Ça va, je suis dans une période où je suis très fatiguée mais ça va.
J'ai essayer d'en parler a mon père, mais il est persuadé que je n'en ai pas un, que c'est seulement "des symptômes de mon tdah". J'ai pas une très bonne relaiton avev ma mère alors c'est pas une bonne idée, et malheureusement y'a des symptômes du borderline que j'ai et dont je ne leur ai jamais parler (ou alors ils ne savent pas a quel point (autosabotage, automutil*tion, idées noires ect...).
Je crois que on ne peut pas le faire disparaître complètement, mais apprendre a vivre avec (borderline stabilisé) et il peut y avoir un traitement médicamenteux pour atténuer les symptômes.
Merciiii beaucoupp
Changement d'émotions et d'états opposés en quelques secondes, minutes ou heures et elles sont vraiment très très intenses. Je m'énerve et reste énervée le reste de la journée piur 1 truc minuscule piur les autres mais insupportable pour moi.Je peux m'adorer en regardant dans un miroir le matin et le soir je peux me détester au point d'essayer de me faire vomir...La peur de l'abandon (ou de perdre une personne) qui est excessive chez moi, un sentiment de vide comme si je ressentais rien, ou même parfois comme si je ressentais mais que...je faisais rien, que j'étais déconnectée de la réalité, de la déréalisation je crois.. J'ai aussi du mal a contrôler ma colère meme si j'y arrive face aux autres, les quelques fois où j'ai commencer a taper des murs/meubles et me taper moi même (seule) et le plus souvent je "controle" ça avec de l'autosabotage. J'ai aussi un GROSSE instabilité émotionnelle dans mes relations, je passe d'un moment ou j'idéalise la realtion/personne et a des moments ou je peux dire des cjoses horribles et hair cette personne. J'ai du mal avec les nuances de gris.
Ok, je te comprends et je te crois.
Qu'est ce que tu cherches à recevoir avec ce diagnostic de borderline par un spécialiste ?
Est ce que tu as besoin qu'une personne qui représente quelque chose de sérieux dans la société (un médecin)
reconnaisse ta souffrance comme légitime ?
As-tu l'impression d'être en souffrance
seule et que c'est
injuste ?
As-tu l'impression que c'est
grave et que personne n'est là pour t'aider à réparer ?
Le trouble borderline est une catégorie un peu floue dans le DSM qui stigmatise énormément les patients à qui on colle ce terme dans le dossier médical que les médecins se transmettent entre eux.
Quand un médecin voit "
patiente borderline", il y a un risque réel : il peut se dire qu'il a en face de lui une personne qui est susceptible de lui
mentir, de
raconter des histoires, de ne pas réellement souffrir, peut être, etc.
C'est un trouble très mal vu par les médecins en France et beaucoup de personnes dénoncent ce problème.
Si ton besoin c'est que les gens reconnaissent que ce qui t'arrive est :
sérieux, grave, indépendant de ta volonté, et que tu souffres, tu n'as pas besoin d'un diagnostic psychiatrique pour que tout cela soit
vrai.
L'important, c'est pas forcément le psychiatre, mais c'est ta démarche : tu demandes de l'aide, c'est une bonne chose.
Tout le monde mérite d'être traité correctement et qu'on reconnaisse que ses difficultés sont réelles et que
ce n'est pas du cirque, surtout à un âge où on a tendance à minimiser l'importance des émotions ("ouais c'est une ado quoi", au lieu de dire "
c'est une personne qui souffre et que je peux aider")
Sache que tu es à une période de ta vie qui est très bouleversante sur un tas de domaines, y compris au niveau de la confiance en soi, sur le développement du caractère, des croyances, de l'image que l'on a de soi, et qu'il est important de se rappeler que les changements biologiques dans ton corps causent beaucoup de confusion et de douleur réelle qu'il convient de ne pas minimiser.
Et sachant cela, il est important d'
assumer que l'on va mal et que l'
on a besoin que les gens autour de nous soient supportifs.
Ce qui est important pour ton entourage, c'est qu'il comprenne des mots simples ce que tu vis, pas
des mots qui leur font peur comme "borderline".
Dire à sa famille qu'on a besoin d'être rassuré parce qu'
on ne comprend pas pourquoi on se "déteste" quand on se voit dans un miroir, pourquoi on se "sabote", pourquoi on a peur que tout le monde nous abandonne, et tout ce que tu as décrit d'autre, c'est probablement
la seule manière pour eux de comprendre ton besoin concrètement.
Peut être que des membres de ta famille ont une part de responsabilité dans la manière dont tu te perçois, et que tu ne peux pas leur demander de te soutenir, et dans ce cas là, il y a beaucoup de ressources sur internet, de numéros de téléphones faits spécialement pour en parler et pour évacuer tout ça.
Je sais bien que ce n'est pas idéal, ou que ça fait peur d'appeler des inconnus pour parler de soi, mais ça fera toujours plus de bien pour ton état psychologique de demander de l'aide simplement à des gens de confiance, plutôt que de lutter pour recevoir une
étiquette psychiatrique qui peut aussi te faire du mal sur le long terme.
Ne reste pas seule face à tes problèmes, beaucoup de gens dans ton entourage sont passés par ce que tu traverses,
et seront à même de te comprendre.
N'aie pas peur de dévoiler ta souffrance aux gens qui t'aiment, même si cette souffrance est moche ou que tu en as honte.
Rien de ce qui t'arrive n'est de ta faute, c'est à prendre au sérieux et on voit clairement que tu ne mens pas.
C'est indiscutable : tu es en détresse et tu as besoin d'aide.
Cette aide existe.
Bon courage.