Bonsoir,
Je propose ce débat qui fait suite à un HS du topic sur l'homophobie.
Selon vous, quelles sont les conséquences au fait de parler davantage des questions liées à l'identité de genre et à l'orientation sexuelle ?
Petites règles avant de commencer :
1. évitez le hors sujet, si lorsque vous écrivez vous vous rendez compte que vous êtes en train de dévier du sujet, n'appuyer pas sur envoyer et recréez un nouveau débat (ou supprimez votre message si vous avez la flemme de recréer un débat)
2. évitez les pics et les attaques personnelles
3. privilégiez les réactions (likes etc) si vous êtes d'accord ou en désaccord avec les propos d'une personne mais que vous n'avez rien à rajouter
4. ça c'est une demande de ma part, mais je trouve que c'est nécessaire pour un débat qui a du sens : utilisez au maximum les mots dans leurs bonnes définitions (évidement on ne va pas être tatillon parce qu'il y a des mots qui changent de définition au cours du temps et peuvent perdre leur connotation d'origine, mais je pense que vous voyez ce que je veux dire, si un mot est toujours employé dans son sens d'origine encore aujourd'hui, utilisez le comme tel)
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Pour répondre à la question, je ne vois aucune conséquence négative à parler de plus en plus des questions lgbt+, même dès l'enfance. Je n'arrive pas à comprendre les personnes qui disent que cela pervertit les enfants ou qu'on essaie de les rendre gay/trans car on ne devient pas gay/trans juste parce qu'on nous a parlé d'identité de genre ou d'homosexualité (fin, vous voyez bien que les thérapies de conversion ne marchent pas, donc ça veut bien dire que l'orientation sexuelle et l'identité de genre ne sont pas quelque chose sur lesquelles on a le contrôle/le choix, pis, vous voyez bien que vous, vous êtes toujours hétéro-cis alors que vous connaissez l'existence de l'homosexualité et de la transidentité).
Je ne vois que des conséquences positives à ce qu'on en parle de plus en plus.
1. Les jeunes qui ne sont pas cis ou pas hétéro (et qui ne l'auraient pas étés quoi qu'il arrive, qu'ils aient entendu parlé de transidentité et d'homosexualité ou non), lorsqu'ils prendront conscience de leur identité de genre ou de leur orientation, ne détesteront pas cette partie d'eux, et surtout, ne se détesteront pas eux. Et pour moi c'est tellement important. Déjà que la société ne les acceptent pas pleinement, que des gens les haïssent, aimeraient qu'ils n'existent pas, si au moins eux-mêmes ne se détestent pas, savent qu'ils ont le droit d'être comme ils sont et qu'ils ont le droit d'exister, bah je trouve que c'est déjà ça.
Je parle d'un point de vue plus personnel là, mais je suis tellement reconnaissante des représentations homo (même si c'était globalement que des hommes, et même si ce n'était pas des représentations bi) que j'ai pu voir petite, et surtout, des rares adultes qui ont évoqué, même quelques secondes les couples homosexuels, avec naturel. Tout ça a permis un coming in (=se rendre compte qu'on n'est pas hétéro ou cis) tellement paisible pour moi (ce qui a l'air vraiment rare d'après tous les témoignages que j'ai pu entendre).
2. Ca permet aux jeunes (et futurs adultes du coup, et donc à la société entière au final) qui sont hétéro-cis, de savoir que tout le monde n'est pas hétéro-cis, que ces personnes ont le droit d'exister, qu'elles ont le droit d'avoir les mêmes droits, qu'elles n'ont pas à être discriminées, qu'elles ont le droit au respect. Donc ça permet la diminution de l'homophobie/transphobie en somme
3. En parler de plus en plus, permet aux personnes qui avaient jusqu'alors des comportements et des propos déplacés envers les personnes lgbt+, de se rendre compte que sans le savoir, elles contribuaient à leurs discriminations, de se rendre compte du problème et de changer leurs comportements.
4. En parler de plus en plus permet de mettre en lumière toutes les injustices que vivent ces minorités et permet l'avancé de leurs droits (et aussi, de se rendre compte que rien n'est jamais vraiment acquis et qu'il faut être vigilant à ce qu'on ne nous reprenne pas nos droits (comme en Italie y a pas longtemps où les actes de naissance d'enfants de familles homoparentales avaient été modifiés pour retirer le nom d'une des deux mères de l'enfant..))
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Pour répondre à ce qui avait été dit dans l'autre topic :
@Schneizel
Je propose ce débat qui fait suite à un HS du topic sur l'homophobie.
Selon vous, quelles sont les conséquences au fait de parler davantage des questions liées à l'identité de genre et à l'orientation sexuelle ?
