Fanfiction El_Tabasco, Elias

Elias01

Apprenti(e)
25 Avr 2025
80
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Je ne bois pas pk c’est moins humain car l’ia est un outil développé par les humains et qui se base sur des contenus rédigés par des humains
Juste c’est plus performant et rapide
 
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30 Déc 2025
563
1,045
Je ne bois pas pk c’est moins humain car l’ia est un outil développé par les humains et qui se base sur des contenus rédigés par des humains
Juste c’est plus performant et rapide
oui mais c pas twa qui créer les mots et qui crée vrmt l'hist
 
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El_Tabasco

Grand Sage
23 Août 2024
1,368
2,204
On part en HS, je ne continuerai pas ce débat après ce message.

J'espère juste que tu comprendras un jour que ce n'est pas en laissant des algorithmes réfléchir à ta place que tu créeras de belles choses...
 
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Minnie-pouce

Initié(e)
Auteur du topic
23 Avr 2026
236
1,401
Hello les gens je viens je trouve un débat sur l’IA est ce que ça m’étonne ? Non Bref c’est pour annoncer que la Nouvelle aura du retard vu que ni moi ni @Anonyme-wsh n’avons fini donc je fixe la nouvelle date à dimanche avant minuit ! ✌️
 
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30 Déc 2025
563
1,045
Voici ma nouvelle (je la publie depuis au moins mille fois car bien évidemment ça marche pas tlmt g de la malchance en surplus TwT)

Elias avança à pas de loup pour la seconde fois vers la chambre d’el Tabasco… Tout était sombre autour de lui mais identique à la veille. Le silence qui régnait dans cette terrifiante maison lui donna tout à coup les chocottes.
Plus il avançait, plus la peur lui rongeait le ventre… L’odeur du tabasco à travers le couloir lui redonna espoir. Le message que ce dernier lui avait envoyé quelques heures plus tôt n’avait pas été rassurant: “Il faut qu’on parle! Quelque chose de grave est arrivé! Rejoins moi vers 18h chez moi, comme hier!”
La porte s’ouvrit avant même que le jeune homme ne puisse dire “ouf”.
En face de lui ne se tenait ni El Tabasco ni Jullian.
Le grincement de la porte fit frissonner Elias.
“Qu’est-ce que tu fais là?” [dit alors l’ombre d’une femme]

La veille:

Une notification réveilla alors Elias qui dormait d’un sommeil profond.
“Jullian vous a envoyé un message” s’afficha sur l’écran du jeune homme.
Déverrouillant son téléphone, à voix haute, il lit lentement le message:
“ Tu nous rejoins chez El Tabasco?”
Elias bondit brusquement de son lit, surpris. Un doux sourire apparut sur son visage d’adolescent.
Il enfila en vitesse l’un de ses t-shirts hawaïen qui se mariait très bien avec son bermuda blanc.
Avec la même rapidité, le jeune homme coiffa son épaisse chevelure.
Elias poussa violemment la porte blanche de sa chambre assombrie par ses volets fermés.
Ce dernier dévala précipitamment les marches de l’escalier, deux à deux, faisant attention à ne pas trébucher. A la va-vite, il prit une tartine posée sur le contoire de la cuisine et croqua nerveusement dedans.
Ses parents n’eurent même pas le temps de lui dire un simple “bonjour”.
Elias était déjà sorti de la maison avec une excitation nouvelle: l’amour!
Sur le trajet vers la maison de son camarade, un sourire niais s'afficha sur son visage.
Le soleil, rayonnant au-dessus de lui, semblait manquer d’espace, comme son cœur à ce moment précis, sur le point d’exploser.
Sur un passage piéton, innocent, Elias dansa avec un regard fugace et heureux.
Son être tout entier brillait d’amour…
Pourtant, les gens autour le regardaient l’air de se dire: “Qu’il est crétin!”.
Elias ignora le monde autour de lui et parcourut les ruelles de la meilleure ville de France, en tournant sur lui-même.
Il arriva vers 12h chez El Tabasco et savait très bien ce qui l’attendait derrière la porte.
Cela faisait trois mois que les jeunes adolescents étaient en trouple.
Aujourd’hui était un jour spécial!
Bien trop spécial…
Il y avait quelque chose qui clochait dans l’histoire. Il y avait bien trop de chance dans la vie du jeune homme…
Elias fit taire ses pensées négatives d’un geste rapide de la tête et ouvrit avec assurance la porte de chez El Tabasco.
L’ombre d’une bouteille rouge l'accueillit en compagnie d’une ombre humaine…
Le sourire aux lèvres, Elias se jeta avec une joie intense sur ses copains.
El Tabasco semblait brûlant. Il rougissait et tremblait d'excitation.
Jullian prit la parole en premier: “Vous êtes prêt?”
Tous savaient de quoi il parlait…
Les trois compères, se tenant la main, se dirigèrent vers la chambre de El Tabasco.

Pendant une bonne heure, el Tabasco envoya Elias et Jullian au septième ciel grâce à sa sauce très piquante ← message caché 😙

“Vous faites quoi là?!”
Le cri étonné que fit Fée morgane stoppa net les trois jeunes gens dans leurs actions. La pièce, bien que calme, semblait être devenue plus froide à présent.
La jeune femme avança lentement vers les trois jeunes hommes nus et finit par déposer un dossier sur la commode à côté du lit. Elle se tourna brusquement vers la bouteille rouge de honte, El Tabasco, et lui déclara fermement:
“J’étais venu t’apporter ceci mais à ce que je vois tu es occupé à faire… autre chose…”
Fée morgane se dirigea vers la porte et balança ses longs cheveux derrière ses épaules fines.
Avant de sortir de la chambre, elle regarda en direction d’Elias, Jullian et El Tabasco en répliquant: “C’est bien! Faites l’amour pas la guerre!”
Un clin d'œil apparut sur son visage rayonnant d’étonnement et de sourire.
Le parfum de la jeune fée emplit toute la pièce d’une odeur nouvelle. Lorsqu’elle quitta les lieux, la fragrance était toujours présente dans la maison.
Les trois jeunes hommes n’avaient, eux aussi, pas bougé d’un pouce. Toujours collés les uns aux autres de leurs peaux nus, ils fixaient encore la porte comme si Morgane allait resurgir d’un moment à un autre.
Un stress palpable resta dans la pièce…
Elias se détendit le premier en affirmant avec amusement: “T’aurais pu fermer à clé au moins!”
Tous éclatèrent de rire.
Un rire gêné mais affectueux et bien réel.
Des coussins volèrent de part et d'autre de la pièce avec une vague de joie et de remarques coquines.
“Vous pouvez pas faire moins de bruit?! Y’en a qui essaye de dormir ici!”
Strident fut le cri qui sortit de la gorge de Jullian.
El tabasco éclata à nouveau de rire, donnant un coup affectueux à son camarade. La jeune bouteille lui expliqua à voix basse que ce n’était que Monstre qui dormait sous les lits.
Ce moment, assez gênant et stressant pour les jeunes hommes, ils finirent par quitter la maison. Seul El Tabasco demeura dans la bâtisse avec un sourire malicieux.

A l’entrée, Elias se déchaussa et enfila un gilet noir.
“Tu es enfin rentré?! Alors avec tes amis, ça s’est bien passé?”
Son téléphone argenté à la main, le jeune homme s'approcha, rayonnant, de l'escalier.
Par dessus son épaule, il répondit calmement à sa mère: “Oui c’était super!”
Elias ne dit pas grand chose d’autre comme détails, ce qui avait eu lieu peu de temps avant devait rester secret…Leur secret.
Ce qui s’était passé avait été sensationnel mais bien trop secret pour que ce soit divulgué.
En montant les marches de l’escalier, son visage, éclairé par la lumière artificielle de son portable, avait l'air submergé par toutes sortes d'émotions.
Ouvrant la porte de sa caverne, Elias inspira profondément. Il regretta presque aussitôt car une odeur nauséabonde vint lui enfler les narines. L’odeur de l’adolescence…
Le jeune homme s’installa calmement sur son lit et comme si de rien n’était, alluma son ordinateur et ouvrit adoasis.
Morgane l’emballait déjà de questions et de remarques:
“Alors avec El Tabasco et Jullian? ça s'est bien passé?”
Elias rougit derrière son écran en repensant à l’événement qui avait eu lieu quelques heures plus tôt.

Le lendemain vers 18h:

Elias avança à pas de loup pour la seconde fois vers la chambre d’el Tabasco… Tout était sombre autour de lui mais identique à la veille. Le silence qui régnait dans cette terrifiante maison lui donna tout à coup les chocottes.
Plus il avançait, plus la peur lui rongeait le ventre… L’odeur du tabasco à travers le couloir lui redonna espoir. Le message que ce dernier lui avait envoyé quelques heures plus tôt n’avait pas été rassurant: “Il faut qu’on parle! Quelque chose de grave est arrivé! Rejoins moi vers 18h chez moi, comme hier!”
La porte s’ouvrit avant même que le jeune homme ne puisse dire “ouf”.
En face de lui ne se tenait ni El Tabasco ni Jullian.
Le grincement de la porte fit frissonner Elias.
“Qu’est-ce que tu fais là?” [dit alors l’ombre d’une femme]
En approchant de la lumière, Elias reconnut Ariel.
Cette grand-mère de 80 ans avançait vers lui en le pointant dangereusement du doigt.
“Vermines sont les enfants de cette génération! Tu m’as fait sursauter avec tes bruits de pas! Tu as failli me faire faire un arrêt cardiaque, petit sot!
La peau, bien que ridé, de la vieille femme était d’une telle blancheur qu’on aurait dit un ange d’une beauté vintage.
Ses longs cheveux blancs brillaient avec le peu de lumière de lune qui traversait les fenêtres.
Approchant un peu plus du jeune homme, elle proféra avec sagesse:
“Quelque chose de grave est arrivé en ce jour à ton funeste camarade! Mais quelque chose qu’il a bien mérité! Tu seras détruit et ruiné sera ta vie si tu la fui!”
Son regard avait été plus intense, plus dur, plus sage, plus vivant et plus majestueux que jamais. Mais ce brin de magie disparu soudainement quand elle dit:
“Bon, moi je vais aller me préparer un bon petit thé à la menthe fraîche au lieu de risquer l’arrêt cardiaque!”
Elias ne suivit pas son aîné, il poussa simplement la porte d’où elle sortait…
Une bouteille rouge se tenait au milieu de la pièce. C’était El tabasco qui était de dos et qui semblait choqué par ce qui était en face de lui.
Le jeune homme s’approcha lentement de son camarade et eut un mouvement de recul en apercevant le cadavre de Jullian au sol.
Red Falcon se tenait à la droite de El Tabasco avec son uniforme de policier.
“Quelqu’un l’a tué” réussi à articuler ce dernier.
Plusieurs émotions émanèrent de Elias mais une seule fut la plus distincte: la haine!
La haine de vouloir retrouver celui qui avait enlevé la vie de son ami, son copain, son amour…
Un fin drap de soi blanc était posé sur le corps inanimé de Jullian. Les yeux sans vie de ce dernier semblaient regarder quelque chose que personne ne pouvait voir… l’au-delà… la mort.
Il eu du mal à rentrer chez lui…
Quitter son ami serait comme l’oublier… Le perdre…Et ça il ne voulait pas!

