi leurs douleurs.
Mais c'est un cercle vicieux quand on y pense.
Certaines personnes ne sont pas susceptibles à cette douleur et c'est qui sauve des relations.
Je suis assez compliquée comme fille.
C'est ce que m'a dit mon prof de Svt que j'aime d'amour.
J'espère que je le garde pour l'année prochaine.
Il m'a dit que moi aussi je pouvais juger les gens.
Parfois sans même le faire exprès.
Mais ce qui me sauvera dans cet atmosphère sauvage et puissante qu'est le lycée, c'est l'image que j'ai de moi.
C'est savoir si ce que pense les autres de moi est vrai.
Et il a raison.
Je sais que je suis pas si grosse que ça.
Je sais que je n'ai jamais couché avec un garçon.
Ni même avoir pleuré pour un mec qui n'en vallait pas la peine.
Ni ne m'avoir pris un râteau par un gars que je ne connais même pas.
Je ne suis pas comme toutes ces personnes me définissent.
Je suis moi.
Je suis la personne qui peut t'écouter des heures en te conseillant du mieux qu'elle peut.
Je peux être celle qui te fait rire pendant des jours même si tu en as gros sur le coeur.
Je suis celle qu'est amoureuse de l'amour et qui forme parfois des couples sans qu'on s'en aperçoit.
Je suis la fille qui adore sortir avec ses amis mais qui aime aussi le calme de sa chambre avec ses livres et ses peluches.
J'aime faire le tour des magasins de jouets en les testant tous un par un car j'aime être une enfant.
J'aime sourire aux bébés et qui me le rend, ça me refait souvent ma journée.
J'aime quand les filles me sourissent dans la rue plus que les garçons, car je sais que le leur est souvent plus sincère.
Surtout j'aime être dans ma bulle, regarder les étoiles et dire la seule constellation que je connais parce que je l'ai lu dans un livre : Hercule.
Je suis celle qui emmène sa mère partout et qui rit avec elle à chaque détour parce que l'amour d'un parent que se soit le père ou la mère on l'oublie parfois alors que si on s'assoit parfois même quinze minutes avec eux par jour on peut apprendre à le connaître plus que 16 ans de votre vie.
J'aime manger ce que je veux sans me soucier de mon ventre parce qu'au fond j'aime mon corps mais j'ai peur que quand je me retrouverais avec quelqu'un, seule dans une pièce il dit me détester alors que je l'aimerai peut être plus que moi.
Ah oui parce que je suis cette fille que même une simple fleur cueillie dans le jardin d'un inconnu peut être accrocher en dessous de mon prénom dans ma chambre pour toute ma vie.
Je suis aussi la fille qui peut danser toute une vie si ça lui permet de faire le tour du monde parce que connaître des langues et de nouvelles cultures c'est une de ses passions.
Je suis celle que tu croises dans la rue et qui n'est pas si moche ou pas si belle que ça, mais qui ne se cachera jamais face à ses ennemis.
J'aime rester naturelle face aux gens même si ça me demande beaucoup d'efforts.
Je n'aime pas faire de mal aux gens.
Et aussi j'aime bien Noël, tout le monde est joyeux alors moi aussi.
Je suis une grande romantique alors même un coup d'oeil vers moi peut faire chavirer mon coeur.
J'ai un gros caractère, parfois je blesse sans m'en rendre compte.
Mais je sais me rattraper.
Aussi les gens qui me connaissent diront sûrement que je pleure beaucoup, et c'est le cas je suis assez sensible.
Mais tout ça c'est qui me définit.
C'est moi.
Et je suis à présent fière de l'être.
Juliette.
Cher Jude,
Me revoilà.
Pour ma 380 ème lettre publié.
Pour l'occasion, j'aurais aimé te dire que ça va mieux.
Que je souris de nouveau.
Et c'est le cas.
Je vais beaucoup mieux.
Je sors beaucoup, je redanse, je souris.
Mais te dire que quand je ferme les yeux pour m'endormir ce n'est pas son visage que je vois, ça serait mentir.
Je te dois des explications concernant ma disparition, alors commençons par là.
J'ai aimé très fort un garçon.
Et pour une deuxième fois je me suis écrasée tête première contre du béton.
Mais le plus drôle dans l'histoire c'est que Cécé quand elle lui a demandé pourquoi il a répliqué qu'il "a été lâché", qu'il était "désolée pour" moi.