Petites règles avant de commencer :
1. évitez le hors sujet, si lorsque vous écrivez vous vous rendez compte que vous êtes en train de dévier du sujet, n'appuyer pas sur envoyer et recréez un nouveau débat (ou supprimez votre message si vous avez la flemme de recréer un débat)
2. évitez les pics et les attaques personnelles
3. privilégiez les réactions (likes etc) si vous êtes d'accord ou en désaccord avec les propos d'une personne mais que vous n'avez rien à rajouter
4. ça c'est une demande de ma part, mais je trouve que c'est nécessaire pour un débat qui a du sens : utilisez au maximum les mots dans leurs bonnes définitions (évidement on ne va pas être tatillon parce qu'il y a des mots qui changent de définition au cours du temps et peuvent perdre leur connotation d'origine, mais je pense que vous voyez ce que je veux dire, si un mot est toujours employé dans son sens d'origine encore aujourd'hui, utilisez le comme tel)
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Pour répondre à la question, je ne vois aucune conséquence négative à parler de plus en plus des questions lgbt+, même dès l'enfance. Je n'arrive pas à comprendre les personnes qui disent que cela pervertit les enfants ou qu'on essaie de les rendre gay/trans car on ne devient pas gay/trans juste parce qu'on nous a parlé d'identité de genre ou d'homosexualité (fin, vous voyez bien que les thérapies de conversion ne marchent pas, donc ça veut bien dire que l'orientation sexuelle et l'identité de genre ne sont pas quelque chose sur lesquelles on a le contrôle/le choix, pis, vous voyez bien que vous, vous êtes toujours hétéro-cis alors que vous connaissez l'existence de l'homosexualité et de la transidentité).
Je ne vois que des conséquences positives à ce qu'on en parle de plus en plus.
1. Les jeunes qui ne sont pas cis ou pas hétéro (et qui ne l'auraient pas étés quoi qu'il arrive, qu'ils aient entendu parlé de transidentité et d'homosexualité ou non), lorsqu'ils prendront conscience de leur identité de genre ou de leur orientation, ne détesteront pas cette partie d'eux, et surtout, ne se détesteront pas eux. Et pour moi c'est tellement important. Déjà que la société ne les acceptent pas pleinement, que des gens les haïssent, aimeraient qu'ils n'existent pas, si au moins eux-mêmes ne se détestent pas, savent qu'ils ont le droit d'être comme ils sont et qu'ils ont le droit d'exister, bah je trouve que c'est déjà ça.
Je parle d'un point de vue plus personnel là, mais je suis tellement reconnaissante des représentations homo (même si c'était globalement que des hommes, et même si ce n'était pas des représentations bi) que j'ai pu voir petite, et surtout, des rares adultes qui ont évoqué, même quelques secondes les couples homosexuels, avec naturel. Tout ça a permis un coming in (=se rendre compte qu'on n'est pas hétéro ou cis) tellement paisible pour moi (ce qui a l'air vraiment rare d'après tous les témoignages que j'ai pu entendre).
2. Ca permet aux jeunes (et futurs adultes du coup, et donc à la société entière au final) qui sont hétéro-cis, de savoir que tout le monde n'est pas hétéro-cis, que ces personnes ont le droit d'exister, qu'elles ont le droit d'avoir les mêmes droits, qu'elles n'ont pas à être discriminées, qu'elles ont le droit au respect. Donc ça permet la diminution de l'homophobie/transphobie en somme
3. En parler de plus en plus, permet aux personnes qui avaient jusqu'alors des comportements et des propos déplacés envers les personnes lgbt+, de se rendre compte que sans le savoir, elles contribuaient à leurs discriminations, de se rendre compte du problème et de changer leurs comportements.
4. En parler de plus en plus permet de mettre en lumière toutes les injustices que vivent ces minorités et permet l'avancé de leurs droits (et aussi, de se rendre compte que rien n'est jamais vraiment acquis et qu'il faut être vigilant à ce qu'on ne nous reprenne pas nos droits (comme en Italie y a pas longtemps où les actes de naissance d'enfants de familles homoparentales avaient été modifiés pour retirer le nom d'une des deux mères de l'enfant..))
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Pour répondre à ce qui avait été dit dans l'autre topic :
@Schneizel
Comment ça des comportements clichés ?des campagnes LGBT qui tendent aussi à valider les comportements clichés
Alors, peut-être qu'on t'a déjà sortie ça, mais si c'est le cas, ce genre de propos est mega mega mega mega minoritaire, je n'ai jamais entendu ce genre de propos alors que pour le coup j'en consomme beaucoup du contenu sur les questions lgbt+. Je pense que les personnes lgbt+ ont d'autres priorités (que j'ai un peu cité plus haut) que d'essayer dans leurs discours de faire croire aux hétéro-cis qu'au final ils ne sont pas hétéro-cis.que si t'es pas heureux dans la vie c'est surement parceque t'es non genré, que tu devrais essayer de faire quelque chose avec le même sexe, ou du moins que faut être un connard pour être fermé à l'idée