Sur le chemin du retour, il revécu en boucle la scène…
Le sang sur le parquet blanc.
Le couteau dans la poitrine de son camarade.
Le regard sans vie de celui-ci.
Le doux visage inanimé.
Ce beau corps qui l’avait pénétré peu de temps avant…
Tout…
Pourquoi lui? Pourquoi ce moment, cet instant? Pour quelles raisons lui enlever la vie? Et surtout, qui l’avait tué? Qui…?
Le cœur battant à ses tempes, il s'arrêta dans une rue où les klaxonnements et les bruits de moteur faisaient rage… L’odeur des véhicules remplit le cœur d’Elias d’amertume et de regret. Une goutte de trop… La goutte qui faisait déborder le vase…
Une larme, puis deux, coulèrent sur la faciès de cet adolescent.
La peur lui rongeait le ventre. La tristesse et la haine aussi étaient présentes.
Il sentit que sa respiration s'accélèra et que ses muscles se contractèrent.
Il lui suffisait d’un coupable, un seul. Il lui suffisait d’un nom et son poing partirait dans la tronche de ce dernier. Juste un.
Un râle sortit tout droit de la gorge d’un inconnu derrière lui.
“Je peux t’aider si tu le souhaites… je sais qui a tué ton ami”
En se retournant, Elias aperçut la grande carrure de monstre.
Que savait-il au juste, lui qui espionnait sous les lits?

Le jeune monstre de lit emmena son camarade face à une étrange maison.
Cette dernière était d’un beige pâle et son toît avait d’épaisses tuiles noires.
Les volets, bien que fermés, semblaient renfermer quelque chose… Un secret… Ou un désastre.
“Ce n’est pas moi qui vais t’apprendre ce qui s’est passé! C’est à elle de t’expliquer!” affirma Monstre avant de disparaître mystérieusement.
Ouvrant la porte de la maison et s’engouffrant dans l’obscurité de celle-ci, Elias eut une émotion nouvelle… La peur. Mais une peur plus intense, plus enragée, plus vivante! Un sorte d’alerte, d’angoisse, d’épouvante!
Dans son esprit tout se bouscula… Et tout fut encore plus confus lorsqu’un visage, un seul, lui fit face.
Minnie pouce se tenait droit dans son salon… Un couteau à la main et un regard variant du stress à l'affolement.
Elias avança lentement, doucement… Il ne savait pas ce qu’il faisait… ce qu'elle faisait… ce qu’elle avait fait…
Les mains moites, le regard perçant de regret, le cœur palpitant d’effroi et de panique, il avança.
Encore et encore.
Jusqu’à atteindre son amie.
Elle observait un cadre posé sur la table basse transparente du salon.
Elias suivit son regard et se figea en voyant l’image…
“Je l’ai tué” bégaya t-elle au bord du désastre
“Je l’ai tué, je l’ai fait… j’ai tué Jullian… J’ai tué mon ami” répéta-t-elle en boucle vaincu par la folie.
Le jeune adolescent ne put que retenir son souffle…
Son esprit, en ébullition, n’arrivait plus à trouver ses repères…
Quelles émotions sortaient en lui?
Était-ce de la peur? De la colère? De l’amour perdu? De la haine? Du renouveau?
De l’envie de vouloir se venger?
Mais se venger auprès de qui au juste? Minnie pouce ou bien Jullian?
Il fixa à nouveau la photo posée sur la table basse…
Une seule phrase lui vint en tête à ce moment précis: il nous a trompé.
Sur l’image, il y avait deux personnes qui s’embrassaient… Jullian et Nerayla…
Messages fusionnés :

Remerciement:
Donc alors, comme je disais (avant que tout se supprime TwT), merci d'avoir lu cette merveille qu'est ma nouvelle (nn pas du tout mais faites genre XDD)!
Je tenais à préciser que je n'ai pas bien détaillé et que je comptais mettre les @ sur les pseudonyme (mais vu qu'il y en avait trop j'ai rien fait X) ) mais ce n'est pas le cas donc bn... vous survivrez malgré tout (sauf toi @Azeroth vu que t'es mort dans l'histoire XDDD)
Bref, bref, bref... j'avais écrit tout un truc super interessant qui s'est supprimé et comme je n'ai pas une mémoire bionic bah... je ne me rapp pas de ce que j'ai écrit...
Tant pis! Vous ferez avec ces remerciements à la c*n! :D
Bisouuuuuus les gens! ❤✨
Votez moi pleaaaaaaase (même si ma femme doit être très doué aussi! A ce propos, @Minnie-pouce, elle est où ta nouvelle X) mwa aussi je veux te lire!)

Je voulais présenter mes excuses! Je ne pensais pas que cela dérangerai des gens que leurs noms apparaissent dans la nouvelle alors j'ai changé la nouvelle pour la personne qui l'a dmd! Si d'autres n'ont pas apprécié être dans la nouvelle, venez me le dire par mp, je réctifierai par la suite la nouvelle :)
Mon but n'est pas de blesser et encore moins d'humilier! Alors désolé...
Je suis sincère même si ce ne sont que des mots.
Si vous voyez encore votre noms dans la nouvelle alors que j'étais censé la supp venez m'en parlez également en mp :D
Je suis toute ouïe et je ferais plus attention la prochaine fois...
Nous sommes humains, nous faisons des erreurs mais mieux vaut s'en rendre compte (même grâce à d'autres) que de le nier ou de ne jms s'en rendre compte!
N'oubliez pas que quoi qu'il arrive je vous adore! Je ne veux faire du mal à personne ❤
 
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Minnie-pouce

Initié(e)
Auteur du topic
23 Avr 2026
236
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Voici ma nouvelle (je la publie depuis au moins mille fois car bien évidemment ça marche pas tlmt g de la malchance en surplus TwT)

Elias avança à pas de loup pour la seconde fois vers la chambre d’el Tabasco… Tout était sombre autour de lui mais identique à la veille. Le silence qui régnait dans cette terrifiante maison lui donna tout à coup les chocottes.
Plus il avançait, plus la peur lui rongeait le ventre… L’odeur du tabasco à travers le couloir lui redonna espoir. Le message que ce dernier lui avait envoyé quelques heures plus tôt n’avait pas été rassurant: “Il faut qu’on parle! Quelque chose de grave est arrivé! Rejoins moi vers 18h chez moi, comme hier!”
La porte s’ouvrit avant même que le jeune homme ne puisse dire “ouf”.
En face de lui ne se tenait ni El Tabasco ni Azeroth.
Le grincement de la porte fit frissonner Elias.
“Qu’est-ce que tu fais là?” [dit alors l’ombre d’une femme]

La veille:

Une notification réveilla alors Elias qui dormait d’un sommeil profond.
“Azeroth vous a envoyé un message” s’afficha sur l’écran du jeune homme.
Déverrouillant son téléphone, à voix haute, il lit lentement le message:
“ Tu nous rejoins chez El Tabasco?”
Elias bondit brusquement de son lit, surpris. Un doux sourire apparut sur son visage d’adolescent.
Il enfila en vitesse l’un de ses t-shirts hawaïen qui se mariait très bien avec son bermuda blanc.
Avec la même rapidité, le jeune homme coiffa son épaisse chevelure.
Elias poussa violemment la porte blanche de sa chambre assombrie par ses volets fermés.
Ce dernier dévala précipitamment les marches de l’escalier, deux à deux, faisant attention à ne pas trébucher. A la va-vite, il prit une tartine posée sur le contoire de la cuisine et croqua nerveusement dedans.
Ses parents n’eurent même pas le temps de lui dire un simple “bonjour”.
Elias était déjà sorti de la maison avec une excitation nouvelle: l’amour!
Sur le trajet vers la maison de son camarade, un sourire niais s'afficha sur son visage.
Le soleil, rayonnant au-dessus de lui, semblait manquer d’espace, comme son cœur à ce moment précis, sur le point d’exploser.
Sur un passage piéton, innocent, Elias dansa avec un regard fugace et heureux.
Son être tout entier brillait d’amour…
Pourtant, les gens autour le regardaient l’air de se dire: “Qu’il est crétin!”.
Elias ignora le monde autour de lui et parcourut les ruelles de la meilleure ville de France, en tournant sur lui-même.
Il arriva vers 12h chez El Tabasco et savait très bien ce qui l’attendait derrière la porte.
Cela faisait trois mois que les jeunes adolescents étaient en trouple.
Aujourd’hui était un jour spécial!
Bien trop spécial…
Il y avait quelque chose qui clochait dans l’histoire. Il y avait bien trop de chance dans la vie du jeune homme…
Elias fit taire ses pensées négatives d’un geste rapide de la tête et ouvrit avec assurance la porte de chez El Tabasco.
L’ombre d’une bouteille rouge l'accueillit en compagnie d’une ombre humaine…
Le sourire aux lèvres, Elias se jeta avec une joie intense sur ses copains.
El Tabasco semblait brûlant. Il rougissait et tremblait d'excitation.
Azeroth prit la parole en premier: “Vous êtes prêt?”
Tous savaient de quoi il parlait…
Les trois compères, se tenant la main, se dirigèrent vers la chambre de El Tabasco.

Pendant une bonne heure, el Tabasco envoya Elias et Azeroth au septième ciel grâce à sa sauce très piquante ← message caché 😙

“Vous faites quoi là?!”
Le cri étonné que fit Fée morgane stoppa net les trois jeunes gens dans leurs actions. La pièce, bien que calme, semblait être devenue plus froide à présent.
La jeune femme avança lentement vers les trois jeunes hommes nus et finit par déposer un dossier sur la commode à côté du lit. Elle se tourna brusquement vers la bouteille rouge de honte, El Tabasco, et lui déclara fermement:
“J’étais venu t’apporter ceci mais à ce que je vois tu es occupé à faire… autre chose…”
Fée morgane se dirigea vers la porte et balança ses longs cheveux derrière ses épaules fines.
Avant de sortir de la chambre, elle regarda en direction d’Elias, Azeroth et El Tabasco en répliquant: “C’est bien! Faites l’amour pas la guerre!”
Un clin d'œil apparut sur son visage rayonnant d’étonnement et de sourire.
Le parfum de la jeune fée emplit toute la pièce d’une odeur nouvelle. Lorsqu’elle quitta les lieux, la fragrance était toujours présente dans la maison.
Les trois jeunes hommes n’avaient, eux aussi, pas bougé d’un pouce. Toujours collés les uns aux autres de leurs peaux nus, ils fixaient encore la porte comme si Morgane allait resurgir d’un moment à un autre.
Un stress palpable resta dans la pièce…
Elias se détendit le premier en affirmant avec amusement: “T’aurais pu fermer à clé au moins!”
Tous éclatèrent de rire.
Un rire gêné mais affectueux et bien réel.
Des coussins volèrent de part et d'autre de la pièce avec une vague de joie et de remarques coquines.
“Vous pouvez pas faire moins de bruit?! Y’en a qui essaye de dormir ici!”
Strident fut le cri qui sortit de la gorge de Azeroth.
El tabasco éclata à nouveau de rire, donnant un coup affectueux à son camarade. La jeune bouteille lui expliqua à voix basse que ce n’était que Monstre qui dormait sous les lits.
Ce moment, assez gênant et stressant pour les jeunes hommes, ils finirent par quitter la maison. Seul El Tabasco demeura dans la bâtisse avec un sourire malicieux.