La fille qui a eu son plus gros chagrin.
Car ce garçon n'est pas parti à cause d'une erreur, mais d'un amour impossible.
Et parce qu'il avait peur de ses sentiments autant d'un jour me faire mal.
Il est parti pour ne pas me faire de mal.
C'était ses mots.
Avant de dire un simple "bonne continuation".
Alors j'ai pleuré encore et encore.
Avant de comprendre que ce qu'il m'était arrivé été la plus douce mais aussi grande blessure de ma vie.
Alors j'ai tout remis en question.
Et maintenant ?
Maintenant je dors.
Car c'est dans mes rêves que je vois notre vie imaginaire.
Et même mes cauchemars sont devenus doux, où on se disputait pour finalement s'embrasser de rage sous la pluie.
Mon chagrin n'a jamais totalement disparu.
Mais j'essaie de l'oublier lui.
Et quand on me demande de lui envoyer un message pour essayer encore une fois de le récupérer, je dis non.
Ce n'est pas parce qu'il a trouvé une femme.
Non c'est parce que je sais que sans moi il volera beaucoup plus haut.
J'espère sincèrement qu'il lui arrivera que de bonnes choses.
Car il a été, et l'est encore un peu, l'une des plus belles choses qui me soit arriver.
Pas parce qu'il est parti.
Mais parce qu'il est resté quand tout le monde m'a tourné le dos.
Et ça, c'était tout pour moi.
Alors voilà je voudrais juste lui dire merci.
Et maintenant je le laisse voler.
Devenir celui qu'il rêvait d'être.
Je l'aimerais toujours un peu.
J'ai aimé un connard : Lulu.
Et j'ai aimé un homme doux mais lâche : D.
Deux hommes dans ma vie.
Qui n'ont jamais été les hommes de ma vie.
Enfin voilà.
Depuis quelques semaines j'essaie de guérir.
J'essaie de devenir meilleur.
D'ailleurs j'ai eu une rencontre parents profs.
Tu te doutes qu'après ce gros chagrin mes notes ont fait une chute en parachute.
Mais ma mère m'a couverte.
Parce qu'elle m'avait trouvé sur mon lit en train d'agoniser dans mes larmes.
Cette nuit je n'avais pas dormi.
Je pleurais.
En silence mais aussi en hurlant.
De douleur.
Mon coeur saignait énormément.
Mais ça aller.
Ça allait aller.
Maintenant que ça c'est terminé.
D'ailleurs à cause de ça je ne voulais pas qu'on ne me parle d'amour.
Mais au fond je m'en fiche.
Je serai toujours un peu amoureuse de l'amour.
Les balades sur la plage, qu'on m'offre des roses, qu'on prenne soin de moi... J'aimerais toujours ça.
C'est juste que là je n'en ai pas vraiment envie.
Même de m'amuser je n'en ai pas envie.
Enfin si.
Avec mes amis.
Y'a Juju et Cécé qui me sont si chers.
Je les aime d'un amour pur et simple.
Malgré mes craintes de m'ouvrir aux autres, j'essaie de le faire.
J'essaie d'envisager toutes ses craintes.
À la réunion mon père a dit cette phrase à tous mes professeurs : "C'est une huître, mais vraiment une huître scellé, il faut juste la pousser un peu à s'ouvrir aux autres pour y distinguer quelle perle c'est à l'intérieur".
Mes larmes se sont mis à grimper le long de mes yeux.
Il ne me parle plus.
Plus depuis que mes notes ont chuté.
C'est toujours comme ça.
Mais c'était adorable de l'entendre parler de moi de cette façon.
Et c'est avec le coeur plus léger que je me suis mise à parler à mes professeurs.
Parce que j'ai toujours eu des difficultés à m'exprimer.
Et c'était comme ça sauf avec D.
Je m'en veux tu sais.
De ne pas lui avoir accorder assez de confiance.
Peut être que sinon il serait rester.
Mais c'est comme ça.
Je ne dois pas m'accrocher à un souvenir de ce qu'on était.
Mais comme je l'ai déjà dis à mes proches sur mon état.
Être habituée à tout ce silence, c’est condamner mon cœur à devoir oublier tout ce que nous avons vécu, pour ne se rappeler que du meilleur de nous deux. Et faire ce deuil, c’est aussi être en colère, être triste et pis peut-être qu’un jour mon cœur acceptera que l’amour n’est pas si important bizarrement. C’est juste cool l’amour… Au début. Mais il faut que tu saches que si il y a une fin elle ne sera que brutale, jour après jour. Et le deuil ne sera que plus long.