A l’entrée, Elias se déchaussa et enfila un gilet noir.
“Tu es enfin rentré?! Alors avec tes amis, ça s’est bien passé?”
Son téléphone argenté à la main, le jeune homme s'approcha, rayonnant, de l'escalier.
Par dessus son épaule, il répondit calmement à sa mère: “Oui c’était super!”
Elias ne dit pas grand chose d’autre comme détails, ce qui avait eu lieu peu de temps avant devait rester secret…Leur secret.
Ce qui s’était passé avait été sensationnel mais bien trop secret pour que ce soit divulgué.
En montant les marches de l’escalier, son visage, éclairé par la lumière artificielle de son portable, avait l'air submergé par toutes sortes d'émotions.
Ouvrant la porte de sa caverne, Elias inspira profondément. Il regretta presque aussitôt car une odeur nauséabonde vint lui enfler les narines. L’odeur de l’adolescence…
Le jeune homme s’installa calmement sur son lit et comme si de rien n’était, alluma son ordinateur et ouvrit adoasis.
Morgane l’emballait déjà de questions et de remarques:
“Alors avec El Tabasco et Azeroth? ça s'est bien passé?”
Elias rougit derrière son écran en repensant à l’événement qui avait eu lieu quelques heures plus tôt.

Le lendemain vers 18h:

Elias avança à pas de loup pour la seconde fois vers la chambre d’el Tabasco… Tout était sombre autour de lui mais identique à la veille. Le silence qui régnait dans cette terrifiante maison lui donna tout à coup les chocottes.
Plus il avançait, plus la peur lui rongeait le ventre… L’odeur du tabasco à travers le couloir lui redonna espoir. Le message que ce dernier lui avait envoyé quelques heures plus tôt n’avait pas été rassurant: “Il faut qu’on parle! Quelque chose de grave est arrivé! Rejoins moi vers 18h chez moi, comme hier!”
La porte s’ouvrit avant même que le jeune homme ne puisse dire “ouf”.
En face de lui ne se tenait ni El Tabasco ni Azeroth.
Le grincement de la porte fit frissonner Elias.
“Qu’est-ce que tu fais là?” [dit alors l’ombre d’une femme]
En approchant de la lumière, Elias reconnut Ariel.
Cette grand-mère de 80 ans avançait vers lui en le pointant dangereusement du doigt.
“Vermines sont les enfants de cette génération! Tu m’as fait sursauter avec tes bruits de pas! Tu as failli me faire faire un arrêt cardiaque, petit sot!
La peau, bien que ridé, de la vieille femme était d’une telle blancheur qu’on aurait dit un ange d’une beauté vintage.
Ses longs cheveux blancs brillaient avec le peu de lumière de lune qui traversait les fenêtres.
Approchant un peu plus du jeune homme, elle proféra avec sagesse:
“Quelque chose de grave est arrivé en ce jour à ton funeste camarade! Mais quelque chose qu’il a bien mérité! Tu seras détruit et ruiné sera ta vie si tu la fui!”
Son regard avait été plus intense, plus dur, plus sage, plus vivant et plus majestueux que jamais. Mais ce brin de magie disparu soudainement quand elle dit:
“Bon, moi je vais aller me préparer un bon petit thé à la menthe fraîche au lieu de risquer l’arrêt cardiaque!”
Elias ne suivit pas son aîné, il poussa simplement la porte d’où elle sortait…
Une bouteille rouge se tenait au milieu de la pièce. C’était El tabasco qui était de dos et qui semblait choqué par ce qui était en face de lui.
Le jeune homme s’approcha lentement de son camarade et eut un mouvement de recul en apercevant le cadavre de Azeroth au sol.
Red Falcon se tenait à la droite de El Tabasco avec son uniforme de policier.
“Quelqu’un l’a tué” réussi à articuler ce dernier.
Plusieurs émotions émanèrent de Elias mais une seule fut la plus distincte: la haine!
La haine de vouloir retrouver celui qui avait enlevé la vie de son ami, son copain, son amour…
Un fin drap de soi blanc était posé sur le corps inanimé de Azeroth. Les yeux sans vie de ce dernier semblaient regarder quelque chose que personne ne pouvait voir… l’au-delà… la mort.
Il eu du mal à rentrer chez lui…
Quitter son ami serait comme l’oublier… Le perdre…Et ça il ne voulait pas!

Sur le chemin du retour, il revécu en boucle la scène…
Le sang sur le parquet blanc.
Le couteau dans la poitrine de son camarade.
Le regard sans vie de celui-ci.
Le doux visage inanimé.
Ce beau corps qui l’avait pénétré peu de temps avant…
Tout…
Pourquoi lui? Pourquoi ce moment, cet instant? Pour quelles raisons lui enlever la vie? Et surtout, qui l’avait tué? Qui…?
Le cœur battant à ses tempes, il s'arrêta dans une rue où les klaxonnements et les bruits de moteur faisaient rage… L’odeur des véhicules remplit le cœur d’Elias d’amertume et de regret. Une goutte de trop… La goutte qui faisait déborder le vase…
Une larme, puis deux, coulèrent sur la faciès de cet adolescent.
La peur lui rongeait le ventre. La tristesse et la haine aussi étaient présentes.
Il sentit que sa respiration s'accélèra et que ses muscles se contractèrent.
Il lui suffisait d’un coupable, un seul. Il lui suffisait d’un nom et son poing partirait dans la tronche de ce dernier. Juste un.
Un râle sortit tout droit de la gorge d’un inconnu derrière lui.
“Je peux t’aider si tu le souhaites… je sais qui a tué ton ami”
En se retournant, Elias aperçut la grande carrure de monstre.
Que savait-il au juste, lui qui espionnait sous les lits?

Le jeune monstre de lit emmena son camarade face à une étrange maison.
Cette dernière était d’un beige pâle et son toît avait d’épaisses tuiles noires.
Les volets, bien que fermés, semblaient renfermer quelque chose… Un secret… Ou un désastre.
“Ce n’est pas moi qui vais t’apprendre ce qui s’est passé! C’est à elle de t’expliquer!” affirma Monstre avant de disparaître mystérieusement.
Ouvrant la porte de la maison et s’engouffrant dans l’obscurité de celle-ci, Elias eut une émotion nouvelle… La peur. Mais une peur plus intense, plus enragée, plus vivante! Un sorte d’alerte, d’angoisse, d’épouvante!
Dans son esprit tout se bouscula… Et tout fut encore plus confus lorsqu’un visage, un seul, lui fit face.
Minnie pouce se tenait droit dans son salon… Un couteau à la main et un regard variant du stress à l'affolement.
Elias avança lentement, doucement… Il ne savait pas ce qu’il faisait… ce qu'elle faisait… ce qu’elle avait fait…
Les mains moites, le regard perçant de regret, le cœur palpitant d’effroi et de panique, il avança.
Encore et encore.
Jusqu’à atteindre son amie.
Elle observait un cadre posé sur la table basse transparente du salon.
Elias suivit son regard et se figea en voyant l’image…
“Je l’ai tué” bégaya t-elle au bord du désastre
“Je l’ai tué, je l’ai fait… j’ai tué Azeroth… J’ai tué mon ami” répéta-t-elle en boucle vaincu par la folie.
Le jeune adolescent ne put que retenir son souffle…
Son esprit, en ébullition, n’arrivait plus à trouver ses repères…
Quelles émotions sortaient en lui?
Était-ce de la peur? De la colère? De l’amour perdu? De la haine? Du renouveau?
De l’envie de vouloir se venger?
Mais se venger auprès de qui au juste? Minnie pouce ou bien Azeroth?
Il fixa à nouveau la photo posée sur la table basse…
Une seule phrase lui vint en tête à ce moment précis: il nous a trompé.
Sur l’image, il y avait deux personnes qui s’embrassaient… Azeroth et Nerayla…
Messages fusionnés :

Remerciement:
Donc alors, comme je disais (avant que tout se supprime TwT), merci d'avoir lu cette merveille qu'est ma nouvelle (nn pas du tout mais faites genre XDD)!
Je tenais à préciser que je n'ai pas bien détaillé et que je comptais mettre les @ sur les pseudonyme (mais vu qu'il y en avait trop j'ai rien fait X) ) mais ce n'est pas le cas donc bn... vous survivrez malgré tout (sauf toi @Azeroth vu que t'es mort dans l'histoire XDDD)
Bref, bref, bref... j'avais écrit tout un truc super interessant qui s'est supprimé et comme je n'ai pas une mémoire bionic bah... je ne me rapp pas de ce que j'ai écrit...
Tant pis! Vous ferez avec ces remerciements à la c*n! :D
Bisouuuuuus les gens! ❤✨
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Voici ma nouvelle (je la publie depuis au moins mille fois car bien évidemment ça marche pas tlmt g de la malchance en surplus TwT)

Elias avança à pas de loup pour la seconde fois vers la chambre d’el Tabasco… Tout était sombre autour de lui mais identique à la veille. Le silence qui régnait dans cette terrifiante maison lui donna tout à coup les chocottes.
Plus il avançait, plus la peur lui rongeait le ventre… L’odeur du tabasco à travers le couloir lui redonna espoir. Le message que ce dernier lui avait envoyé quelques heures plus tôt n’avait pas été rassurant: “Il faut qu’on parle! Quelque chose de grave est arrivé! Rejoins moi vers 18h chez moi, comme hier!”
La porte s’ouvrit avant même que le jeune homme ne puisse dire “ouf”.
En face de lui ne se tenait ni El Tabasco ni Azeroth.
Le grincement de la porte fit frissonner Elias.
“Qu’est-ce que tu fais là?” [dit alors l’ombre d’une femme]

La veille:

Une notification réveilla alors Elias qui dormait d’un sommeil profond.
“Azeroth vous a envoyé un message” s’afficha sur l’écran du jeune homme.
Déverrouillant son téléphone, à voix haute, il lit lentement le message:
“ Tu nous rejoins chez El Tabasco?”
Elias bondit brusquement de son lit, surpris. Un doux sourire apparut sur son visage d’adolescent.
Il enfila en vitesse l’un de ses t-shirts hawaïen qui se mariait très bien avec son bermuda blanc.
Avec la même rapidité, le jeune homme coiffa son épaisse chevelure.
Elias poussa violemment la porte blanche de sa chambre assombrie par ses volets fermés.
Ce dernier dévala précipitamment les marches de l’escalier, deux à deux, faisant attention à ne pas trébucher. A la va-vite, il prit une tartine posée sur le contoire de la cuisine et croqua nerveusement dedans.
Ses parents n’eurent même pas le temps de lui dire un simple “bonjour”.
Elias était déjà sorti de la maison avec une excitation nouvelle: l’amour!
Sur le trajet vers la maison de son camarade, un sourire niais s'afficha sur son visage.
Le soleil, rayonnant au-dessus de lui, semblait manquer d’espace, comme son cœur à ce moment précis, sur le point d’exploser.
Sur un passage piéton, innocent, Elias dansa avec un regard fugace et heureux.
Son être tout entier brillait d’amour…
Pourtant, les gens autour le regardaient l’air de se dire: “Qu’il est crétin!”.
Elias ignora le monde autour de lui et parcourut les ruelles de la meilleure ville de France, en tournant sur lui-même.
Il arriva vers 12h chez El Tabasco et savait très bien ce qui l’attendait derrière la porte.
Cela faisait trois mois que les jeunes adolescents étaient en trouple.
Aujourd’hui était un jour spécial!
Bien trop spécial…
Il y avait quelque chose qui clochait dans l’histoire. Il y avait bien trop de chance dans la vie du jeune homme…
Elias fit taire ses pensées négatives d’un geste rapide de la tête et ouvrit avec assurance la porte de chez El Tabasco.
L’ombre d’une bouteille rouge l'accueillit en compagnie d’une ombre humaine…
Le sourire aux lèvres, Elias se jeta avec une joie intense sur ses copains.
El Tabasco semblait brûlant. Il rougissait et tremblait d'excitation.
Azeroth prit la parole en premier: “Vous êtes prêt?”
Tous savaient de quoi il parlait…
Les trois compères, se tenant la main, se dirigèrent vers la chambre de El Tabasco.

Pendant une bonne heure, el Tabasco envoya Elias et Azeroth au septième ciel grâce à sa sauce très piquante ← message caché 😙

“Vous faites quoi là?!”
Le cri étonné que fit Fée morgane stoppa net les trois jeunes gens dans leurs actions. La pièce, bien que calme, semblait être devenue plus froide à présent.
La jeune femme avança lentement vers les trois jeunes hommes nus et finit par déposer un dossier sur la commode à côté du lit. Elle se tourna brusquement vers la bouteille rouge de honte, El Tabasco, et lui déclara fermement:
“J’étais venu t’apporter ceci mais à ce que je vois tu es occupé à faire… autre chose…”
Fée morgane se dirigea vers la porte et balança ses longs cheveux derrière ses épaules fines.
Avant de sortir de la chambre, elle regarda en direction d’Elias, Azeroth et El Tabasco en répliquant: “C’est bien! Faites l’amour pas la guerre!”
Un clin d'œil apparut sur son visage rayonnant d’étonnement et de sourire.
Le parfum de la jeune fée emplit toute la pièce d’une odeur nouvelle. Lorsqu’elle quitta les lieux, la fragrance était toujours présente dans la maison.
Les trois jeunes hommes n’avaient, eux aussi, pas bougé d’un pouce. Toujours collés les uns aux autres de leurs peaux nus, ils fixaient encore la porte comme si Morgane allait resurgir d’un moment à un autre.
Un stress palpable resta dans la pièce…
Elias se détendit le premier en affirmant avec amusement: “T’aurais pu fermer à clé au moins!”
Tous éclatèrent de rire.
Un rire gêné mais affectueux et bien réel.
Des coussins volèrent de part et d'autre de la pièce avec une vague de joie et de remarques coquines.
“Vous pouvez pas faire moins de bruit?! Y’en a qui essaye de dormir ici!”
Strident fut le cri qui sortit de la gorge de Azeroth.
El tabasco éclata à nouveau de rire, donnant un coup affectueux à son camarade. La jeune bouteille lui expliqua à voix basse que ce n’était que Monstre qui dormait sous les lits.
Ce moment, assez gênant et stressant pour les jeunes hommes, ils finirent par quitter la maison. Seul El Tabasco demeura dans la bâtisse avec un sourire malicieux.

A l’entrée, Elias se déchaussa et enfila un gilet noir.
“Tu es enfin rentré?! Alors avec tes amis, ça s’est bien passé?”
Son téléphone argenté à la main, le jeune homme s'approcha, rayonnant, de l'escalier.
Par dessus son épaule, il répondit calmement à sa mère: “Oui c’était super!”
Elias ne dit pas grand chose d’autre comme détails, ce qui avait eu lieu peu de temps avant devait rester secret…Leur secret.
Ce qui s’était passé avait été sensationnel mais bien trop secret pour que ce soit divulgué.
En montant les marches de l’escalier, son visage, éclairé par la lumière artificielle de son portable, avait l'air submergé par toutes sortes d'émotions.
Ouvrant la porte de sa caverne, Elias inspira profondément. Il regretta presque aussitôt car une odeur nauséabonde vint lui enfler les narines. L’odeur de l’adolescence…
Le jeune homme s’installa calmement sur son lit et comme si de rien n’était, alluma son ordinateur et ouvrit adoasis.
Morgane l’emballait déjà de questions et de remarques:
“Alors avec El Tabasco et Azeroth? ça s'est bien passé?”
Elias rougit derrière son écran en repensant à l’événement qui avait eu lieu quelques heures plus tôt.

Le lendemain vers 18h:

Elias avança à pas de loup pour la seconde fois vers la chambre d’el Tabasco… Tout était sombre autour de lui mais identique à la veille. Le silence qui régnait dans cette terrifiante maison lui donna tout à coup les chocottes.
Plus il avançait, plus la peur lui rongeait le ventre… L’odeur du tabasco à travers le couloir lui redonna espoir. Le message que ce dernier lui avait envoyé quelques heures plus tôt n’avait pas été rassurant: “Il faut qu’on parle! Quelque chose de grave est arrivé! Rejoins moi vers 18h chez moi, comme hier!”
La porte s’ouvrit avant même que le jeune homme ne puisse dire “ouf”.
En face de lui ne se tenait ni El Tabasco ni Azeroth.
Le grincement de la porte fit frissonner Elias.
“Qu’est-ce que tu fais là?” [dit alors l’ombre d’une femme]
En approchant de la lumière, Elias reconnut Ariel.
Cette grand-mère de 80 ans avançait vers lui en le pointant dangereusement du doigt.
“Vermines sont les enfants de cette génération! Tu m’as fait sursauter avec tes bruits de pas! Tu as failli me faire faire un arrêt cardiaque, petit sot!
La peau, bien que ridé, de la vieille femme était d’une telle blancheur qu’on aurait dit un ange d’une beauté vintage.
Ses longs cheveux blancs brillaient avec le peu de lumière de lune qui traversait les fenêtres.
Approchant un peu plus du jeune homme, elle proféra avec sagesse:
“Quelque chose de grave est arrivé en ce jour à ton funeste camarade! Mais quelque chose qu’il a bien mérité! Tu seras détruit et ruiné sera ta vie si tu la fui!”
Son regard avait été plus intense, plus dur, plus sage, plus vivant et plus majestueux que jamais. Mais ce brin de magie disparu soudainement quand elle dit:
“Bon, moi je vais aller me préparer un bon petit thé à la menthe fraîche au lieu de risquer l’arrêt cardiaque!”
Elias ne suivit pas son aîné, il poussa simplement la porte d’où elle sortait…
Une bouteille rouge se tenait au milieu de la pièce. C’était El tabasco qui était de dos et qui semblait choqué par ce qui était en face de lui.
Le jeune homme s’approcha lentement de son camarade et eut un mouvement de recul en apercevant le cadavre de Azeroth au sol.
Red Falcon se tenait à la droite de El Tabasco avec son uniforme de policier.
“Quelqu’un l’a tué” réussi à articuler ce dernier.
Plusieurs émotions émanèrent de Elias mais une seule fut la plus distincte: la haine!
La haine de vouloir retrouver celui qui avait enlevé la vie de son ami, son copain, son amour…
Un fin drap de soi blanc était posé sur le corps inanimé de Azeroth. Les yeux sans vie de ce dernier semblaient regarder quelque chose que personne ne pouvait voir… l’au-delà… la mort.
Il eu du mal à rentrer chez lui…
Quitter son ami serait comme l’oublier… Le perdre…Et ça il ne voulait pas!

Sur le chemin du retour, il revécu en boucle la scène…
Le sang sur le parquet blanc.
Le couteau dans la poitrine de son camarade.
Le regard sans vie de celui-ci.
Le doux visage inanimé.
Ce beau corps qui l’avait pénétré peu de temps avant…
Tout…
Pourquoi lui? Pourquoi ce moment, cet instant? Pour quelles raisons lui enlever la vie? Et surtout, qui l’avait tué? Qui…?
Le cœur battant à ses tempes, il s'arrêta dans une rue où les klaxonnements et les bruits de moteur faisaient rage… L’odeur des véhicules remplit le cœur d’Elias d’amertume et de regret. Une goutte de trop… La goutte qui faisait déborder le vase…
Une larme, puis deux, coulèrent sur la faciès de cet adolescent.
La peur lui rongeait le ventre. La tristesse et la haine aussi étaient présentes.
Il sentit que sa respiration s'accélèra et que ses muscles se contractèrent.
Il lui suffisait d’un coupable, un seul. Il lui suffisait d’un nom et son poing partirait dans la tronche de ce dernier. Juste un.
Un râle sortit tout droit de la gorge d’un inconnu derrière lui.
“Je peux t’aider si tu le souhaites… je sais qui a tué ton ami”
En se retournant, Elias aperçut la grande carrure de monstre.
Que savait-il au juste, lui qui espionnait sous les lits?