Et à présent mon coeur est vide.
Mais pas inexistant.
Vide est mon coeur, vide est mon âme.
Pourtant mon coeur est encore là.
Et mon âme aussi.
Parce que j'ai mes amis.
Heureusement qu'ils sont là d'ailleurs.
Sans eux je n'aurai pas survécu.
J'ai appris à accepter quand je suis partie.
En gros du gros j'ai compris que dans la douleur, les gens pouvaient faire tout un tas de conneries qu'ils ne voudront pas vraiment faire.
Mais ils le feront.
Et parfois ça fait mal aux autres.
Et ça accentue aussi leurs douleurs.
Mais c'est un cercle vicieux quand on y pense.
Certaines personnes ne sont pas susceptibles à cette douleur et c'est qui sauve des relations.
Je suis assez compliquée comme fille.
C'est ce que m'a dit mon prof de Svt que j'aime d'amour.
J'espère que je le garde pour l'année prochaine.
Il m'a dit que moi aussi je pouvais juger les gens.
Parfois sans même le faire exprès.
Mais ce qui me sauvera dans cet atmosphère sauvage et puissante qu'est le lycée, c'est l'image que j'ai de moi.
C'est savoir si ce que pense les autres de moi est vrai.
Et il a raison.
Je sais que je suis pas si grosse que ça.
Je sais que je n'ai jamais couché avec un garçon.
Ni même avoir pleuré pour un mec qui n'en vallait pas la peine.
Ni ne m'avoir pris un râteau par un gars que je ne connais même pas.
Je ne suis pas comme toutes ces personnes me définissent.
Je suis moi.
Je suis la personne qui peut t'écouter des heures en te conseillant du mieux qu'elle peut.
Je peux être celle qui te fait rire pendant des jours même si tu en as gros sur le coeur.
Je suis celle qu'est amoureuse de l'amour et qui forme parfois des couples sans qu'on s'en aperçoit.
Je suis la fille qui adore sortir avec ses amis mais qui aime aussi le calme de sa chambre avec ses livres et ses peluches.
J'aime faire le tour des magasins de jouets en les testant tous un par un car j'aime être une enfant.
J'aime sourire aux bébés et qui me le rend, ça me refait souvent ma journée.
J'aime quand les filles me sourissent dans la rue plus que les garçons, car je sais que le leur est souvent plus sincère.
Surtout j'aime être dans ma bulle, regarder les étoiles et dire la seule constellation que je connais parce que je l'ai lu dans un livre : Hercule.
Je suis celle qui emmène sa mère partout et qui rit avec elle à chaque détour parce que l'amour d'un parent que se soit le père ou la mère on l'oublie parfois alors que si on s'assoit parfois même quinze minutes avec eux par jour on peut apprendre à le connaître plus que 16 ans de votre vie.
J'aime manger ce que je veux sans me soucier de mon ventre parce qu'au fond j'aime mon corps mais j'ai peur que quand je me retrouverais avec quelqu'un, seule dans une pièce il dit me détester alors que je l'aimerai peut être plus que moi.
Ah oui parce que je suis cette fille que même une simple fleur cueillie dans le jardin d'un inconnu peut être accrocher en dessous de mon prénom dans ma chambre pour toute ma vie.
Je suis aussi la fille qui peut danser toute une vie si ça lui permet de faire le tour du monde parce que connaître des langues et de nouvelles cultures c'est une de ses passions.
Je suis celle que tu croises dans la rue et qui n'est pas si moche ou pas si belle que ça, mais qui ne se cachera jamais face à ses ennemis.
J'aime rester naturelle face aux gens même si ça me demande beaucoup d'efforts.
Je n'aime pas faire de mal aux gens.
Et aussi j'aime bien Noël, tout le monde est joyeux alors moi aussi.
Je suis une grande romantique alors même un coup d'oeil vers moi peut faire chavirer mon coeur.
J'ai un gros caractère, parfois je blesse sans m'en rendre compte.
Mais je sais me rattraper.
Aussi les gens qui me connaissent diront sûrement que je pleure beaucoup, et c'est le cas je suis assez sensible.
Mais tout ça c'est qui me définit.
C'est moi.
Et je suis à présent fière de l'être.
Juliette.