Le jeune monstre de lit emmena son camarade face à une étrange maison.
Cette dernière était d’un beige pâle et son toît avait d’épaisses tuiles noires.
Les volets, bien que fermés, semblaient renfermer quelque chose… Un secret… Ou un désastre.
“Ce n’est pas moi qui vais t’apprendre ce qui s’est passé! C’est à elle de t’expliquer!” affirma Monstre avant de disparaître mystérieusement.
Ouvrant la porte de la maison et s’engouffrant dans l’obscurité de celle-ci, Elias eut une émotion nouvelle… La peur. Mais une peur plus intense, plus enragée, plus vivante! Un sorte d’alerte, d’angoisse, d’épouvante!
Dans son esprit tout se bouscula… Et tout fut encore plus confus lorsqu’un visage, un seul, lui fit face.
Minnie pouce se tenait droit dans son salon… Un couteau à la main et un regard variant du stress à l'affolement.
Elias avança lentement, doucement… Il ne savait pas ce qu’il faisait… ce qu'elle faisait… ce qu’elle avait fait…
Les mains moites, le regard perçant de regret, le cœur palpitant d’effroi et de panique, il avança.
Encore et encore.
Jusqu’à atteindre son amie.
Elle observait un cadre posé sur la table basse transparente du salon.
Elias suivit son regard et se figea en voyant l’image…
“Je l’ai tué” bégaya t-elle au bord du désastre
“Je l’ai tué, je l’ai fait… j’ai tué Azeroth… J’ai tué mon ami” répéta-t-elle en boucle vaincu par la folie.
Le jeune adolescent ne put que retenir son souffle…
Son esprit, en ébullition, n’arrivait plus à trouver ses repères…
Quelles émotions sortaient en lui?
Était-ce de la peur? De la colère? De l’amour perdu? De la haine? Du renouveau?
De l’envie de vouloir se venger?
Mais se venger auprès de qui au juste? Minnie pouce ou bien Azeroth?
Il fixa à nouveau la photo posée sur la table basse…
Une seule phrase lui vint en tête à ce moment précis: il nous a trompé.
Sur l’image, il y avait deux personnes qui s’embrassaient… Azeroth et Nerayla…
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Remerciement:
Donc alors, comme je disais (avant que tout se supprime TwT), merci d'avoir lu cette merveille qu'est ma nouvelle (nn pas du tout mais faites genre XDD)!
Je tenais à préciser que je n'ai pas bien détaillé et que je comptais mettre les @ sur les pseudonyme (mais vu qu'il y en avait trop j'ai rien fait X) ) mais ce n'est pas le cas donc bn... vous survivrez malgré tout (sauf toi @Azeroth vu que t'es mort dans l'histoire XDDD)
Bref, bref, bref... j'avais écrit tout un truc super interessant qui s'est supprimé et comme je n'ai pas une mémoire bionic bah... je ne me rapp pas de ce que j'ai écrit...
Tant pis! Vous ferez avec ces remerciements à la c*n! :D
Bisouuuuuus les gens! ❤✨
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Elle est trop bien ta nouvelle si j’étais pas en competition contre toi j’aurais voté pour toi !!!! #°o°#
 
30 Déc 2025
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Elle arrive elle arrive ma nouvelle mais j’ai des devoirs comme le commun des mortels du coup tu la liras à minuit
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Elle est trop bien ta nouvelle si j’étais pas en competition contre toi j’aurais voté pour toi !!!! #°o°#
j'peux pas! Déjà que quelques minutes passe pour que je garde l'ordi... mes parents me laisseront pas garder l'ordi à minuit TwT
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Elle est trop bien ta nouvelle si j’étais pas en competition contre toi j’aurais voté pour toi !!!! #°o°#
Oh merchiiiii ✨
 
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Minnie-pouce

Initié(e)
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23 Avr 2026
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j'peux pas! Déjà que quelques minutes passe pour que je garde l'ordi... mes parents me laisseront pas garder l'ordi à minuit TwT
Bah force tu ne la verras que demain TvT (tu me manqueeeeeee la nuit @Anonyme-wsh)
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j'peux pas! Déjà que quelques minutes passe pour que je garde l'ordi... mes parents me laisseront pas garder l'ordi à minuit TwT
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De rien ma femme !!! ^^
 
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30 Déc 2025
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Bah force tu ne la verras que demain TvT (tu me manqueeeeeee la nuit @Anonyme-wsh)
Oui TwT (moi aussi tu me manques! T'sais j'arrive tjrs pas à dormir le soir, donc je dessine ou... autre on va dire vu que j'ai pas d'ordi et de tel et que me père est un grand fou et que si j'utilise la connexion c foutu... bref... jsp cmt je vais me débrouiller pour réussir à venir le soir ici... mes potes quand je leur ai parlé du fait que j'allais le soir sur l'ordi elles m'ont sortit "wsh t addict toi" TwT pk tout le monde dit que je suis addict... pers comprend ce que c de se sentir seule lors des insomnies ? TwT c chiant, bref! )
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Oui TwT (moi aussi tu me manques! T'sais j'arrive tjrs pas à dormir le soir, donc je dessine ou... autre on va dire vu que j'ai pas d'ordi et de tel et que me père est un grand fou et que si j'utilise la connexion c foutu... bref... jsp cmt je vais me débrouiller pour réussir à venir le soir ici... mes potes quand je leur ai parlé du fait que j'allais le soir sur l'ordi elles m'ont sortit "wsh t addict toi" TwT pk tout le monde dit que je suis addict... pers comprend ce que c de se sentir seule lors des insomnies ? TwT c chiant, bref! )
POV: t'es censé parlé de nouvelle sur le topic et tu parles d'insomnies XDDD
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De rien ma femme !!! ^^
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Elias01

Apprenti(e)
25 Avr 2025
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C’était incroyable 🤩 !!!!!
Juste y’aura une suite ou pas ????
Merci beaucoup pour cette nouvelle anonyme !
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On attends la nouvelle de Minnie pouce j’ai trop hâte de la lire !
 
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El_Tabasco

Grand Sage
23 Août 2024
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J'avoue que c'est super bien ! Honnêtement, tu as une jolie plume avec quelques pointes d'humour bien calées
Hésites pas à écrire d'autres textes ici ^^
 
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Minnie-pouce

Initié(e)
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23 Avr 2026
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-• Ma Nouvelle •-
El_Tabasco, Elias01


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Il pleuvait sur la ruelle endeuillée de Little Appleton. Rarement ce quartier, d'ordinaire si calme, s'était laissé envahir par une tempête d'une telle violence. Les gouttes martelaient la chaussée froide et sinueuse, s'y brisant en éclats éphémères. Elles glissaient le long des lampadaires, dont la lumière bleutée semblait vaciller sous le poids de l'averse.
Sur le trottoir détrempé, une petite grenouille bondissait avec une insouciance presque euphorique, comme si le déluge lui appartenait de droit. Peut être même en était elle l'instigatrice ? Autour d'elle, pourtant, nul ne s'attardait. Le moindre souffle de vie s'avérait introuvable.
Quoique…
Seul, un homme avançait lentement sous la pluie battante. L'eau ruisselait sur ses épaules sans qu'il ne paraisse la sentir. Il marchait comme absent au monde, enfermé dans un silence que rien ne semblait pouvoir troubler.
La lumière du lampadaire vacilla violemment.

Une fois.
Deux fois.

Puis elle révéla une silhouette instable, se rapprochant d'Elias à chaque vacillement. Proche, trop proche. Un vieillard se tenait là, claudiquant. Ou du moins ce qu'il en restait. Ses yeux, eux, ne clignaient pas. Jamais. L'eau ruisselait sur lui sans jamais vraiment le mouiller.
— Mon garçon…
Sa voix basse était éraillée.
— …n'avez-vous donc pas froid… par un temps pareil… ?
Le silence retomba. Même la pluie sembla hésiter à bouger. Élias tourna légèrement la tête.

Il le regarda.
Le vieillard le regarda.
Ils se regardèrent.
Longuement.

— Nan.

Le vieillard cligna des yeux. Il resta là, sous la pluie, tenant son parapluie inutile, avec la vague impression d'avoir préparé quelque chose pour rien. Le vieil homme ne su que faire mis à part regarder le jeune homme partir.
Celui ci avait vite repris sa route, trempé jusqu'aux os. Elias ne pouvait s'arrêter. Il devait atteindre cet endroit. Un lieu où personne ne penserait à le chercher. Bordeaux.
Pourquoi Bordeaux ? Il l'ignorait. Mais certaines vérités ne demandent pas à être comprises. Elles s'immiscent. Comme la pluie. Ou les sentiments. Pour ne pas se laisser engloutir par l'averse — ni, potentiellement, par un chien emporté par le vent comme cela arrivait désormais à une régularité inquiétante — il s'accrochait à ses souvenirs.

À cette matinée de printemps.
À cet instant précis où il le rencontra.

C'était un après-midi banal, en apparence. Élias se tenait aux côtés de Morgane, que l'on surnommait la "bonne fée" tant sa présence semblait alléger le monde (elle kidnappait en effet des gens afin d'alléger le poids du monde). Ensemble, ils animaient la ruelle du café des artistes, distribuant des tracts pour le film Young Heart aux passants, parfois de force parfois de gré, souvent sans distinction claire entre les deux.
Au-dessus d'eux, une grande horloge suspendue égrenait les minutes avec une régularité implacable, refusant obstinément de mentionner les heures, comme si celles-ci n'avaient pas mérité d'exister. Le gros horloge était orné d'or et d'argent superbement sculpté. Sur son cadran, une pierre d'hermine décorait le superbe voile étoilé couvrant ses engrenages. Celle ci observait les visiteurs d'un œil avisé, presque lucide. Ces derniers allaient et venaient, silhouettes anonymes noyées dans le tumulte de la rue. Il s'agissait de figurants après tout. Malheureusement, comme souvent, ils n'avaient pas grande importance dans cette histoire. Elias se demanda si cela changera un jour mais il ne le su jamais.

Et puis… il y eut cet instant.

À travers la vitre légèrement embuée d'un bar voisin, Élias l'aperçut.
Ce ne fut d'abord qu'une silhouette. Une présence indistincte, presque irréelle. Pourtant, quelque chose — un détail qu'il n'aurait su nommer — le retint. Son regard s'y accrocha malgré lui, comme happé, incapable de se détourner.
Le reste du monde sembla s'effacer.

Son cœur accéléra, brutalement, sans raison apparente. Un battement. Puis un autre, plus fort. Trop fort. Sa respiration se fit incertaine, délicieusement brusque. Il porta une main à sa poitrine, cherchant à reprendre le contrôle, mais déjà une chaleur étrange se diffusait en lui, remontant jusqu'à ses joues brûlantes. Puis il le regarda plus attentivement encore. Une bouteille de Tabasco siégeait sur la table.
Pas simplement posée, il était spicy & hot à tomber. Ses courbes parfaitement maîtrisées, son étiquette d'un rouge profond, son logo d'une authenticité mexicaine insolente… tout en lui relevait d'une évidence supérieure. Il n'était pas simplement piquant. Il était l'idée même du piquant. Une intensité incarnée cent pour cent. Une promesse à s'en brûler la langue. Un danger d'un milliard de degré épicé.
Élias s'approcha doucement de la vitre.
Il ne comprenait pas. Et c'était précisément pour cela que tout avait du sens.
Depuis combien de temps le contemplait-il ? Quelques secondes ? Une vie entière ? La question méritait d'être posée, mais pas résolue. Il posa une main contre la vitre.

— C'est toi…
Il ne savait pas pourquoi il avait dit ça. Mais il savait qu'il avait besoin de le connaître. Et il s'apprêta à entrer.
Quand un arbre s'abattit sur sa tête, sans prévenir et sans raisons. Avec une efficacité remarquable.
Il se réveilla et revins brusquement dans la ruelle saccagée d'une petite ville sans nom. Il retrouva la pluie qui lui fouettait le visage. Au-dessus de lui, un chien enragé traversa le ciel, porté par une rafale, aboyant aux grondements du tonnerre. Pourquoi ces chiens ne cessaient ils pas d'aboyer ? Il n'arrivait plus à se concentrer sur sa rêverie.

— Pas maintenant…, murmura Élias.

Cela faisait près d'un an qu'il était tombé amoureux de Tabasco. Un an qu'il s'était mis en couple avec lui et quelques semaines déjà que son âme-sœur avait disparu. Il le cherchait activement dans tout Paris. Lors de ces semaines, il refusait d'envisager toute autre explication qu'un simple voyage précipité. Il ne pouvait pas l'abandonner. Encore moins mourir… Car il n'y avait qu'une seule conclusion possible. Son amour perdu résidait assurément à Bordeaux, au triangle d'or. Oui, après tout, et tout le monde le sait : "tous les chemins mènent à la région bordelaise".
Il s'y rendit donc le cœur porté d'espoir, marchant à pied la modique distance Paris-Bordeaux durant 5 longs jours, sous les vents et les marais, afin de retrouver la trace de l'amour brodé d'euphorie naïve. Mais lorsqu'il arriva dans la ville tant aimée, l'agitation était palpable. La ville était en effervescence.
Au détour d'une rue, il trouva un lointain ami belge, penché sur une pierre. Était ce là un cailloux sans pierre ? Ou bien une pierre sans cailloux ?

Elias était persuadé qu'il s'agissait d'un simple gravât de béton armé. Scarifuge, bon Bruxellois qu'il était, ne pouvait lui donner raison car la pierre n'avait aucune arme. Ainsi, le débat dura un certain temps, longtemps, jusqu'à ce qu'Elias, ne pouvant plus contenir son émotion, pris subitement Scarifuge dans ses bras. Il pleurait à chaudes larmes, soulagé d'avoir retrouver un repère dans ces temps difficiles. Ce dernier semblait heureux de revoir Elias mais ne lui offrit qu'un sourire triste. Il lui caressa le dos en lui murmurant :

— Tu arrives au mauvais moment…

Elias remarqua enfin des sirènes de police s'amasser non loin de la place du Marché des Chartrons. Il s'y passait visiblement quelque chose de suspicieux bien que le brun, fou et aveugle d'amourette, ne se soit pas penché sur la question plus tôt. Curieux, il mit finalement fin à sa querelle-embrassade afin d'aller voir ce qu'il s'y passait. Là, un triste spectacle l'accueilli. La police essayait de repousser la foule. Redfalcon, sergent brigadier récemment stalké de façon récurrente, était penché sur le corps de la victime, étudiant les indice inexistant qui auraient pu être laissés sur ce cadavre.
Celui-ci était, par ailleurs, un homme mortifié. Que dis je un homme ? Ce mort-vivant, encore lucide mais non-loin de l'asphyxie, se débattait toujours avec la mort, se tortillant devant eux. Ses membres arrachés et dispersés en beaux motifs sur le froid parterre de gravier semblaient flotter autour de lui. Sur le sol était écrit en lettres rouges "le prochain sera toi". Pour on ne sait quelle raison, Elias sursauta. Lui ?
Ce frisson s'amplifia dans un violent sursaut lorsqu'une grand mère posa une main sur son épaule. Il s'agissait d'Ariel, vieille de cinquante ans et toutes ses dents. Cette vieille dame était autrefois une célèbre danseuse de l'opéra de Paris. Cependant, depuis un malheureux accident, celle ci s'était cassée la cheville… Ne pouvant plus jamais monter sur ses pointes suite à la fragilisation de son tendon, Ariel reçu un profond choc. Selon les rumeurs, ce traumatisme déclencha des visions, la plupart véridiques, chez la sage danseuse. Ariel était donc ici pour une raison bien donnée. Elle était venue lui donner un précieux conseil. Les yeux comme vidées, elle murmurait.
— Ne va pas chez Tabasco ce soir mon enfant…
— Mais…
— N'y va pas. Tu risquerais de pleurer bien des larmes. puis son regard changea, plus détendu. Bref, je pars de ce pas prendre une bonne tasse the à la menthe.

Et Elias resta là sur la place, les pigeons enchaînant une danse dans le ciel, le soleil se couchant peu à peu sur la ville.

1123min de la journée :

Bien entendu, Elias n'avait pas abandonné si facilement. Il devait revoir Tabasco, et Scarifuge, le regard dans le vide, l'accompagnait chez ce dernier à contre-cœur. Il sentait qu'on lui cachait quelque chose : qu'avait donc Tabasco ? Pourquoi personne ne voulait il l'autoriser à le voir ?
Quand ils entrèrent dans une vieille bâtisse aux briques rouges, une atmosphère trop calme régna sur la pièce. Les deux amis ne manquèrent pas de saluer le monstre qui les observait sous le lit et se dirigèrent vers la chambre d'El_Tabasco.
La pièce était brûlante, la chaleur s'échappant d'un divine bouteille. Elias sursauta en voyant celui ci souffrant, son degré de piquant vacillant. Ce même piquant qui l'avait mainte fois envoyer au septième ciel, clouait aujourd'hui son petit-ami au lit. La main d'Elias se resserra vivement sur le porte-bonheur que Tabasco lui avait offert, celui ci souffrant visiblement tout aussi bien que lui. Elias se tourna vers le monstre qui connaissait tous les lits.

- Qui ?
- Un humain…
- Qui ?
- Un mini-humain qui n'avait pas toute sa tête, avec un couteau et un bistouri.

Ils comprirent tous de qui il s'agissait… Les sorcières de Salem… Et la petite écorcheuse avaient encore frappé. Il fallait arrêter cela, Tabasco devait se remettre de cette fièvre. Et les seules capables de soigner ce sort, ne devaient être autres que ses bourreaux. "La tueuse connaîtra sa fin ce soir " croyait-il.

360 min plus tard. L'horloge n'avait toujours pas donné l'heure. Elle ne le ferait sans doute jamais.

La nuit s'était installée sur Bordeaux avec une lenteur presque intentionnelle, comme si elle savait ce qui allait se jouer ce soir. Un voile sombre orné d'étoiles argentées surplombait les rues désertées. Il y résonnait d'un silence trop silencieux pour être honnête. Pas un chat ne se promenais cette nuit. Élias avançait tout de même sous la lune, quand il vit l'exception qui confirma la règle. Un chat passa près de ses genoux. Les fenêtres semblaient le regarder d'un œil vide tandis que la rue serpentait dans le sillon du squelette bordelais. À ses côtés, un oiseau trottinait en voltigeant. Il ne chantait pas, comme perdu dans ses pensées. Le silence était décidément de plomb, quoique l'oisillon s'amusait presque de la situation. Les petites pattes de la créature aux plumes d'argent effleureraient les flaques au rythme de ses volées. Puis, Elias s'arrêta net. L'apprenti phœnix d'argent et d'acier fait émit un bref chant douceureux avant de s'évaporer dans la nuit.

— Elle est là, murmura Élias.

Ce n'était pas une intuition mais une certitude dû à l'atmosphère sordide et aux cris provenant de la place décrépite.
Au bout de la rue, un bosquet de roses rouges, ancien et abandonné, au fond d'un parc municipal. Le sang nourrissait sans doute les fleurs de l'amour passionné. Un chevalier passant par là murmura qu'il préférait les muguets. Mais quand Elias s'apprêta a lui poser une question, celui ci disparut.
Une illusion ? Une légende de la table ronde ?
Ces roseraies ressemblaient à des multitudes d'yeux sanguinaires, fixant la ville sans la voir. Un ancien panneau à moitié arrachée oscillait sous le vent. "Wonderland &…"

Effacé évidemment…

— Tu l'entends n'est ce pas ? demanda Élias.

Apres un temps, le jeune homme se souvint qu'il était venu sans personne. Aucun bordelais ne croyait plus pouvoir sauver Tabasco. Ils l'en auraient empêché, dissuadé. L'idée disséquée ne valait pas mieux s'une idee morte. Et ses amis n'auraient pas agréé à ce sombre voyage qu'Elias avait entrepris. Il était seul…

Un bruit métallique se fit entendre..
Quelque chose raclait doucement la terre… puis s'arrêta. Un couinement étouffé s'abattit sur le silence mortel. Puis, cela reprit encore plus fort durant une dizaine de mètres, se rapprochant de l'homme esseulé.
Il suivit le son jusqu'à la clairière de roses blanches entrouvertes, couvertes de… peinture rouge ?
Élias posa la main dessus, prudemment. C'était en fait du tabasco. La lune éclaira la scène quasi-romantique, alors qu'il s'engouffrait plus profondément dans le labyrinthe de roses.

Au centre, une table seule avait prit une place surprenante parmi les fleurs. Une chose surprenante parmi tant d'autres. Cependant un question trottinait dans nombre d'esprits … pourquoi cette table était-elle a l'envers ?
Et dessus — dessous, ne résidait aucun objet.
Le vide accueillait l'instant à bras ouverts.
En outre, autour de ses pieds de bois massif… des instruments allant du couteau à la machette, du scalpel au miroir, plus dangereuse arme d'entre tous. Parfaitement rangés et alignés, le décor était digne d'une mauvaise histoire d'horreur. Il ne manquerait plus que l'assassin mange du réglisse.

— Elle est passée ici…, souffla Élias.
— Non, t'as faux, t'es nul.

La voix venait de derrière.
Élias se retourna brusquement.
Il hésita entre surprise et agacement, reconnaissant cette voix entre mille.

Une silhouette se tenait derriere un arbre, se balançant sur ses petits pieds de gazelle. Les yeux grands ouverts, fixés sur lui avec une intensité curieuse et dérangeante.

— Je suis encore là.

Silence et tension se mêlèrent, cyclone d'achillée au jardin des roses. L'armoise poussait en champs afin de ne pas oublier.
Même l'air semblait attendre.

— Tu arrives toujours trop tard de toute façon.

Élias plissa les yeux. Il n'aimait pas cette phrase. Elle sonnait comme quelque chose qu'il avait déjà entendu auparavant. Quelque part. Probablement. Peut-être.

— Trop tard pour quoi ?

La petite humaïne haussa les épaules. Comme si la question n'était pas très intéressante.

— Pour la fin.

Un silence vogua un instant parmi ces flots.

Il la dévisagea.
Elle le dévisagea.
Ils se dévisagèrent.

Puis un bruit de verre cassé se dit entendre derrière lui. Élias se retourna brusquement et vis quelque chose sur la table.

Depuis quand ?

Bonne question.

Une bouteille rouge, fissurée, spicy mais partie... à jamais.

Très légèrement de travers, comme si elle avait essayé de tenir droite puis avait piteusement abandonné.

— Tabasco…?

Il s'approcha lentement de son amour de toujours. Parce que courir n'aurait rien changé. Ça ne change jamais grand-chose…

— C'est pas possible…

Il retint un râle de douleur à cette vue affligeante.

— …

Élias resta immobile.
Il regardait la bouteille comme on regarde une réponse que l'on n'avait jamais demandée. Il aurait préféré que cela ne soit qu'un doute dans son esprit. Cette vision venait d'en faire une réalité…

— Mais… je viens d'arriver.

Personne ne répondit tout de suite.
La petite humaïne se contenta de regarder le ciel. Comme si quelque chose d'intéressant s'y trouvait. Peut-être était ce le cas. Sûrement un canard. Peut-être pas.

— Tu dis toujours ça, finit-elle par lâcher, songeuse.

Élias fronça les sourcils.

— Toujours ?

Les fleurs elles-mêmes semblèrent détourner le regard.

— Qu'est-ce que ça veut dire "toujours" ?
— Ça veut dire…, commença l'écorcheuse.

Puis elle s'arrêta pour réfléchir au moins à ses propos. Elle ne voulait pas blesser Elias, malgré son manque cruel d'empathie.

Cherry, arriva dans la clairière à ce moment tendu, accompagnant l'humaïne songeuse. Elle recommença autrement, trouvant les bons mots.

— Ça veut dire que t'as déjà été là. Et que ça s'est déjà mal passé.
— Non. Non, je m'en souviendrais… C'est… impossible…

Mais déjà — quelque chose s'effaçait.
Les visages , les voix, le lieu.
Le froid glacial de la nuit printanière.
Tout glissait doucement dans sa tête comme de la pluie sur du verre.

— Attends…! dit-il.

Sa voix se perdit. Cherry posa une main sur son épaule, puis lâcha prise,le faisant tourner au gré du vent. Elias s'écrasa devant la table à contre-sens. L'herbe lui chatouille la peau et la pierre écorchait ses doigts. Mais il le vit alors… Il fit un pas vers lui, vers Tabasco. Il hésita puis l'embrassa une dernière fois, dernier baiser d'adieu.

Il ne savait pas ce qui lui arrivait…

— À la prochaine fois…,entendit-il murmurer.

La lumière vacilla.
Une fois.
Deux fois.
Puis—
——————————————————

Il pleuvait sur la ruelle endeuillée de Little Appleton.

Une grenouille bondissait.

Un homme marchait.

Et au loin—

un vieillard levait les yeux.

— Mon garçon…


Remerciements :
Honnêtement je préfère l’histoire de @Anonyme-wsh à la mienne donc je ne vous en voudrai pas de ne pas aimer mon histoire TvT
Mais bon remercions tout de même ce très cher public ici présent !
Merci beaucoup d’avoir lu mes heures et nuits de travail j’espère que cela vous aura plut et peut être inspiré à écrire.
Personnellement je trouve que l’écriture est un un art qui se pratique avec le coeur et une plume qu’on accompagne dans son évolution.
Donc je tiens à remercier le forum de tout mon coeur (et mes tripes, de préférence à l’intérieur de mon corps)
Merci à toi ma femme @Anonyme-wsh d’avoir participé à ce défis délirant !
@RedFalcon, ma chère Antoinette, si tu lis ça je voulais d’abord te dire désolée de ne pas avoir respecter ton perso puis désolée pour hier
@Cherry, @Ariel, @FéeMorgane je vous adore vive notre secte
@Azeroth t’es nul 😛
@Nerayla Promis la prochaine fois je te rajoute à l’histoire TvT
@El_Tabasco, @Elias01 quels stars vous êtes !
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Oui TwT (moi aussi tu me manques! T'sais j'arrive tjrs pas à dormir le soir, donc je dessine ou... autre on va dire vu que j'ai pas d'ordi et de tel et que me père est un grand fou et que si j'utilise la connexion c foutu... bref... jsp cmt je vais me débrouiller pour réussir à venir le soir ici... mes potes quand je leur ai parlé du fait que j'allais le soir sur l'ordi elles m'ont sortit "wsh t addict toi" TwT pk tout le monde dit que je suis addict... pers comprend ce que c de se sentir seule lors des insomnies ? TwT c chiant, bref! )

POV: t'es censé parlé de nouvelle sur le topic et tu parles d'insomnies XDDD
Mais non je comprend tellement, puis tes potes n’ont pas à te juger ainsi si elles ne font pas d’insomnie. De toute façon à chacun sa manière de gérer ses insomnies, t’es pas addict juste parce que tu regardes ton ordi pour t’aider à dormir !
 
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Chevalier_le_limier

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12 Fev 2026
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Il pleuvait sur la ruelle endeuillée de Little Appleton. Rarement ce quartier, d'ordinaire si calme, s'était laissé envahir par une tempête d'une telle violence. Les gouttes martelaient la chaussée froide et sinueuse, s'y brisant en éclats éphémères. Elles glissaient le long des lampadaires, dont la lumière bleutée semblait vaciller sous le poids de l'averse.

Sur le trottoir détrempé, une petite grenouille bondissait avec une insouciance presque euphorique, comme si le déluge lui appartenait de droit. Peut être même en était elle l'instigatrice ? Autour d'elle, pourtant, nul ne s'attardait. Le moindre souffle de vie s'avérait introuvable.

Quoique…

Seul, un homme avançait lentement sous la pluie battante. L'eau ruisselait sur ses épaules sans qu'il ne paraisse la sentir. Il marchait comme absent au monde, enfermé dans un silence que rien ne semblait pouvoir troubler.

La lumière du lampadaire vacilla violemment.

Une fois.
Deux fois.

Puis elle révéla une silhouette instable, se rapprochant d'Elias à chaque vacillement. Proche, trop proche. Un vieillard se tenait là, claudiquant. Ou du moins ce qu'il en restait.

Ses yeux, eux, ne clignaient pas. Jamais.

L'eau ruisselait sur lui sans jamais vraiment le mouiller.

— Mon garçon…

Sa voix basse était éraillée.

— …n'avez-vous donc pas froid… par un temps pareil… ?

Le silence retomba. Même la pluie sembla hésiter à bouger. Élias tourna légèrement la tête.

Il le regarda.

Le vieillard le regarda.

Ils se regardèrent.

Longuement.

— Nan

Le vieillard cligna des yeux. Il resta là, sous la pluie, tenant son parapluie inutile, avec la vague impression d'avoir préparé quelque chose pour rien. Le vieil homme ne su que faire mis à part regarder le jeune homme partir.

Celui ci avait vite repris sa route, trempé jusqu'aux os. Elias ne pouvait s'arrêter. Il devait atteindre cet endroit. Un lieu où personne ne penserait à le chercher. Bordeaux.
Pourquoi Bordeaux ? Il l'ignorait. Mais certaines vérités ne demandent pas à être comprises. Elles s'immiscent. Comme la pluie. Ou les sentiments. Pour ne pas se laisser engloutir par l'averse — ni, potentiellement, par un chien emporté par le vent comme cela arrivait désormais à une régularité inquiétante — il s'accrochait à ses souvenirs.

À cette matinée de printemps.

À cet instant précis où il le rencontra.

C'était un après-midi banal, en apparence. Élias se tenait aux côtés de Morgane, que l'on surnommait la "bonne fée" tant sa présence semblait alléger le monde (elle kidnappait en effet des gens afin d'alléger le poids du monde). Ensemble, ils animaient la ruelle du café des artistes, distribuant des tracts pour le film Young Heart aux passants, parfois de force parfois de gré, souvent sans distinction claire entre les deux.

Au-dessus d'eux, une grande horloge suspendue égrenait les minutes avec une régularité implacable, refusant obstinément de mentionner les heures, comme si celles-ci n'avaient pas mérité d'exister. Le gros horloge était orné d'or et d'argent superbement sculpté. Sur son cadran, une pierre d'hermine décorait le superbe voile étoile couvrant ses engrenages. Celle ci observait les visiteurs d'un œil avisé, presque lucide. Ces derniers allaient et venaient, silhouettes anonymes noyées dans le tumulte de la rue. Il s'agissait de figurants après tout. Malheureusement, comme souvent, ils n'avaient pas grande importance dans cette histoire. Elias se demanda si cela changera un jour mais il ne le su jamais.

Et puis… il y eut cet instant.

À travers la vitre légèrement embuée d'un bar voisin, Élias l'aperçut.

Ce ne fut d'abord qu'une silhouette. Une présence indistincte, presque irréelle. Pourtant, quelque chose — un détail qu'il n'aurait su nommer — le retint. Son regard s'y accrocha malgré lui, comme happé, incapable de se détourner.

Le reste du monde sembla s'effacer.

Son cœur accéléra, brutalement, sans raison apparente. Un battement. Puis un autre, plus fort. Trop fort. Sa respiration se fit incertaine, délicieusement brusque. Il porta une main à sa poitrine, cherchant à reprendre le contrôle, mais déjà une chaleur étrange se diffusait en lui, remontant jusqu'à ses joues brûlantes.

Puis il le regarda attentivement.

Une bouteille de Tabasco siégeait sur la table.

Pas simplement posée,il était spicy &hot à tomber. Ses courbes parfaitement maîtrisées, son étiquette d'un rouge profond, son logo d'une authenticité mexicaine insolente… tout en lui relevait d'une évidence supérieure. Il n'était pas simplement piquant. Il était l'idée même du piquant. Une intensité incarnée 100%. Une promesse à s'en brûler la langue. Un danger d'un milliard de degré épicé.

Élias s'approcha doucement de la vitre.

Il ne comprenait pas. Et c'était précisément pour cela que tout avait du sens.

Depuis combien de temps le contemplait-il ? Quelques secondes ? Une vie entière ? La question méritait d'être posée, mais pas résolue. Il posa une main contre la vitre.

— C'est toi…

Qui ? Il ne savait pas pourquoi il avait dit ça. Mais il savait qu'il avait besoin de le connaître.

Et il s'apprêta à entrer.

Quand un arbre s'abattit sur sa tête.

Sans prévenir et sans raisons. Avec une efficacité remarquable.

Il se réveilla et revins brusquement dans la ruelle saccagée d'une petite ville sans nom. Il retrouva la pluie lui fouettant le visage. Au-dessus de lui, un chien enragé traversa le ciel, porté par une rafale, en aboyant aux grondements du tonnerre. Pourquoi ces chiens ne cessaient ils pas d'aboyer ? Il n'arrivait plus à se concentrer sur sa rêverie.

— Pas maintenant…, murmura Élias.

Cela faisait près d'un an qu'il était tombé amoureux de Tabasco. Un an qu'il s'était mis en trouple avec lui et Azeroth et quelques semaines déjà que ses âmes sœurs avaient disparus. Il les cherchait activement dans tout Paris. Lors de ces semaines, il refusait d'envisager toute autre explication. Car il n'y avait qu'une seule conclusion possible. Ses amours perdus résidaient à Bordeaux, au triangle d'or. Après tout, tout le monde le sait : "tous les chemins mènent à la région bordelaise".

Il s'y rendit donc le coeur porté d'espoir, marchant à pied la modique distance Paris-Bordeaux durant 5 longs jours sous vents et marais afin de retrouver l'amour brodé d'euphorie.

Mais lorsqu'il arriva dans la ville tant aimée, l'agitation était palpable. La ville était en effervescence. Au détour d'une rue, il trouva Azeroth penché sur une pierre. Était ce là un cailloux sans pierre ?

Le débat dura ainsi longtemps jusqu'à ce qu'Elias, ne pouvant plus contenir son émotion, pris subitement Azeroth dans ses bras, pleurant à chaude larme. Ce dernier semblait heureux de revoir Elias mais ne lui offrit qu'un sourire triste. Il lui caressa le dos en lui murmurant :

— Tu arrives au mauvais moment chéri…

Elias remarqua enfin des sirènes de police s'amasser non loins d'une place connue, nommée place du Marché des Chartrons. Il s'y passait visiblement quelque chose de suspicieux bien que le brun, fou et aveugle d'amourette, ne se soit pas plus penché sur la question. Curieux, il mit finalement fin à sa querelle-embrassade afin d'aller voir ce qu'il s'y passait. Là, un triste spectacle l'accueilli. La police essayait de repousser la foule. Redfalcon, sergent brigadier récemment stalker de façon récurrente, était penché sur le corps de la victime, étudiant les indice inexistant qui auraient pu être laissés sur ce cadavre.

Un homme, que dis je, un mort vivant encore lucide mais se débattant avec la mort, se tortillait devant eux. Ses membres arrachés et dispersés en beaux motifs semblaient flotter autour de lui. Sur le sol était écrit en lettres rouges "le prochain ce sera toi". Pour je ne sais quelle raison, Elias sursauta. Lui ?

Ce frisson s'amplifia lorsqu'une grand mère posa une main sur son épaule. Il s'agissait d'Ariel, vieille de cinquante ans et toutes ses dents. Elle était venu lui donner un précieux conseil.

— Ne va pas chez Tabasco ce soir mon enfant…

— Mais…

— N'y va pas. Tu risquerais de pleurer bien des larmes. puis son regard changea, plus détendu. Bref, je pars de ce pas prendre une bonne tasse the à la menthe.

Et Elias resta là sur la place, les pigeons enchaînant une danse dans le ciel, le soleil se couchant peu à peu sur la ville.



1123min de la journée :

Bien entendu, Elias n'avait pas abandonné si facilement. Il devait revoir Tabasco, et Azeroth, le regard dans le vide, l'accompagnait chez ce dernier à contre coeur. Il sentait qu'on lui cachait quelque chose : qu'avait donc Tabasco ? Pourquoi personne ne voulait il l'autoriser à le voir ?

Quand ils entrèrent dans un vieille bâtisse aux briques rouges, une atmosphère trop calme régna sur la pièce. Les deux amants ne manquèrent pas de saluer le monstre qui les observait sous le lit et se dirigèrent vers la chambre d'El Tabasco.

La pièce était brûlante, la chaleur s'échappant d'un divine bouteille. Elias sursauta en voyant celui ci souffrant, son degré de piquant vacillant. Ce même piquant qui l'avait mainte fois envoyer au septième ciel, clouait aujourd'hui son petit-ami au lit. La main d'Elias se resserra vivement sur celle d'Azeroth, celui ci souffrant visiblement tout aussi bien que lui. Elias se tourna vers le monstre qui connaissait touts les lits.

  • Qui ?
  • Un humain…
  • Qui ?
  • Un mini-humain qui n'avait pas toute sa tête, avec un couteau et un bistouri.
Ils comprirent tous de qui il s'agissait… Les sorcières de Salem… Et la petite écorcheuse avait encore frappé. Il fallait arrêter cela, Tabasco devait se remettre. "La tueuse connaîtra sa fin ce soir " croyait il.



360 min plus tard. L'horloge n'avait toujours pas donné l'heure. Elle ne le ferait sans doute jamais.

La nuit s'était installée sur Bordeaux avec une lenteur presque intentionnelle, comme si elle savait ce qui allait s'y jouer. Un voile étoilé surplombait les rues, désertées. Il y résonnait d'un silence trop silencieux pour être honnête.

Élias avançait tout de même sous la lune.

À ses côtés, Azeroth ne disait rien, perdu dans ses pensées. Ses pas n'étaient pas aussi déterminé que ceux d'Elias, une forme de lassitude s'y trouvant.

— Elle est là, murmura Élias.

Ce n'était pas une intuition mais une certitude dû à l'atmosphère sordide et aux cris provenant de la place décrépite.

Au bout de la rue, un bosquet de roses rouges, ancien et abandonné, au fond d'un parc municipal. Le sang nourrissait sans doute les fleurs de l'amour passionné. Un chevalier passant par là murmura qu'il préférait les muguets. Mais quand Elias s'apprêta a lui poser une question, celui ci disparut. Ces roseraies ressemblaient à des multitude d'yeux sanguinaire, fixant la ville sans la voir. Un ancien panneau à moitié arrachée oscillait sous le vent. "Wonderland &…"

Effacé évidemment…



— Tu sens ? demanda Élias.

— Oui… répondit Azeroth après un temps.

Un bruit métallique se fit entendre..

Quelque chose raclait doucement la terre… puis s'arrêta. Cela reprit encore durant une dizaine de mètres, se rapprochant.

Ils suivirent le son jusqu'à une clairière de roses blanches entrouvertes, couvertes de… peinture rouge ?

Élias posa la main dessus. C'était en fait du Tabasco. La lune éclaira la scène romantique, alors qu'ils s'engouffraient plus profondément dans le labyrinthe de roses.

Au centre, une table seule avait prit une place surprenante parmi les fleurs. Puis… pourquoi était elle a l'envers ?

Et dessus—dessous, Rien.

Le vide accueillait l'instant à bras ouverts.

Mais autour… des instruments allant du couteau à la machette, du scalpel au miroir, plus dangereuse arme d'entre tous. Parfaitement rangés et alignés, le décor était digne d'une mauvaise histoire d'horreur. Il ne manquerait plus que l'assassin ne mange du réglisse.

— Elle est passée ici…, souffla Élias.

— Non, t'as faux, t'es nul.

La voix venait de derrière lui.

Élias se retourna brusquement.

Une silhouette se tenait derriere un arbre, se balançant sur ses petits pieds. Les yeux grands ouverts, fixés sur lui avec une intensité curieuse et dérangeante.

— Je suis encore là.

Silence.

Même l'air semblait attendre.

— Tu arrives toujours trop tard de touts façon.

Élias plissa les yeux. Il n'aimait pas cette phrase. Elle sonnait comme quelque chose qu'il avait déjà entendu. Quelque part. Probablement. Peut-être.

— Trop tard pour quoi ?

La petite humaïne haussa les épaules. Comme si la question n'était pas très intéressante.

— Pour la fin.

Un silence.

Un vrai.

Il la dévisagea.

Elle le dévisagea.

Ils se dévisagèrent.

Puis un bruit de verre cassé se dit entendre derrière lui. Élias se retourna brusquement et vis quelque chose sur la table.

Depuis quand ?

Bonne question.

Une bouteille rouge, fissurée, spicy mais partie... a jamais.

Très légèrement de travers, comme si elle avait essayé de tenir droite puis avait piteusement abandonné.

— Tabasco…?

Il s'approcha lentement de son amour de toujours. Parce que courir n'aurait rien changé. Ça ne change jamais grand-chose de toute façon.

— C'est pas possible…

Azeroth, s'étant jusque là fait oublier revint, retenant un râle de douleur à cette vue récurrente.

— …

Élias resta immobile.

Il regardait la bouteille comme on regarde une réponse qu'on n'avait pas demandée.

— Mais… je viens d'arriver.

Personne ne répondit tout de suite.

La petite humaïne se contenta de regarder le plafond. Comme si quelque chose d'intéressant s'y trouvait. Peut-être que c'était le cas. Peut-être pas.

— Tu dis toujours ça, finit-elle par lâcher.

Élias fronça les sourcils.

— Toujours ?

Azeroth détourna le regard.

Erreur. Grosse erreur mon ami.

— Qu'est-ce que ça veut dire "toujours" ?

— Ça veut dire…, commença Azeroth.

Puis il s'arrêta pour réfléchir au moins une fois dans ses propos. Il ne voulait pas blesser Elias.

Il recommença autrement.

— Ça veut dire que t'as déjà été là. Et que ça s'est déjà mal passé.

— Non. Non, je m'en souviendrais… C'est… impossible…

Mais déjà— quelque chose s'effaçait.

Les visages , les voix, le lieu.

Le froid glacial de la nuit printanière.

Tout glissai doucement dans sa tête comme de la pluie sur du verre.

— Attends…! dit-il.

Sa voix se perdit.

Azeroth fit un pas vers lui, hésita puis l'embrassa une dernière fois, dernier baiser d'adieu.

— À la prochaine fois…, murmura-t-il.

La lumière vacilla.

Une fois.

Deux fois.

Puis—

——————————————————

Il pleuvait sur la ruelle endeuillée de Little Appleton.

Une grenouille bondissait.

Un homme marchait.

Et au loin—

un vieillard levait les yeux.

— Mon garçon…
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Remerciement :
Honnêtement je préfère l’histoire de @Anonyme-wsh à la mienne donc je ne vous en voudrai pas de ne pas aimer mon histoire TvT
Mais bon remercions tout de même ce très cher public ici présent !
Merci beaucoup d’avoir lu mes heures et nuits de travail j’espère que cela vous aura plut et peut être inspiré à écrire.
Personnellement je trouve que l’écriture est un un art qui se pratique avec le coeur et une plume qu’on accompagne dans son évolution.
Donc je tiens à remercier le forum de tout mon coeur (et mes tripes, de préférence à l’intérieur de mon corps)
Merci à toi ma femme @Anonyme-wsh d’avoir participé à ce défis délirant !
@RedFalcon, ma chère Antoinette, si tu lis ça je voulais d’abord te dire désolée de ne pas avoir respecter ton perso puis désolée pour hier
@Cherry, @Ariel, @FéeMorgane je vous adore vive notre secte
@Azeroth t’es nul 😛
@Nerayla Promis la prochaine fois je te rajoute à l’histoire TvT
@El_Tabasco, @Elias01 quels stars vous êtes !
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Merci de m’avoir mis dans l’histoire 😖❤️
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El_Tabasco

Grand Sage
23 Août 2024
1,368
2,204
Vous êtes toutes les deux hyper douées !
Franchement, bravo pour votre travail ^^
 
  • Cœur
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Réactions: 2 membres
23 Fev 2024
879
1,496
Pourquoi y'a que des histoires triste ☹️☹️☹️
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Mais sinon j'aime trop l'histoire !
 
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30 Déc 2025
563
1,045
Bref, je pars de ce pas prendre une bonne tasse the à la menthe.
Eh! Copieuse! TwT Bn je t'en veux pas après... t ma femme, je te dois bien ça ;) (bn g vu que tu avais des trucs TRES similaire au mien mais bn, c qu'un défi après tout X) je vais pas chipoter pour si peu surtout que t'es MA FEMME ✨)

Bref, je rep aux autres msg là car cha fait bcp...
 
23 Fev 2024
879
1,496
Eh! Copieuse! TwT Bn je t'en veux pas après... t ma femme, je te dois bien ça ;) (bn g vu que tu avais des trucs TRES similaire au mien mais bn, c qu'un défi après tout X) je vais pas chipoter pour si peu surtout que t'es MA FEMME ✨)

Bref, je rep aux autres msg là car cha fait bcp...
@Minnie-pouce t'es accusée de copier sur anonyme 🙊
 
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